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Sur le manger.... | 18 septembre 2009

Sur le manger de trait les comices d'agapes bruissent de mille lards

Un saint tête de pont entre l'idée de dieu et le cheftain du peuple

Se sert à même broc de picre le vénéré

La table se démène longue comme une idée barbotée dans le cerveau d'un tyran

Manger dites mangeoire nous n'irons pas maudire les selles d'Hectorius!

 

 

Publié par lorca à 16:12:32 dans montestaure | Commentaires (0) |

J'ai eu vent de ton souffle... | 16 septembre 2009

J'ai eu vent de ton souffle posé sur la tasse de thé, elle qui se renverse à soupirer les rides de l'horloge

Tu as grandi entre les arbres du jardin, entre l'usure du banian et ses pudeurs de lianes

J'ai eu vent de ta main posée sur la tranche de pain, la pause de midi sous les arcs boutants solaires

Tu as dormi longtemps sous la varangue, une vie de rosaire à méditer quelques néants

J'ai cru qu'au soir du vent ceinturé, les âmes fécondées s'extasiaient dans leurs catiminis d'alcoves

Tu as couché parfois sur la trace des hommes, assoupie sous le grès des orages, habitée par l'absent

Saisi le vent essouflé sur ton ventre, atermoiement des pluies, nous n'avons pas renommés les baisers

Et si loin que se portent nos songes, sous le banian effacé, sous le dais de lianes en pleurs

Nous demeurons instruits de la veille d'aimer.

Publié par lorca à 20:33:30 dans montestaure | Commentaires (0) |

Dormir entre toi..... | 14 septembre 2009

Dormir entre toi et l'enfant cerceau aboli

Dormir entre toi et l'assiette aux soupes

Dormir entre toi et la photographie d'une sole

La mécanisation du désir je chausse quelques plantes de pieds car de partir je ne retiens que le nom

Dormir entre toi et le temps qui se creuse

Dormir entre toi et l'idée impossible de se défaire des restes

Dormir entre toi et la valise à bout de souffle le cube qui ne renonce pas au quai

La sédimentation de l'absence quant à l'ouvrage de silence il en impose là

Dormir entre toi et jadis les carresses tannées sur l'épaule du désormais passant

Dormir entre toi et les phalanges cassées dans le bol d'eau nocturne

Dormir entre toi et désormais peinture d'une goutte de pluie tombée sur l'outre corps.

Publié par lorca à 20:27:51 dans montestaure | Commentaires (0) |

C'était hier, le chant obturé.... | 12 septembre 2009

C'était hier, le chant obturé des fontaines...., nos doigts en entrelacs pour mieux soupirer les distances d'entre les mots

L'eau, une musique étaminée, le feutré d'un baiser qui tombe entre les lèvres

Nous étions comme à la jouvencelle mais si prégnants de nos doutes, apparence des rires

Nous avions vieilli sur les cendres de la ville, sur le renoncement au dormir, une fonderie tonnante ancrée entre nos lits

L'adieu aux larmes, l'écroulement du sang, n'être au fond que l'humanité des virgules l'instant du retrait, l'adieu aux larmes, renoncer au doute nous n'avions plus la force de nommer l'insuffisance de nos regards.

C'était hier, le chant clos des fontaines...., nos doigts saisis sur le sel des solitudes quand l'amoindrissement des pas hurlent avec l'extinction de la parole.

Publié par lorca à 20:10:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

Parole de pendu.... | 12 septembre 2009

Parole de pendu:

"Je ne déraisonne pas la mort, je la lessive, je la mine avec mes expositions de chairs et les oiseaux noirs qui me bougent. Je demeure à la croisée de ce chemin, privé de dignité et voué à un certain culte des voyageurs à pied qui, loin de s'éloigner par le champs attenant pour reprendre l'Ambert plus bas dans la vallée, se livrent à des attouchements, des acrobaties manuelles, des curiosités de bâton et de pointes de couteau (un morceau de pendu est prétendu votif voire miraculeux mélangé à de la bardane et décoction faite, bu d'un trait après complies et cloches lugubres).

Que disais je , je perds l'esprit, le vent me saoûle, je voudrais dépendre et aller d'un bon pas vers la ville mais de guerre lasse et crocheté ainsi, je demeure immortelle  carcasse aérienne et creux comme mangeoire offerte aux corbeaux et aux fantassins de Compostelle qui me dépiautent lambeau par lambeau.

Viendra l'usure des cavités et des peaux parcheminées, je partirais par la terre au pied de ma potence mais que vienne l'instant d'une femme miséricordieuse qui, loin de s'approcher de ma répugnante silhouette dévorée, m'enverrait un signe de mère à son enfant meurtri. Par les pleurs du pendu, entre les larmes du paria, j'ouvrirais alors le verrou des immortalités."

 

Publié par lorca à 04:10:28 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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