Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Longtemps horizontaux ils s'asseoient.... | 03 décembre 2009

Longtemps horizontaux ils s'assoient sur les plumes et se refont mimine

Courbés en demi lune éclairée par la grâce d'une entreprise de gymnastique

Quasi cassés sur le pucier des vannes ouvertes ils se mouillent muqueuses

Penchent à l'avant proue des inserts 

Tombent à l'arrière gare des trains d'humérus

Chancellent c'est si bon de trainer un peu le soir sur le lit des abats-jouis

Et fragiles en extension se replongent à la raide comme des sautoirs de poutre

Plongés dans la synthèse des sexes et de leurs auxiliaires les doigts

Sautés aussi longtemps que la nuit finira par se confondre avec le jour

Petite matinée au magasin de ressorts et de bondes.

Publié par lorca à 11:02:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

L'obole d'un pardon.... | 02 décembre 2009

L'obole d'un pardon tu patines dans le jardin au moment du thé 

tu es venu pour te dédire tout en mensonge sous la dune de soleil hésitant

tu chuchotes plus que tu ne dis les mots qui te piétinent acidulés

tu coures la honte au frais de mon visage qui te traverse épuisé

l'obole d'une rémission la suspension des errements

tu es en supplique de mots de mes lèvres de mon cou qui se tord en achevant le thé

tu saisis ma main qui se rebrousse se tanne d'une peau desquamée par la violence de l'instant

tu heurtes le coin de table qui siffle comme le trille d'un oiseau mourant

l'obole d'absolution je régurgite une montre cassée dans mon ventre banni

tu sais de la table qu'elle ne supporte plus la main gauche qui m'a tant fait saignée

tu entames la négociation des renégats des brutes qui se couchent de ces hommes indignes 

tu sais si peu de la parole et tu sais si peu des lézardes de mon âme

l'obole d'une demande en grâce je ne suis plus la justice de tes oublis 

le thé étouffe sur sa soucoupe je me lève sur la dune de mes commencements.

 

Publié par lorca à 15:06:50 dans montestaure | Commentaires (0) |

Un homme dans la rue se méprend... | 01 décembre 2009

Un homme dans la rue se méprend au passage d'une femme dans la rue

Il souscrit au regard de l'alliage d'obsidienne et de bronze

Les yeux de celle qui sans mobile se détachent de la foule de vêtements

Un homme dans la rue aperçoit une femme pleine de visages cerclés de tuiles rouges

Il s'anime pêche un peu dans ses poches malaisé au milieu du boulevard de halage

Le haut du corps de celle qui inventive se hisse au dessus de la foule pourtour

L'homme dans la rue hèle une femme avisée de l'arrivée du soir sur la ville nombreuse

Il esquive une tonne de peur coulée d'un homme assis

Il manque de crouler sous les talons d'un tapissier hébété

La femme dans la rue se disperse siphonnée par les rues adjacentes huileuses prostrées

L'homme trébuche dans son allant dédié à la silhouette de la femme qui dissimule des portes dans son giron

L'homme ouvre son manteau de fenêtres et saute par l'une d'elles en plongeant en avant les cygnes sacrifiés

L'homme sous les roues d'un cheval pressé s'éteint

Une femme dans la rue le plonge dans le délice.

 

Publié par lorca à 19:25:03 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je marche à la marge.... | 01 décembre 2009

Je marche à la marge de ton sourire périscopique

celui qui voit par l'éclat de sa beauté

celui qui ne recule pas sous l'arche de cadavres estampillés amants éconduits

celui qui tait les certitudes et sait les fragiles hésitations du corps

Je marche au bord de ton visage désiré peau de baisers

il lampionne la ville des hommes qui écument en marchandant leurs offres de caresses

je marche à la dérive sur ton ventre ourlé de pluie 

tu tâtonnes dans la ville hésitante et escarpements sonores

tu fais tomber un oeil sur la chaussée il roule aux pieds d'un accordéoniste

tu te signes borgne de tes silences

je marche à l'envers de toi autour d'un monde de soupirs qu'exagère ma ration de pain

sourire en convergence tout en famine de regards obliques

Qui rendent celle qui voit par dessus l'homme plus troublante étranglée par la longueur de ses absences.

Publié par lorca à 12:09:45 dans montestaure | Commentaires (0) |

Mourir un peu.... | 30 novembre 2009

Mourir un peu c'est pas donné à tous les hommes c'est souvent pas repris 

C'est un art de la patience du souffle retenu 

Mourir un peu c'est savoir attendre qu'elle signale sa disparition sa réapparition

C'est tenir son chapeau en pleine tempête de désirs

Mourir un peu c'est s'abstenir de mentir durant le siège de son coeur

C'est casser du séminal sur le fleuve des immersions solitaires

Mourir un peu c'est polichinelle arc bouté sur son phalle en désordre.

 

Publié par lorca à 19:36:19 dans montestaure | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| 115| 116| 117| 118| 119| 120| 121| 122| 123| 124| 125| 126| 127| >>

Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

Depuis le 09-12-2005 :
288620 visiteurs
Depuis le début du mois :
16529 visiteurs
Billets :
632 billets

Album

Rechercher

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Glossaire

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03