Un homme dans la rue se méprend... | 01 décembre 2009
Un homme dans la rue se méprend au passage d'une femme dans la rue
Il souscrit au regard de l'alliage d'obsidienne et de bronze
Les yeux de celle qui sans mobile se détachent de la foule de vêtements
Un homme dans la rue aperçoit une femme pleine de visages cerclés de tuiles rouges
Il s'anime pêche un peu dans ses poches malaisé au milieu du boulevard de halage
Le haut du corps de celle qui inventive se hisse au dessus de la foule pourtour
L'homme dans la rue hèle une femme avisée de l'arrivée du soir sur la ville nombreuse
Il esquive une tonne de peur coulée d'un homme assis
Il manque de crouler sous les talons d'un tapissier hébété
La femme dans la rue se disperse siphonnée par les rues adjacentes huileuses prostrées
L'homme trébuche dans son allant dédié à la silhouette de la femme qui dissimule des portes dans son giron
L'homme ouvre son manteau de fenêtres et saute par l'une d'elles en plongeant en avant les cygnes sacrifiés
L'homme sous les roues d'un cheval pressé s'éteint
Une femme dans la rue le plonge dans le délice.
Publié par lorca à 19:25:03 dans montestaure
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Permaliens
Je marche à la marge.... | 01 décembre 2009
Je marche à la marge de ton sourire périscopique
celui qui voit par l'éclat de sa beauté
celui qui ne recule pas sous l'arche de cadavres estampillés amants éconduits
celui qui tait les certitudes et sait les fragiles hésitations du corps
Je marche au bord de ton visage désiré peau de baisers
il lampionne la ville des hommes qui écument en marchandant leurs offres de caresses
je marche à la dérive sur ton ventre ourlé de pluie
tu tâtonnes dans la ville hésitante et escarpements sonores
tu fais tomber un oeil sur la chaussée il roule aux pieds d'un accordéoniste
tu te signes borgne de tes silences
je marche à l'envers de toi autour d'un monde de soupirs qu'exagère ma ration de pain
sourire en convergence tout en famine de regards obliques
Qui rendent celle qui voit par dessus l'homme plus troublante étranglée par la longueur de ses absences.
Publié par lorca à 12:09:45 dans montestaure
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Permaliens
Mourir un peu.... | 30 novembre 2009
Mourir un peu c'est pas donné à tous les hommes c'est souvent pas repris
C'est un art de la patience du souffle retenu
Mourir un peu c'est savoir attendre qu'elle signale sa disparition sa réapparition
C'est tenir son chapeau en pleine tempête de désirs
Mourir un peu c'est s'abstenir de mentir durant le siège de son coeur
C'est casser du séminal sur le fleuve des immersions solitaires
Mourir un peu c'est polichinelle arc bouté sur son phalle en désordre.
Publié par lorca à 19:36:19 dans montestaure
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Permaliens
Deux heures vingt le rasseoir.... | 30 novembre 2009
Deux heures vingt le rasseoir en équilibre sur la nuit
Tu ne dors pas tu plies les pages d'un almanach de taiseuse
La quantité débordante de mots indéfiniment ressassés rangés dans ta mémoire
Tu ne sais plus à quelle ombre il a appartenu
Tu ne sais ni ses envers ni ses jeux d'ossements
Quel oracle aura t'il été?
Un dé jeté à la figure des âges?
Un faiseur de silence aux emporte-nocturnes qui modelèrent tant de fantômes?
Deux heures quarante les larmes glissent sur ton poignet
Tu ne dors pas tu déchires une page de l'almanach des chagrins
Tu te souviens de l'arbre où vous dominiez la terre en toute saison d'ivresse
Tu te souviens de lui comme de l'homme rompu à toutes les fatigues de l'esprit
Tu te souviens il avait tenu le ciel dans ses mains
Tu ne dors pas tu pleures tout doucement trahie
Trois heures comme un tocsin au fond du coeur qui balaie les poussières revenues par la porte
L'horloge s'est arrêtée, son pas dans l'escalier.
Publié par lorca à 18:49:52 dans montestaure
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Permaliens
Tu t'sues dessus... | 30 novembre 2009
Tu t'sues dessus frite en dansant à la fête des Polisseurs d'émeri qui se balancent comme bernaches attroupées au centre de la salle de guinche.
Baloche m'as tu vu avec mes drôles qui s'assoient en rang d'ail en attendant le baiser fondateur
Baloche m'as tu t'sues en auréole sous les bras agités comme des serpentins à roulements qui tournent autour des yeux fardés des pinocheuses
Au bal des Emeris la justesse de thon invite à la balance au dérèglement des sens au pouffé des bernaches et à la retenue feinte des bleus bittes
Au bal des Polisseurs je me suis agité comme un garçon plein de dents et de poches secrêtes
Tu t'sues dessus tu ne veux pas boire sous mes aisselles?
Publié par lorca à 14:22:57 dans montestaure
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