Demain dès l'aube biaise ,charrette de fumier. Mais tu ne fumes pas mon petit!!! C'est absolue la vérité!!! Je voudrais paître aisément sur ton ventre, fumer les trous, ouvrir les poissons épistolaires sous tes seins et lire l'eau de mer, et la mémoire de la terre séreuse. Je voudrais ne pas vouloir être l'écriteur de spasmes infirmiers, le feutrier des nombrils ronds comme des cols avalassissant, je voudrais ne pas être la luge de la mémoire glissée entre mes deux épaules, ca fait mal, aïeuuuuhhhh. Mais pouvoir taire le cri, chuchoter le trésor de dents coincés sous ta langue, rire sur ta bouche, lécher tes lèvres asséchées par le vent d'est, mordre le temps limpide qui glisse entre tes cuisses mordorées, lissées par la pluie et le soleil des midis d'en bas l'île d'amours. Un baiser, l'écho d'un baiser, le lointain, l'effacement. Je t'aime de loin, ainsi je t'écris chère absente.
Publié par lorca à 12:49:32 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Oh l'écrit noir où l'oeil se désespère
il voudrait tendre la nappe écarlate où le sang ne coulerait plus
il penserait le monde sans ces bras tendus les fachos
il désinformerait l'enfant de l'homme de paix pendu pendant la guerre
j'ai vainement cherché l'absolu tranquillisant de mon âme
j'ai caché ce remord de cave cette révolution de la honte
j'ai bu les secrets au fond du puit empoisonné le désert
L'écrit serait il innocent
je ne peux être sans être en ma présence le témoin habité
je suis lâche je suis mort je suis mort
Publié par lorca à 18:51:27 dans montestaure | Commentaires (2) | Permaliens
Précipites toi je dors, annules la nuit d'amour en versant sur mon corps le bithume des routes inviolées, mouches toi dans le pansement de mes convulsions de matelas, renacles si tu le désires sur ma peau déboutonnée, agites le gras de notre nuit sanglotante de pluie et de sperme, vacilles puisque tu tombes en susurrant mon nom rien que mon nom, frappes vas y puisque la blessure jouie de n'être refermée, précipites toi je dors lorsque tu veilles , tel amour que rien n'offense ni ne caresse.
Publié par lorca à 10:02:16 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Je est un abattoir, une planche sanglante, il éviscère les livres nus, les compisse, les bois, il lit comme il pleure, plein de sexe noir et de larmes poussées à l'extrème. Je est un écrivain vain, atextué, margé sur les blancs cassés déserts comme un ventre parcheminé. Je est un homme de troubles et d'éthers, pleins de ces alccools de guerre personnelle qui glissent dans le corps en emportant le rire avec eux. Je aime, il aime plus que le miroir qui tance ses effets, il aime à l'ombre des murs lorsque se chuchotent les futurs meurtres de livres. La mort lit sur sa bouche le baiser à venir.
Publié par lorca à 09:22:33 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par lorca à 14:57:48 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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