"Je maudis les mots écrits, je m'absous de l'écritoir." Peinant à travers son hirondelle d'encre et de papier fûmé le versificateur à roulette russe fit montre d'un dédain aussi soudain que cynique au regard sommes toutes en roubles d'une carrière d'écrivain officiel officiant sous les ors et horloges des palais impériaux fit tout un pataques d'un rejet de manuscrit par sa maison d'édition pigeonnante fumiste certes mais tout à la cause des lignes directrices et des saines traites idéologiques versées dans la gloire de la nation zébrée à ses frontières vieux restes d'une guerre armurière menée par des traitres renégats et si peu lettrés qu'ils firent autodafé non pas de dictionnaire de la pensée mais de vieux ossements trouvés au hasard des mutilations de cimetierres qu'un jeune hussard noir d'une république rêvée fit refermer illico avec terre de vienne et ardoise impayée jusqu'alors sous sa main tremblante si vieux de ses souvenirs et de ses remords se débarrassant de la plume et du marteau décapité brossé à la louche de vin et à l'enclume vénérable où furent forgés les livres vains de la Patience n'en a plus et rejette en bloc l'ainé de ses livres ainsi que la planche de salut l'écriture, je t'ai tant prisée comme pipe au soleil hanté sous les draps imprécis de l'art et de l'inutile.
Publié par lorca à 16:11:06 dans montestaure | Commentaires (2) | Permaliens
Tu te défroisses, nurserie de baisers
La convalescence du jour
Mes lèvres autrement dites la chair en taffetas
Doucement l'épure d'une carresse
Posées sur le dos de la main qui se noue
Lors l'écluse soudaine petite révolution des traits
S'ouvre l'eau multipliée deux phalanges redressées
Tes lèvres étanchées une poire scindée velours des anneaux
Tu te défroisses, nurserie de baisers.
Publié par lorca à 15:41:36 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Baiser sur baiser les sautes joints aux commissures des chairs en équerres
L'aime si profondément la compagne des indes et des mélanges d'afrique
Celle de l'île autour de l'enfant et des mains fermes affermies par l'eau qui tombe
La révérence autour d'un cerceau qui roule le tamarin des nuits d'amour
Etre en fil tressé la gestation des pluies le père précipité mon dos en arc boutant
Baiser sur front en hymne au silence la chambre rotonde des rivières
L'aime si profondément la compagne des afriques et des indes intérieures.
Publié par lorca à 22:09:43 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
L'art d'appréhender la viande je traite du quartier de porc en me défaisant de la limace d'entre jambons pour mener un mémoire autour des avaries sanguines que même l'abattoir numéro sept ne sait décliner autrement que par de la totémique brutale et là où le hachoir malmène le bide de la victime d'après confessionnal à cochons je loue les services d'un apprenti tueur à la langue si ficelée qu'il ne passerait pas même entre le palais des horreurs et les dents du bas étage quelquefois cléricales le timbre aigue d'un procureur si d'aventure la mécanique de mort lui brisa les morceaux de choix et autres liénaments morbides qui s'afficheraient sur la peau de son châpeau fatigué.
L'art de cochonner entre les distractions séreuses parfois charnées charnues charneuses où le faire l'amour apparaitrait comme un temps de passage entre deux trains et que le voyageur voyageuse n'iraient pas en direction des logiques d'annales mais plus tôt en extension de la jouissance et ici là interviendrait la conception un peu inique je te me l'accorde du savoir des concupisces à défaut de la connaissance spirituelle des lettrés d'alphabets morts.
Publié par lorca à 16:28:52 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
L'universelle accoutumance à ton muscle chimique
Je cabriole autour de la mangeoire, j'ai faim de ta vulve étaminée
Tu agites le trousseau de clefs, le lit se gonde, branledequinade au futur décomposé
J'agite la langue pendulaire,les dents en rebrousse caillou,un doigt dans la besace houppée
Diance avec les louves! Je saute sur le tatamimon, ouvre l'huitre borgne
Un hibou entre les cuisses bandent ses urnes bourrées avant l'heure du votif de femme adulée
Le jus tourne un peu de l'oeil, vite une entreminette sur rosée, la planche et le harpon.
Publié par lorca à 20:07:47 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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