Depuis une dizaine d'années, les prix moyens des terres agricoles ne cessent de grimper. Cette évolution qui s'affirme - voire s'amplifie dans certaines régions - rompt définitivement avec le mécanisme précédent qui reposait seulement sur des fondamentaux professionnels (revenu à l'hectare, capacité d'emprunt, etc.). Aujourd'hui, l'étalement urbain, et plus particulièrement la multiplication des achats des citadins en milieu rural, en est devenu le moteur principal.
« Les chiffres 2005 confirment la grande désorganisation des marchés fonciers. Chaque acheteur a sa logique : collectivité, agriculteur, urbain... mais force est de constater que ce sont les urbains qui finissent par l'emporter, et leur logique du tout résidentiel est fort peu compatible avec le maintien d'une agriculture dynamique capable d'assurer demain notre indépendance alimentaire et énergétique. Elle bouleverse ainsi profondément nos équilibres territoriaux et paysagers », avertit André Thévenot, président de la Fédération nationale des Safer.
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