Mon index sur votre vol mes enfants au loin l'avion s'éloigne
Mon coeur empesé
Partir votre vie partir votre désir ailleurs donner du sens
Je résiste à la tentation du silence je moud l'esprit de votre absence
Mes ailes se déploient l'avion en concurrence je vole à ses côtés
Le père soulevé partir mètre réchauffé je musique votre élan
Mes enfants entrent dans la nuit levée des étoiles je voyage
Amour étalon conjugué au baiser près ma main sur votre front
Petites mains colorées mes chairs mes spirituels
Je vole dans vos bagages lové sous le corps du poupon
Mêlé au son des accordéons de bombons mes âmes aimées
Je voyage je voyage mes bords d'yeux dans les votres l'hublot perché à neuf mille
je suis l'aile des ponts de briques de maison de champs de canne à sucre le jardin de vos jeux.
Publié par lorca à 21:06:05 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Au soir des grandes invasions de son corps l'homme peinait à trouver le repos compensateur de ses tourments
Il vaquait vaguait en relief sur son lit en faisant des grimaces à la lumière biaiseuse échappée d'un chevet à l'odeur de bois mort
Il s'ingéniait à quémander un peu d'oubli à l'adresse de ses mouvants tortionnaires
Un soir de grande invasion létale plus qu'agitée il fit un tour sur lui même, rumina les draps de son lit, roula son corps en cerceau de chairs et se débanda à travers la chambre en planant avec les ibis jaunes du papier peint tout à coup délivrés de la colle. L'homme s'offrit un voyage dans les coins et sur les plinthes et se conclut dans le pot à café moulu pour y dormir en catalepsie infinie.
Publié par lorca à 20:57:10 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Mardi nuit je trafique dans le bide du Géant-Gourd à la recherche du cadavre de René mon ami l'éprave tout azimut qui aura fini ses jours entre les machoires de la bête endormie l'échalas entre deux ravines asséchées un arbre planté dans le fion le sodomite masturbateur de forêts. Mardi nuit la bourriche du grotesque vomit des sacs à cadavres, des ossements d'aspirateurs, des paupières moites de cochet et le bras raccourci de Nemo tête de saladier. Mardi nuit j'emplâtre le mastoque le bande le débitte et me retranche ensuite dans son repaire faisandé à la viande d'ondine, dire que la pêche fût bonne.
Publié par lorca à 20:06:46 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Miettante la pensée atone il renoue avec le silence des murs vaille que vaille ses excés fourbis avec l'âge des malentendus puis des révolutions de son corps
miné puis retapé par la force de fondre des clefs improbables puis miné par l'inconvalescence l'improbabilité de surgir hors de lui même puis retapé par une volonté de nuire plus que d'être nuisible
outragé par son trépas social et réinventant des espaces clos pleins de vides à consumer il engage ses fantômes à dénaturer son regard
le temps se désordonne la confusion active des confusions il frelate la lumière objective puis ploie dans le sas des absolues névroses
s'affichant en tortionnaire des oiseaux peints sur le papier de sa chambre banni des miroirs et des recours en grâce.
Publié par lorca à 14:59:13 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
De tout petits boutons en astreinte de vanille une portance à bout de cou
Maritime la langue asperge les tétons manufacturés chez l'odonctologue
Il chemine sur le ventre ondoyant de la fabrique à pourlèche le goujat
Tes seins ma contamine je les reçois en pleine outrance de verbe
Ils oeuvrent les plis et les replats ma tente scornieuse affleurante sur tes bonds
La respiration des voeux je me présente à la porte déshuilée la laitière
Le pouce en ruban je te amour en décontraction de poitrines scindées.
Publié par lorca à 21:20:33 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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