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arbre blanc... | 09 mars 2006

Arbre blanc
arbre noir
je t'attend sur le fil fin des grands effrois
et les près alentours fournis de femmes mortes
s'effacent dans le blanc des glaces empesées.
Je t'attend sur ce lustre de siècles habités
que les fantômes nus autant que les sélènes
ont fuit, "cours, cours" frimas sanglants.
Arbre blanc
arbre noir
le froid dévore le bois, la tête de l'homme
mange des chaussons d'enfants, génie des repas,
ma main se signe, l'église clochetonne,
les quatre hivers de l'abscence te rendent si distraite,
viens, viens, la terre est heures de terreurs,
je t'attend sur l'os des écritures closes,
je t'attend pour mourir sur le banc intérieur.
Arbre noir
arbre blanc.

Publié par lorca à 13:04:36 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je suis... | 08 mars 2006

Je suis ploie sous la chaleur,
les corps, le mien et le mien,
sont des éponges balbutiantes sous les lèvres des nuages.
L'ile a le ventre souple des ventres pleins de miel.
Ta bouche suce je suis,
et là, panoplie de sac à patate à l'ombre de tes aisselles,
je rebondis bondis sur ta langue,
sur tes mots virgulés,
sur tes dents petits pains blonds,
sur tes ongles pleins de verts,
sur ta tectonique de seins ondoyants,
sur tes fesses acqualabore,
tant il est dit que l'amour sous les chauds
et une oeuvre de labeur séreux,
trans-humide,
exténuante de vérité.

Publié par lorca à 12:30:24 dans montestaure | Commentaires (0) |

Lorca.... | 05 mars 2006

Lorca tu chantes sous la voilure des songes
la guitare habitée et le papier sablé
longuement promené au soleil des Grenades
je vente là où tu souffles
je respire les ondées partagées sous tes yeux
par là la Baracca sur la route de cendres
et le théatre nu
deux hommes à la baise incendiée
Lorca ami passé par le temps des clartés
des écritures mobiles
comme des carènes à l'oeuvre d'eau
sillons des rires
encres des nuits encres des heures plissées
encres rouges du sang coulés des agonies
et des voyages sud par la mer caraïbes
Lorca l'homme des lèvres
là le cheval perclus de solitude que tu honnores
entre les arbres sigillaires
je demeure sous la lampe huileuse
je vais immobile là où tu vas couché dans le ravin
les mots sont la demeure du silence.

Publié par lorca à 08:07:04 dans montestaure | Commentaires (0) |

Putaing tu pleures.... | 03 mars 2006

Putaing tu pleures, tu savonnes ta gueule torve, la lumière gerbe des acides verts dans un ciel chargé de hallebardes.
Putaing tu pleures, ma main te peigne, ton visage arrange un sourire, un baiser sur ton front.
Putaing tu pleures, la dérive des antans de mots te modèle, nous savons tous les deux que l'heure est à demain mais putaing, tu pleures et je pleures avec toi.
Je plonge un peu ma gueule à la fenêtre stellaire, le trait noir de tes yeux brille sur mon âme clairsemée, tu rassembles les bouts d'acquiescements à la vie mais putaing, tu pleures.
Putaing je pleure, le mélange d'eau et de vin dans ma bouche, un peu de poésie humide, les départs, les abscences, les trous entre les doigts.
Putaing l'amour des ombres, des murs, des oiseaux morts...Chutt, le mur s'ouvre, je file dans l'univers.Attends moi je reviens.

Publié par lorca à 10:48:33 dans montestaure | Commentaires (0) |

La Réunion | 02 mars 2006

L'ile chavire malade
et l'ile est belle autour du monde
bleue elle accompagne mes désirs
verte elle soude les hommes entre eux
blanche elle ravit le voyageur
noire elle touche le front de la mémoire
alors l'ile t'attend
malgré les temps de transit
malgré les dires malgré les maux
nous y vivons nous y choyons
nous y aimons.

Publié par lorca à 13:14:05 dans montestaure | Commentaires (1) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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