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La Sagesse fume un havane..... | 22 décembre 2009

La Sagesse fume un havane tandis que la ville sourde mange des crapetons

Les miettes du temps s'effilochent à travers l'écumoir orificiel 

Les hommes se barbent entre eux ils mangent des minettes toxiques

Et l'oubli les condamne à s'entraimer fi du désir comme une palette de chiens 

La Sagesse au premier tiers de son cigare remue un peu la queue

Le plaisir d'une rotule de chocolat entre ses lèvres bien sucées

La fumée enveloppe la ville qui tousse des squelettes bien ordonnés

Les caves sont pleines de ces hommes en instants de décomposition

La Sagesse se les roule au second tiers et avec elle sa compagne épilée la Gentillesse

Ceux deux là se caressent longuement près du fleuve barbu appelé autrement l'Ampoulé casse-graines

Il s'énerve ce fleuve humain il scie des cathédrales il broute des archanges

Il déroule des ponts comme pour rejoindre la providence en vain les têtards belliqueux

La Sagesse en son sofa des nuits fume le trois tiers de son cigare sommital 

Elle glousse avertie de la fuite des hommes vers la passe des Quatre Fers à Vapeur

Elle se pavane de havane en coulant une soirée délicate de vieux rhum

La Gentillesse pose sa tête moutonneuse sur le sein de la Sagesse elles dorment.

Publié par lorca à 16:03:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

Par dessus toi en abondance.... | 21 décembre 2009

Par dessus toi en abondance de doigts couturiers sur tes seins perroquets

La parole de ton ventre appelle mes mains orpailleuses dans le fond d'or

Quant à l'emmêlement de l'éminence et du bol de chairs il fait la une sur le corps deux

Vite des napperons goulus des plans de tables poilus des services à la loupe sur ton anubis

Vite une dépose de baisers sur ton intérieur nuit l'obscur de ton méplat sucé en confetis

Par dessus toi califourchon de tartaresque et son génie de la langue offerte

Le muet de ton anubis qui baille qui frelonne en bbzzzz qui renifle sous la dernière phalange de mon auriculaire le délicat 

Quant au cantique des luminaires timides il repassera par le jour si jamais il advient

Vite une capote éclairante un dos luminescent une morue hors d'elle même hors de l'eau hors du jus

Vite une ablation de lit un calendrier de chiens à poils une saillie de rires pour chambre flottante sur la mer si laiteuse

Publié par lorca à 19:54:04 dans montestaure | Commentaires (0) |

Mémoire d'un homme clos.... | 20 décembre 2009

Mémoire d'un homme clos je t'appelle d'entre les murs de la maison peignée par l'alizé fécond je te croise invisible sur l'océan indien un oiseau disparait et avec lui l'horizon mourant sous l'attelage de vagues gantes mémoire d'un homme clos je traverse la fenêtre au réveil de l'est l'éculé sur son soleil plein de cadavres d'étoiles je tombe éparpillée sur le champs de la douleur traversière qui ne réveille pas les morts mémoire d'un homme clos je l'appelle d'entre les ombres mimes de son rire et de ses larmes je le croise en incertaines canicules au bord de la ravine à jacques ébréchée par la force de l'eau mémoire d'un homme clos je traverse un carrefour de brandes et de songes il peint une pierre là haut sur la Roche Ecrite dont il sait les respirations visionnaires j'entre dans le tamarin foudroyé ma souffrance de femme porte un arbre dans son coeur mémoire d'un homme clos.

Publié par lorca à 21:11:25 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je débonde.... | 19 décembre 2009

Je débonde tu as tant excité ma libido savonneuse

J'éclaire la grande taupière je voudrais baiser la cheminée

A la louche je me livre à peu près en quintal de désir

Je m'âne tout en me touchant les encornés pressés

Je débonde à satiété et tu cours autour de la couille animée

Publié par lorca à 22:37:06 dans montestaure | Commentaires (0) |

Soie sur estuaire géométrique... | 18 décembre 2009

Soie sur estuaire géométrique ton anubis chatoie dans la nuit de nos rames

Je fris sur ta distillerie de jus

Je présente des accréditations d'écumé

Harpe indigène entre tes cuisses remontées comme des essieux brulants 

Une veine refait du sang dans ma verge je me contamine avec enthousiasme

En me clopin je m'entrave à ta butte-tire-lyre qui se rétracte et se détend

En me clopant je trébuche sur le nombril étoilé qui forge des rêves d'eau douce

Immersion immersion le temps d'une touche de sel sur ton trait déplié

Le temps d'une virgule crocheuse au bord de la lèvre épluchée 

L'autre lèvre se bulle se pacifie  

Le sang fait un tour de la chambre mondiale le désir 

Elle m'accueille à l'entrée du tourneboule avec ses gants de pelouse

Elle coince mes andouillers me bloque tête de pont et mon avant gland fromager

Je glisse tête baissée me rate dans un coin fourne dans l'estuaire

M'effleure l'idée d'une rencontre spirituelle qui se meut en tranches de poissons

Vite dans l'aquarium l'homme pressé se vide comme un enfant sur l'orangeade. 

Publié par lorca à 19:54:33 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son


rail insulaire de mots imprécis,


foutues apothéoses.


L'encre entre par ma bouche,


je médite le temps bu.







 
















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