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Sur le dos de la main.... | 18 juin 2009

Sur le dos de la main la rosée du matin de cueillette de lèvres

Agrandissant l'espace par la fenêtre bouche bée le soleil glissé

Sur ton corps autrement dit un ton perceptible à l'écoute des chuchotements

Des petits mots qui entre les virgules se divisent en autant de souffles baisés

L'alphabet embué dans les poches de froid où se réchauffent les traits de chairs

Sous les draps comme le miel des heures entretenues parcimonieuses de silences

En outre canevas liquides qu'il est doux de se fondre en masses inertes et contemplées

L'abat jour en épuisette sur la joue presque fondue sur la bouche attelée

Baissent les ombres ton ventre en jardinière de la fleur inondée

La multiplication de phalanges sous flottaison l'arête de ton dos les encensoirs

Odeurs pétries le balancement de la lune donne le mi aux langues strangulées

Tout doucement enchâssés mécaniques métronomes de muscles

Sans fin infiniment à la dérive sur scories d'ossements arpents de chairs

Dûment éperdus dans l'incertain du jour qui ressasse déjà ses idéaux.

Publié par lorca à 19:56:24 dans montestaure | Commentaires (0) |

Au grè des vents contraires.... | 15 juin 2009

Au gré des vents contraires j'ai dépagé le livre, l'encre des cabarets, des nuits à mordre la poussière

Résurgents par accoups les alcools comme l'escalier décisif à la mémoire et au travail des prospections de cadavres et de routes

Au soleil insulaire, parmi les entre deux marées, coursé par le chien jaune et ses moulinets d'omoplates, débandé sur le rouleau de sable, j'ai hâté la lecture du livre des épars, des noeuds toxiques en conclusion au soir bouffé par le carcan des comptoirs à la dérive

Boire la lecture d'un roman non compromis, foutement libre d'expresser les mots en vigie à la proue de mes désirs de verre, la cale inondée, le sourire esthète de celui-qui-écrit-plus-haut-que-son-destin.

Publié par lorca à 16:21:22 dans montestaure | Commentaires (0) |

Mansuétude des rochers..... | 13 juin 2009

Mansuétude des rochers, l'étrave sans nom manoeuvre dans la soupe merdoyante

Terre des griffes onéreuses!!!! Verrues spatiales!!!!

L'onde bâteau brinqualle entre deux seaux de rouges, catastrophes géographiques

Les hommes d'équipage, ô combien de capitaines, et toile à matelot burnés en eau de mer

les hommes d'équilibrage, les refaiseurs de routes, de pneus, de soutes à noirs

Les salauds sur le pont, mansuétude des falaises, ma dérive de rhum

Terre des ossements neufs, baisers par l'oesophage, l'embrasement des cadavres

Terre, terre, commissures des lèvres ensablées, la mort par enlisement des consciences

Et les hommes, les hommes, les hommes, les hommes, les hommes, les hommes

Fraternité de tombes, cimetierres sur la rouille des poulies poilues polies

Mansuétude des récifs, je merdoie entre deux moules farcies de sel

Terre, terre, vigie aveuglée dans son viseur les extra abattoirs à venir.

 

Publié par lorca à 21:26:10 dans montestaure | Commentaires (0) |

Des hops en sautoir.... | 13 juin 2009

Crise quelque noeud dans le doute le blond des idées

je résurge, je pend deux oies blanches rombières en médaillon

Des hops en sautoirs autour du cou boucher des civilisations

Rire à en grêver, rouf le tapir de sol fouineur des fourmis citadines

Pour rien au mondus je ne reviendrais sur l'idée que je fus l'assassin du tiroir

Et dans le doute blond je me m'abstiens pas de redouter la traque des hommes

Clapier à canards, rien d'inutile en somme, les cartilages aplatis, meutes sérielles à plume

Hou hou mécanique instruction des oiseaux!!Le bordel dans la cage à fientes

Rire à en bourler, la goule et la bonde accrochées au cou des palmipèdes

Quant à le boire je me conseille de le liquide en trait continu.

 

Publié par lorca à 17:22:22 dans montestaure | Commentaires (0) |

l'écriture s'asperge de sel.... | 12 juin 2009

L'écriture s'asperge de sel, le tas de papier s'émousse, le soir mange les bords monde, l'écriteur se voudrait homme des transitions entre la déchirure et le regret de n'être pas absent de lui même. L'écriture ne tarit pas les larmes, elle bouscule le ciel, j'aurais voulu te dire l'absence de pluies et dans mon coeur l'absence de l'espérance. Mes pas à pas se comptent  comme par miracle, une saison d'ivresse peut être...Je boirais ce soir, tout le saoul de mes aspersions en révérence à mes puits dilatés, à mes intérieurs dévorés, à mes lunes à demi calcinées, à mes crayons de couleurs qui se meurent. Je craque une allumette, être de cette heure là si proche de la mort, du souffle qui s'épuise, incarnation de l'univers. Les cendres accompagnent la montagne, le fils d'écriture est un homme des traversées par les ponts écroulés, la douleur ruisselle sur le corps déchiré de celui qui demeure.

Publié par lorca à 14:44:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















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