" Un certain nombre de signes laissent à penser que le marché de l'immobilier ralentit, de même que la croissance des prix ", vient de déclarer Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France. " Ce serait une bonne chose parce que la capacité d'achat des ménages a diminué sensiblement ces dernières années ". Depuis des mois, son établissement incite les banques à la prudence dans l'octroi de prêts aux particuliers et met en garde contre les risques de création d'une bulle immobilière, sans que cela ait sensiblement modifié le comportement des prêteurs.
Le fait est que le cycle de hausse de l'immobilier résidentiel est particulièrement long et que l'augmentation des prix finit par exclure du marché une partie de la clientèle potentielle. Ainsi la demande commence à s'essouffler. Patrick Artus, directeur de la recherche et des études, Ixis CIB, confirme que les nouveaux emprunteurs sont de plus en plus vulnérables : en attestent les taux d'apport personnels lors d'un emprunt tombés à 12 %, contre une moyenne historique de 35 %. Les taux d'effort (mensualité rapportée au revenu) atteignent jusqu'à 40 % quand ils n'en dépassaient pas 30 %. La Fnaim note un allongement des délais de vente et une légère augmentation des stocks. Le marché semble donc marquer une pause qui demande à être confirmée. On ne saurait pour l'instant parler d'une dégradation puisqu'il n'enregistre pas de baisse des prix pour les acquéreurs dont le désir d'achat ne faiblit pas.
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Publié par jpflamant à 10:06:20 dans crédit immobilier | Commentaires (0) | Permaliens