Il dîne ce soir avec un poisson plie, les photos souvenirs sur la table arrondie par le siècle.
Le repas articule des moteurs de viande et de sole.
Manger ses congénères serait il une aube de puissance?
Il dîne ce soir avec un poisson plie, commansaux des entre deux, des moulins faisant fi des farines car l'eau est au rouage plus osée que le pain.
Le repas se traverse sous le cran de la nuit, l'heure des aqua-dialogues, des spumes de paroles où la plie se démange sous son aisselle étroite.
Il dîne ce soir avec la chair mi-lune d'un poisson éreinté, les flots l'ont emporté; une photo de mouette?
Publié par lorca à 15:58:55 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
La virgule assoiffée baigne dans le spume du corps, cataractes de larmes.
Dans la maison les gens disent combien ils eurent à coeur de l'aimer, l'homme renoncé;
il pleure parmi les siens, dans ses anicroches d'eau salée et ses bains de trois jours.
Partir aurait été une forme de servitude, un élan infini; il préfère demeurer dans la nasse troublante de la souffrance.
Les gens disent combien il crève de ne pas dire la forme de ses tourments, cet homme aplati.
Il pleure parmi les siens ses bourreaux de silence, les lèvres en coins, au bout de la table de pain et de vin solitaires.
La virgule s'auréole de sel, le ventre de l'homme aboutit ses humeurs, il marche dans ses tripes, flaque de merde ondoyante, fil tordu de nerfs au bout des nuits de cris.
Publié par lorca à 15:16:38 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
Le lit éponge les corps,
les traits glissent encore un peu, les doigts refluent hors des pentes de chairs.
Biaiseuse, la lumière chancelle, elle draine des assiettes de poussière.
Le lit souffle entre les cuisses de l'homme disserté par l'horloge dolente,
le lit souffle entre les cuisses de la femme moutonneuse presque évanescente,
les fins suints de peaux coulent encore pleins des avoirs agités conservés dans les creux;
alors se vident saillants ou concaves les muscles chauds en litières de sang.
Publié par lorca à 14:04:02 dans montestaure | Commentaires (2) | Permaliens
Je dépage le livre des révulsions et des anatomies de la vie,
Tu deviens livide sous les coups de mots fondus avec la langue aspirée,
Je mange la rétine gauche de la lune, et sa supplique de bouche me tue,
Tu ouvres les bras à l'amour universel où presque rien ne s'agite,
Je voudrais dire les renoncements à la vie, le chant du paria,
Tu appelles au retour de la joie quand le rire dégouline sur ton épaule,
Je respire au châpitre conclutif, là où la blessure aurait pû se résorber,
Tu carresses la plaie du silence, ta bouche pleure les futurs morts,
J' honore la plainte de ton coeur, je n'ose plus savoir.
Publié par lorca à 12:31:26 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Samedi prête moi ta plume musicienne qu'en cas de pluie elle n'augure pas les désenchantements de l'âme.
Dimanche je traverse la montagne des quatre fers à vapeur.
Lundi je flambe sur les électricités chevelus que ta main carresse.
Mardi à répétition de bâteaux détravés sur le banc des lectures capitales.
Mercredi ronge la traverse où le train des fuites tente de se glisser.
Jeudi les rapports d'épaules et de hanches ne cessent de hanter mon écritoir sensuel.
Vendredi aux idéales dont l'ombre nous aura fait petit sac d'attributs carnés.
Publié par lorca à 11:52:06 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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