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Je soupire sur la décapitation.... | 22 septembre 2009

Je soupire sur la décapitation des masques, ils ont traversé le pont des spleens et des retours de guerre,

Ils ont marché entre les jardins déchirés et les bulbes d'hiver asphyxiés sous le gaz

Je respire comme l'automate des montées au front

La prise d'éther soulage des tortures de la bataille

La boue fasconne le culte de l'immobilité, les hommes en épouvantail

Ils ont reniflé les moutardes étouffantes, pétris d'eux mêmes, ressassés par les tonnantes catastrophes

Je soupe dans le broc de sang et d'os rompus, ils ont penché la tête et se sont éteints un à un, masques mortuaires dans l'emprise des tranchées.

Publié par lorca à 09:22:40 dans montestaure | Commentaires (0) |

Si abrutir norme ma pensée.... | 19 septembre 2009

Si abrutir norme ma pensée je consens à rire dépassé par le rire

Si le verbe assombrir crache des tiroirs et des plinthes je me défais de mes photographies de soles

Si croupir les timbres postillons cravache vers le sud je croise le fer à vapeur avec le Géant-Gourd

Si tenir entre ses mains l'objet de son amour arrive à terme de baisers je fouette les avenues ouvertes comme des gués

Si mentir se gausse de ne souffrir les vivants je plaind les morts de n'être pas venus

Si mourir est un trait de plume je prêche les théories du fossoyeur afin de n'être que son pupitre.

Publié par lorca à 21:07:15 dans montestaure | Commentaires (0) |

Le cigare érecte..... | 19 septembre 2009

Le cigare érecte sa volute pâmée, serez vous cubains au temps d'alcove?

En transit par le rock and the roolllll je décapite une tête de Habanos

Sa crise d'identité me revient en pleine face, dieu qu'il sent bon

Il enseigne la jouissance de la résistance au penser propre

Il décline l'amour des mots en se châpeautant des tissus de la gloire

Je carresse mes doigts qui s'allongent sur le robusto un instant de pelure

J'entre dans l'histoire vénérable d'une rue là bas à La Havane

Je voudrais me perdre sur l'ile  aller en l'inconnue fumeuse douce sur ses lèvres

Je voudrais fumer un monde d'étoiles nues et m'absenter longtemps.

Publié par lorca à 18:54:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

Sur le désert confin.... | 18 septembre 2009

Sur le désert confin où rien n'habille la tranchée de parole

Sur la lande détruite je veille habité de la ligne mouvante des horizons tangents

J'aurais lu le livre en attendant l'autre, j'aurais cuisiné l'haricot

J'aurais pétri la montre démone et observé la boue pleine de fusils

Que suis je alors qu'ils ne viendront pas?

A qui j'ai renoncé en enfonçant la nuit pleine de mouches?

J'aurais voulu un instant, une virgule d'aube, être de cette boucherie

Je serais mort de ma guerre pénétrante, si intime, que personne n'eût prononcé son nom

Sur le Mort-Homme, l'arbre qui se tord de douleur enfante des cadavres

Sur le désert confin mètre contre mètre de peau, la guerre inoubliable

Qui suis je dans le mouroir des ombres? 

 

Publié par lorca à 22:53:24 dans montestaure | Commentaires (0) |

Sur le manger.... | 18 septembre 2009

Sur le manger de trait les comices d'agapes bruissent de mille lards

Un saint tête de pont entre l'idée de dieu et le cheftain du peuple

Se sert à même broc de picre le vénéré

La table se démène longue comme une idée barbotée dans le cerveau d'un tyran

Manger dites mangeoire nous n'irons pas maudire les selles d'Hectorius!

 

 

Publié par lorca à 16:12:32 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















oh les yeux....

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