Banian, ouvres moi la porte des entrelacs de soifs, dis moi le vent-oraison
Banian, cacique dans la forêt de racines, tu sais les précipices
Je ne sais ni des spleens qui me broient ni des couteaux qui tranchent
Banian, j'ai cherché l'oiseau-martin, tu l'as vu ce matin quérir des allumettes
Banian, donnes moi la parole qui flambe et l'odeur qui guérit des foyers
Je ne sais ni des spleens ni des retours de guerre
Banian, j'ai bu le trait pur du faham et son or en galette, as tu délivré la grand-mère?
Banian, as tu délivré la vieille aux savoirs nus, la raconteresse Mascagne?
Je ne sais ni des spleens ni des avoirs d'alcool.
Publié par lorca à 15:17:42 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Crêves ma carne sur l'Arcole des putres et des défaites de tambours
Crêves chérisseur des conquêtes de sucre, de coton et de sel
Crêves donc sur l'or des églises, les orgues accompagnent ton bâteau
Crêves comme le i des flagellants les tueurs de sorcières
Crêves dans la douve des réseaux de sang et de croix , massacres sur le sable
Crêves dans ta bure ton heaume ta cuirasse , bibleur des pays noirs
Crêves ma carne sur l'Arcole des putres et des défaites de tambours.
Publié par lorca à 20:12:18 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
En clair de lune sur son ventre un bol d'obsidienne liquide
Elle crie longuement allongée dans le rêve d'un griffon
La montre de sa mère pétrie entre ses dents
Elle a supplié la nuit de n'être qu'un remord passager
Un temps d'aiguille raccourcie chuchotée si peu tonnante
Dormir entre les crocs du mort-aigle elle en rêvait
Lassitude des pesées de matin elle veille encore ce jour
En clair de lune effacé sur son sein le verre est lourd de ses tellures.
Publié par lorca à 20:05:10 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La peau retournée retour sur l'ile à fumer ma virgule échouée
Si longtemps éloigné là bas la mer asiate là bas le causse blanc
Là bas et ici dans mon ventre la tombe éclairé de mon père
Montagnes des savoirs nus les oeillets portent ton nom
Les cendres à l'infini dévoilées envolées le cheval qui parle
Les larmes dire que pleurer fraternise la terre
l'ile ma tranche ma tire d'aile
je dors si oiseau vertical si sable des émondés si fleur dans l'eau des crues d'alcool.
Publié par lorca à 21:15:16 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Pour qui vrouille le tapis percé aux tempes? Les géants craniques qui prirent leurs quartiers d'été sur les bords d'à foison le champs de pierres.
Pour qui stancent les gongs remués atones tremblés? Une armée de prophètes nomades sur la lande déchirée en la demeure d'Absalon.
Pour qui crêvent les corps céramiques là où les puits s'assoiffent? Un âne a vu la guerre et les morts, et les morts, et les morts qui devisent en se tenant les tripes.
Pour qui s'arracherait le coeur la patiente musicienne en bout de souffle sur ses lèvres fermées? Une harpe n'aurait pas vu tout doucement frémir les cordes d'un violon blessé agoniser dans la tranchée quatorze.
Pour qui se rénove la guerre et toutes les guerres abreuvées? Les hommes brisent de l'eau, ils passent devant le soleil en torturant leur ombre, à demeure l'abattoir.
Publié par lorca à 06:51:54 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| >>
Depuis le 09-12-2005 :
264387 visiteurs
Depuis le début du mois :
2328 visiteurs
Billets :
567 billets
Commentaire