La pluie dégrafe le ciel.... | 18 novembre 2009
La pluie dégrafe le ciel
entends tu geindre les murs de la chambre occluse
le ciel se change en tripes atmosphériques
entends tu le petit cri vagir hors le corps retourné
les tripes atmosphériques charrient des larmes de séléniens
entends tu les morsures entrer dans le vif de la guerre
les larmes de séléniens repeignent l'horizon par l'est l'éculé
entends tu le froissement du phalle au bord du précipice
le froissement du phalle emballe les moteurs de la chair
entends tu l'est l'éculé gratter à la porte des anubis éclairés
entends tu par ma voix de café les mots qui te distinguent parmi les femmes aimées
entends tu le feulement du miroir que ton nu absout de ses musées
entends tu la mémoire des amants redire ses plis amers
entends tu les femmes aimées manger de l'ange et du siphon
entends tu ma voix de café alourdir encore les creux de viandes dans le corps secondaire
entends tu la mémoire des amants feindre de n'être qu'illusion.
Publié par lorca à 19:52:11 dans montestaure
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Permaliens
Aimes-tu ma main en crapette.... | 18 novembre 2009
Aimes-tu ma main en crapette sur tes yeux qui ne voient que par le jouet toussé après l'amour?
Aimes-tu mourir à l'aube des consentements alors que la nuit éjaculée reflue dans son étui?
Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?
Aimes tu l'ongle de mon pouce vissé sur ton anubis et dissertant ainsi avec les flots de ton ventre?
Aimes-tu mes phalanges d'autour lorsqu'elles cadenassent ta vulve que précipite l'énergie du violon?
Aimes-tu ton soleil d'homme orthographié soley?
Aimes-tu le rouge sur mes lèvres acides lorsqu'elles sucent les trottoirs de la ville et ton sein aplati?
Aimes-tu entrer dans le phare de mes cuisses intérieures et prononcer le nom des fleurs habiles?
Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?
Aimes-tu rebondir après les nuits décarrossables où se mouvoir sur ta peau est une impossible inversion des roues?
Aimes-tu le souffle exécuté par ma bouche lorsque tes dents directives crachent une moitié de clef?
Aimes-tu ton soleil d'homme orthographié soley?
Aimes-tu croire à l'idée que l'amour est une farce bercée de mots ivres lorsqu'ils se noient?
Aimes-tu te faire à l'idée d'une solitude prolongée avec pour miroir les ailes d'un oiseau noir?
Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?
Aimes-tu que la table desservie le soit comme un effondrement de la conscience délabrée?
Aimes-tu qu'à l'heure du thé les cinq heures s'ébruitent de silences écumants et de langues coupées?
Aimes-tu ton soleil d'homme orthographié soley?
Aimes-tu la petite grille de peau moite posée comme une greffe au sirop sur ton anus écussonné?
Aimes-tu la marque de mes baisers sur ta montre qui épie la porte?
Aimes-tu ton soleil de femme orthographié soley?
Aimes-tu la conclusion cursive posée là telle la chute d'un corps animé de regrets?
Aimerais-tu que l'encre se souvienne de toi comme un cadavre de dialectique?
Publié par lorca à 14:45:54 dans montestaure
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Permaliens
Crise au bois dormant.... | 17 novembre 2009
Crise au bois dormant
Les principes du sommeil sont bafoués
La belle se sent si lasse sur sa planche de ronces
Et ses servants retors comme des horloges dénutries s'empressent d'y toucher
Dormir n'est pas de mise
Sous les banians farceurs elle se tortille en équerre
Elle s'agite sous sa capuche d'effarouchée privé de songes
Quant à l'intendance elle se taupe sur la chair de l'icelle dégarnie
Un prince d'occasion cherchant des hallucinogènes sous les brandes et autres calumets
S'avise de l'esseulée sur son caillebotis d'humus et de mains balladeuses
Son épée défouraille et sa dague main gauche
Il coupe retranche soustrait amoindrit les gueusés qui pour les uns coupés et les autres hurlants dans les bois dormants
A l'heure de la rencontre sur les à vifs d'organes de têtes et de sanglants
La belle et le prince s'envoient en l'air de rien par le chemin qui mène au resserrement des intentions.
Publié par lorca à 12:57:53 dans montestaure
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Permaliens
Tu pars pourquoi tu pars..... | 16 novembre 2009
Tu pars pourquoi tu pars avec tes cérémonials de valise mal fringuée
Avec tes sources sûres tes certains et tes doubles de clefs
Tu pars pourquoi tu pars à cheval sur une chaise sans dossier
Avec l'assiette des après midi de thé où le gâteau avait brûlé
Tu pars pourquoi tu pars le grand rêve d'aimer le sapajou
Avec tes remontrants tes dictées et mes fautes grammaticales
Tu pars pourquoi tu pars avec ta planche de salut qui prend le train ce soir
Avec tes pas qui escaladent mon iceberg dis tu en me tâtonnant du bout de la paume
Tu pars pourquoi tu pars j'ai tracé une esquisse de sucre sur le rêve de mon âme
Avec tes doigts en bout de ligne d'horizon j'ai apprécié de te servir
Tu pars pourquoi tu pars le repas est indigne il souffre d'abrutir la chambre
Avec tes mots en saladier qui ouvrent la fenêtre et jettent le petit chou brûlé
Tu pars pourquoi tu pars couverte pour l'hiver alors qu'été se tranche la gorge
Avec le chant de l'oiseau méridien que nos siestes ont rendu fou
Tu pars pourquoi tu pars au midi de la dernière lecture s'oubliant dans le verre des vocalises d'alcool
Avec tes défigurations de la lumière où je puise les quelques secondes qui me restent de miroir.
Publié par lorca à 19:26:24 dans montestaure
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Permaliens
S'endimanchent les morts... | 16 novembre 2009
S'endimanchent les morts
Ils replient leurs cadavres et se tassent un peu au fond de la tombe
Novembre les humilie ils voudraient trépasser encore un peu plus
N'être plus visibles à travers le couvercle
N'être plus l'instrument de la peur des vifs
N'être plus appeler à la surface des larmes et des mensonges
S'endimanchent les morts
Des pas à pas au dessus d'eux ça traîne dans la graville
La cérémonie des présences chausse-temps
Les regards qui se croisent au dessus de la pierre
N'être pas de ces vifs qui renoncent à la vie
N'être pas de ces vifs en tension dans les allées des outrages et des chairs défuntes
S'endimanchent les morts.
Publié par lorca à 18:18:45 dans montestaure
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Permaliens
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