La virgule assoiffée baigne dans le spume du corps, cataractes de larmes.
Dans la maison les gens disent combien ils eurent à coeur de l'aimer, l'homme renoncé;
il pleure parmi les siens, dans ses anicroches d'eau salée et ses bains de trois jours.
Partir aurait été une forme de servitude, un élan infini; il préfère demeurer dans la nasse troublante de la souffrance.
Les gens disent combien il crève de ne pas dire la forme de ses tourments, cet homme aplati.
Il pleure parmi les siens ses bourreaux de silence, les lèvres en coins, au bout de la table de pain et de vin solitaires.
La virgule s'auréole de sel, le ventre de l'homme aboutit ses humeurs, il marche dans ses tripes, flaque de merde ondoyante, fil tordu de nerfs au bout des nuits de cris.
Publié par lorca à 15:16:38 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
Le lit éponge les corps,
les traits glissent encore un peu, les doigts refluent hors des pentes de chairs.
Biaiseuse, la lumière chancelle, elle draine des assiettes de poussière.
Le lit souffle entre les cuisses de l'homme disserté par l'horloge dolente,
le lit souffle entre les cuisses de la femme moutonneuse presque évanescente,
les fins suints de peaux coulent encore pleins des avoirs agités conservés dans les creux;
alors se vident saillants ou concaves les muscles chauds en litières de sang.
Publié par lorca à 14:04:02 dans montestaure | Commentaires (2) | Permaliens
Je dépage le livre des révulsions et des anatomies de la vie,
Tu deviens livide sous les coups de mots fondus avec la langue aspirée,
Je mange la rétine gauche de la lune, et sa supplique de bouche me tue,
Tu ouvres les bras à l'amour universel où presque rien ne s'agite,
Je voudrais dire les renoncements à la vie, le chant du paria,
Tu appelles au retour de la joie quand le rire dégouline sur ton épaule,
Je respire au châpitre conclutif, là où la blessure aurait pû se résorber,
Tu carresses la plaie du silence, ta bouche pleure les futurs morts,
J' honore la plainte de ton coeur, je n'ose plus savoir.
Publié par lorca à 12:31:26 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Samedi prête moi ta plume musicienne qu'en cas de pluie elle n'augure pas les désenchantements de l'âme.
Dimanche je traverse la montagne des quatre fers à vapeur.
Lundi je flambe sur les électricités chevelus que ta main carresse.
Mardi à répétition de bâteaux détravés sur le banc des lectures capitales.
Mercredi ronge la traverse où le train des fuites tente de se glisser.
Jeudi les rapports d'épaules et de hanches ne cessent de hanter mon écritoir sensuel.
Vendredi aux idéales dont l'ombre nous aura fait petit sac d'attributs carnés.
Publié par lorca à 11:52:06 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
René l'inoui branlochon des ouaters exposés comme viatique à la méditation.
René médite les oiseaux jaunes scotchés sur la tapisserie gerbouilleuse.
René masse sa panse fût de picre en prévision de la bonde ouverte.
René ignore les valeurs partagées par les gens biens.
René est consacré ignoble tas de merde par le chien de la voisine trop aimé.
René trempe sa fouille dans son calcif déprimé.
René médite par les livres ( si si ) sans image genre "Bénédicte, recois mon corps en gestation de ton amour"
René broie des cadavres de verre, ciel une écluse s'ouvre!
René plonge dans le vide de son bide brûlant, il est mort en touchant le foie de ses épanchements.
Publié par lorca à 14:30:55 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
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