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Demain dès l'aube biaise.... | 19 août 2006

Demain dès l'aube biaise ,charrette de fumier. Mais tu ne fumes pas mon petit!!! C'est absolue la vérité!!! Je voudrais paître aisément sur ton ventre, fumer les trous, ouvrir les poissons épistolaires sous tes seins et lire l'eau de mer, et la mémoire de la terre séreuse. Je voudrais ne pas vouloir être l'écriteur de spasmes infirmiers, le feutrier des nombrils ronds comme des cols avalassissant, je voudrais ne pas être la luge de la mémoire glissée entre mes deux épaules, ca fait mal, aïeuuuuhhhh. Mais pouvoir taire le cri, chuchoter le trésor de dents coincés sous ta langue, rire sur ta bouche, lécher tes lèvres asséchées par le vent d'est, mordre le temps limpide qui glisse entre tes cuisses mordorées, lissées par la pluie et le soleil des midis d'en bas l'île d'amours. Un baiser, l'écho d'un baiser, le lointain, l'effacement. Je t'aime de loin, ainsi  je t'écris chère absente.

Publié par lorca à 12:49:32 dans montestaure | Commentaires (0) |

oh l'écrit noir.... | 17 août 2006

Oh l'écrit noir où l'oeil se désespère


il voudrait tendre la nappe écarlate où le sang ne coulerait plus


il penserait le monde sans ces bras tendus les fachos


il désinformerait l'enfant de l'homme de paix pendu pendant la guerre


j'ai vainement cherché l'absolu tranquillisant de mon âme


j'ai caché ce remord de cave cette révolution de la honte


j'ai bu les secrets au fond du puit empoisonné le désert


L'écrit serait il innocent


je ne peux être sans être en ma présence le témoin habité


je suis lâche je suis mort je suis mort

Publié par lorca à 18:51:27 dans montestaure | Commentaires (2) |

Précipites toi je dors.... | 15 août 2006

Précipites toi je dors, annules la nuit d'amour en versant sur mon corps le bithume des routes inviolées, mouches toi dans le pansement de mes convulsions de matelas, renacles si tu le désires sur ma peau déboutonnée, agites le gras de notre nuit sanglotante de pluie et de sperme, vacilles puisque tu tombes en susurrant mon nom rien que mon nom, frappes vas y puisque la blessure jouie de n'être refermée, précipites toi je dors lorsque tu veilles , tel amour que rien n'offense ni ne caresse.

Publié par lorca à 10:02:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je est un abattoir.... | 13 août 2006

Je est un abattoir, une planche sanglante, il éviscère les livres nus, les compisse, les bois, il lit comme il pleure, plein de sexe noir et de larmes poussées à l'extrème. Je est un écrivain vain, atextué, margé sur les blancs cassés déserts comme un ventre parcheminé. Je est un homme de troubles et d'éthers, pleins de ces alccools de guerre personnelle qui glissent dans le corps en emportant le rire avec eux. Je aime, il aime plus que le miroir qui tance ses effets, il aime à l'ombre des murs lorsque se chuchotent les futurs meurtres de livres. La mort lit sur sa bouche le baiser à venir.

Publié par lorca à 09:22:33 dans montestaure | Commentaires (0) |

Potron minet le matinal..... | 12 août 2006

Potron minet le matinal sur les chemins universaux de la mémoire se rappelle qu'icelle la séduisante lune se dénuda sur la pierre des obsidiennes liquéfiées par le frottement des corps brûlés d'amour. Je sais qu'il fût rappelé par la belle sélénienne afin de sculpter le jour et de carresser la nuit ouverte comme une vulve. Je n'en fût pas témoin mais il est dit dans la contrée de reins qu'ils eurent le rendement de deux océans jointurés, c'est dire qu'ils coulèrent à gros bouillons sur les légumes du jardin attenant aux champs de pierres ruinées. J'aurais bien fais le troisième larron mais Potron minet l'égotiste me fit savoir que mes géographies internes n'étaient pas adaptées à la vasque huileuse proposée mais qu'il ne verrait pas d'inconvénient à ce que je barre la gondole amarrée là, qu'ils allaient les tourtereaux prendre comme on prend le canal mozambiqué pour se donner un genre de couple aguerri. Je fis fonction de manche des vagues échevelées pendant qu'ils baisaient leurs lèvres sphériques. A la fin ils s'accouplèrent tendus comme des boutres. Il me souvient qu'à cet instant je pénétrais Potron par le sifflet de son anus concave.

Publié par lorca à 14:57:48 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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