Je suis... | 13 avril 2006
Je suis fait des ronds dans l'eau bourdeil noue des saules et des rameset appesant entre les vagues frigides,il éclaire l'ombre de ton sein gauche talqué marbré fissurél'onde, ses franches auréoles bilieusescomme un plasma dégorgé du ventre,igne les peaux de nos corps tangentésje suis, dès lors, ouvre les pentes fluvialesqui mènent à néant, entre la boue lourde des remordset le sec lèvre des bouches torves sur l'épaulealors, alors, s'en furent et toi et moipar les tubes de sang jetés en bonde noire.
Publié par lorca à 15:44:19 dans montestaure
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Permaliens
Rien là... | 12 avril 2006
Le chant d'amour, oh oui, par la porte seconde où tu entres corps après corps nimbée de tes sueurs et de tes chuchotements, baisers sur les lèvres qui déchirent les lèvres, la porte se referme sur ses gonds déchirés, les gris du ciel peignent le plafond de la chambre, tu pénètres le trait d'ombre qui guide vers moi ses virgules moites,j'embrasse les bras de mer passés , les râles de pierres sur l'eau où tu fus, écornée par la vie, une femme aimée,les lieux de vie anciens défont un peu les murs de la maison, tu entres, figurante de la tempête de mots qui se taisent dans ta bouche,je les dis par la mienne ouverte, je prends ta main, oh la main des soupiraux fermés, l'ouverture quelque part sous ton ventre, le cri, le déchiré, je bois tous les sangs qui nous guettent , je referme la porte et ta blessuredosrs, dors, chère aimée, le temps des vents lourds s'achève à la nuit tombée là,dors, dors, la veille est éternelle à celui qui distrait les clos et les silences.
Publié par lorca à 08:49:25 dans montestaure
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Permaliens
Un écrivassier.... | 11 avril 2006
Un écrivassier une rotule de l'encreune chemise sans manche plume aux doigtsune paire de couilles roulée sur le papierun malhabile trou synthétiqueun écrivain vainun tartarin des vomis noirsune inspiration circum flagelléeun tas de mots morts tôtune efficace annulation de l'espritun déchiffreur d'anéantissementsune casquette chiottée par intervallesun glandeur en bout de quai qui fait snif snifune paix de facade au ras de la bilbiothèqueun mec qui prend le temps de se ronger songerune survivance des romantismes éculésun adieu au temple façon Apollinaire il est bref le temps des livres à venir.
Publié par lorca à 14:01:30 dans montestaure
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Permaliens
Rien là... | 09 avril 2006
Vestale porte manteaux de chairtrois pas dans le couloir tu sembles privée de l'amour annoncétu diriges tu vitrifies les motset je carresse ton sein de marbrerigide l'horloge boit des oppressionstu es de l'inertie profonde des mémoiresvestale petite touche de sabletout en effritement sous le doigt vagissantj'enveloppe ta cuisse nueles chairs sondent l'aube renacléeune fusion incidente se dessine peut êtrenudité des esprits qui se quittentet qui se fendent comme les mots.
Publié par lorca à 06:21:22 dans montestaure
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Permaliens
Anatomie de René.... | 08 avril 2006
René en expertise sur l'anus de JoeNon non pas l'anneau des ruminations!!!le soleil se lève sur le grabas de Renéil rumine des tentacules strangulées autour de son torsesoif sois terrible!Il boit à la vasque de picretandis que Mathurin lui tombe sur la chigneil s'en suit une guerre d'airain, de blé mûr, de sucre, d'andouilleet de transit pour le pouvoirRené est déclaré vainqueur par l'aiguillette à tricotercomme d'hab il forclut Mathurin dans une besace genre couillea force de rentrer il a fini sodomitece qui fait qu'il ne renonce pas à l'amour des bêtesbon bon c'est assez dégueulassela morale s'en torche un peu à l'heure de crever n'est ce?Alors mon bon René il est temps de baiser le châle de maman.
Publié par lorca à 12:08:34 dans montestaure
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Permaliens
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