Deux heures vingt le rasseoir.... | 30 novembre 2009
Deux heures vingt le rasseoir en équilibre sur la nuit
Tu ne dors pas tu plies les pages d'un almanach de taiseuse
La quantité débordante de mots indéfiniment ressassés rangés dans ta mémoire
Tu ne sais plus à quelle ombre il a appartenu
Tu ne sais ni ses envers ni ses jeux d'ossements
Quel oracle aura t'il été?
Un dé jeté à la figure des âges?
Un faiseur de silence aux emporte-nocturnes qui modelèrent tant de fantômes?
Deux heures quarante les larmes glissent sur ton poignet
Tu ne dors pas tu déchires une page de l'almanach des chagrins
Tu te souviens de l'arbre où vous dominiez la terre en toute saison d'ivresse
Tu te souviens de lui comme de l'homme rompu à toutes les fatigues de l'esprit
Tu te souviens il avait tenu le ciel dans ses mains
Tu ne dors pas tu pleures tout doucement trahie
Trois heures comme un tocsin au fond du coeur qui balaie les poussières revenues par la porte
L'horloge s'est arrêtée, son pas dans l'escalier.
Publié par lorca à 18:49:52 dans montestaure
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Permaliens
Tu t'sues dessus... | 30 novembre 2009
Tu t'sues dessus frite en dansant à la fête des Polisseurs d'émeri qui se balancent comme bernaches attroupées au centre de la salle de guinche.
Baloche m'as tu vu avec mes drôles qui s'assoient en rang d'ail en attendant le baiser fondateur
Baloche m'as tu t'sues en auréole sous les bras agités comme des serpentins à roulements qui tournent autour des yeux fardés des pinocheuses
Au bal des Emeris la justesse de thon invite à la balance au dérèglement des sens au pouffé des bernaches et à la retenue feinte des bleus bittes
Au bal des Polisseurs je me suis agité comme un garçon plein de dents et de poches secrêtes
Tu t'sues dessus tu ne veux pas boire sous mes aisselles?
Publié par lorca à 14:22:57 dans montestaure
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Permaliens
Je n'écris pas je chute.... | 29 novembre 2009
Je n'écris pas je chute avec les grands mercantilistes
Je n'écris pas je me débande de libéraux
Je n'écris pas je me shoote au rabot tricard
Je n'écris pas je m'avenue en soutien à la forêt de burnes
Je n'écris pas j'abois sous la langue pendue qui triture les aqueducs glandés
Je n'écris pas je me vulve en Asconie le pays des petites doigtées de sel.
Publié par lorca à 19:44:43 dans montestaure
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Permaliens
Le temps sur toi.... | 28 novembre 2009
Le temps sur toi est un orage mon cher et éternel censeur
Tu me voudrais à la botte je me défie de tes dictées
Je ne crains pas le pire des serments et te dire ô combien ces années furent l'exil du désir
Je ne crains pas de dire que je suis morte en allant décimée vers la vie
Le temps sur toi est une soustraction de la raison j'en ai connu les affres
Je ne renonce pas au souffle à la peine à l'humiliation de m'être perdue en toi
Je suis véloce de mes souffrances
Tu me souhaiterais morte au bord du lit des solitudes
Le temps sur moi est un fardeau et une libération.
Publié par lorca à 15:36:53 dans montestaure
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Permaliens
Tu me grues.... | 27 novembre 2009
Tu me grues avec tes petites mains d'épouvantails et tes règles toutes cornues qui me rentrent dans l'aqueduc qui je le confesse bien moins que le marquis est un ouvrage d'art où sont passés et passent encore tous les flux féminins et les porte à porte que Gibraltar ne renoncerait pas à exploiter comme frontière à ses délires d'odyssée sans compter que les porcs de Circé bien loin de s'évader sont restés à céans pour y baiser les truies socratiques que l'analogue historien de son état de manque embarqué sur la rafiot écrit cochon-baiseur sur le dos de l'histoire narrée aux branleurs de collège
Publié par lorca à 19:44:49 dans montestaure
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Permaliens
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