Le mètreur évalue la distance entre la faim et la famine
Sans idéal il étudie la décroissance des repas-chiffres vu la quantité d'aumone disponible
A peu près apolitique il dénombre les frontières maudites
Mesure la connectivité des crises alimentaires entre elles
Le métreur remue ses compteurs, énumération des chaos
Vivre n'est pas de ses domaines, fils de l'exploiteur pénitent il rapporte en frigidaire sa mathématique de mort.
Publié par lorca à 13:48:43 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Deux mots vite slipés, ta calebasse pleine de foutre
A boire à boire disait René en extension sur le cul de Joe, le chien méphitique
L'amour était un abattoir, un état jean-foutre spongieux
L'imparfait s'imposait... Deux mots vite slipés à l'enseigne de pucier:
"Ici calebasse pleine de jus" A votre bonne libido mesdames messieurs
A boire à volonté, taverne humide à gogo des danseuses burnées
Et des fendues nocturnes en impasse de carresses
A boire disait René repu sur son clebs liquide, l'anus en éventail
Une certaine puanteur exhalait de la chambre, il n'en revenait pas d'aimer.
Publié par lorca à 21:25:02 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Ivre moi champignon étoilé
La feuille de thé chante quatre complaintes d'éléphants commissionnaires de la montagne qui parle
elle dit les avers de récoltes et les endroits sur pilotis.
Ivre moi champignon étoilé
Si tout en féculant la pomme, j'introduisais du jaune dans le rein du tréide?
Il dit l'opposition des corps dans le souper d'agrumes
Ivre moi champignon étoilé
A mi pente du thé j'avale la pluie intersticielle, je ne renonce pas à la monte des pierres, je rêve entre les fougères
Le noir en étincelle de draps
Le rouge comme clavicule au soleil
Le thé blanc en épines dorées sous le pied du voyageur assoiffé
Ivre moi champignon étoilé.
Publié par lorca à 16:05:49 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La nuit sous tes saillies ouvertes, tout en engorgement
Les corps en pointe ravalés par les ombres laiteuses de la chambre
Les reins déconfits, ô les ressacs de chairs sur le ventre broyé
Par la fenêtre penchée l'aube ramasse les pourpres, oracle infini
Les pentes de ton ventre sont habitées du tendre, ma bouche en conclusion
Sur ta vulve perlent deux gouttes menstruelles.
Publié par lorca à 04:50:37 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Fretin en son mouroir, la guerre de l'eau a bien eu lieu
Le temps d'un soupir, d'une peinture rupestre
D'une main arrachée à la houe, d'un moment nucléaire
Les gens si bien ensemble partie de campagne sanglante
A la nique reproduction l'enfant temps d'agonisants
Il fût dit que le monde l'autre ne nous ressemblait pas
Que nous allions y survivre arable et limon asservit
Mouroir mange-ton-chien les doitgs tombent de l'arbre-homme
Pareillement le crépuscule des dieux génocides, dormir ne pas mourir
Doucement l'horloge meurtrie suinte de la sève, dernière prise de sang
Une mort homogène, le silence des trapèzes de pierre.
Publié par lorca à 16:01:50 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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