Liesse de la foule ou la pendaison annoncée
Charivari hourras elle remonte l'avenue hurleuse
Des cravates humides en guise de bandeaux
L'autre que l'on pourchasse fixe le soleil baissant
Au cul les marathoniens du lynchage, les abreuvés du timonier
Cours cours pendouillé du crépuscule, cours camareau des suppliciés
Liesse de la foule ou l'intelligence des masses
Grondement, surement la révolte des petits, des si peu gradés
Des primo-assassins qui ferment leurs boutiques
L'autre que l'on dissèque à la lumière de ses insoumissions
Au cul les parrallèles, les suppots, les viandards, les trucmuches, les deviseuses ragotantes
Cours cours lapidé des cieux morts, cours cadavre de hache
Liesse de la foule ou la convention collective des bourreaux.
Publié par lorca à 15:43:36 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La somme des brûlures ravive l'exigence de vérité , tu n'as pas renoncé à la dire
Rose des imparfaits
Plaisent aux larmes de couler, la fleur blessée n'a de cesse de se commettre en incendie
Rose des imparfaits
Le visage abrasé, les lèvres soudées entre elles, hurle t'elle la riveraine des précipices?
Rose des imparfaits
Dire le mot quintessent sur son parterre de chairs après avoir brûlé les annales d'une pensée déterminée à produire du feu
Rose des imparfaits
Je trépane le masque, au diable son enseignement
Rose des imparfaits
L'amour brûle t'il à l'heure des décapitations de fleurs?
Rose des imparfaits
Spleen et idéal, altitude d'alcool où le vert phormol épanche ses fumées
Rose des imparfaits
L'occulte danse des fleurs épineuses....Direz-vous vénéneuses?
Rose des imparfaits
Poussières et cendres soulevées, je marche comme en prison le souffle court et l'âme vagabonde
Rose des imparfaits
Et si le temps des incendies était révolu, et si enfin recouvrée la parole se faisait double, universelle
Rose des imparfaits
Un corps à corps métronome de la vie...Le visage du masque se fond en calamine
Rose des imparfaits
Se conclure en silence en déchirant le papier, l'arbre qui le féconde s'absout de la parole.
Publié par lorca à 20:33:41 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La pluie cloute la nuit ,tu te tords dans le lit des abîmes parce que dehors la tempête voile les corps
Il pleut en nocturne de ramasse, je me cherche alors que l'idée de souffler le froid fait son chemin dans l'esprit de ma tête
La ville en intervalle, dégrisée par la force du ciel, tu opères en douceur sur le rein qui se bande
La nuit conseille ses appeaux, ils frétillent dans la cage des séducteurs, je remue de la queue
Tu t'asseois sur le ventre du triton téméraire,il se bouge dans ta tunique de beurre
Il pleut abondamment à trois heures de la nuit pilori, un corps à corps s'emiette rompu aux lasses érections des montres
Je me décroise sous ton poing, tes lèvres me segmentent par petites touches de chairs
Et si la langue parlée me donnait à boire...
Publié par lorca à 19:30:07 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Au bord de la creute je chante la mère des enfants tordus par les gaz
Je suis précis dans mes domaines mortuaires, le corps fusillé par l'espoir de partir
Je fouille dans la boue meuble de la tranchée à la recherche d'un os de Martin
Il est mort l'année dernière par l'arrière de la tête, il cherchait son gobelet
Nous l'avons enseveli ici sur le traineau à pain
Je ramasse une hanche, elle est moussue
Au bord de la creute je chante l'appel des corps soudés par l'acide
Ils dévalent parfois, le terrain est mouvant, tout un cimetierre d'enfants en costume
Martin mange du pain en appelant sa mère, je lui essuie le front
Nous partageons la nuit et la creute glisse dans l'hiver.
Publié par lorca à 21:22:01 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Elle tord le drap déchaîne le ventre qui se meuble de membres élastiques
Quant à l'armoire elle se souvient
Elle abonde de cette eau sucrée lachée sur les épaules intermittentes
Quant à la chaise elle se trousse
Elle charrie des odeurs d'ambre un homme passant sous ses doigts
Quant au chevet il prénomme un bâteau
Elle enveloppe le papier buvard de ses reins à l'ancrage de la verge
Quant au livre il sécrête une fleur d'acacia
Elle entre dans l'esprit du fleuve blanc sa détermination à jouir
Quant au mot il éclaire la signature des os
Elle glisse sous le corps en équerre et clos sa vulve abondante.
Publié par lorca à 15:34:30 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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