Sept verres
L'un ébrêche tes lèvres souricières elles distillent le vin équarisseur
L'autre te ronge crue en disant la chanson des désirs gérontes
Sept verres
L'un provoque une précision d'alcool mimétisme de loupe sur la nausée ressac
L'autre glisse en me tutoyant sa chute au bord du rein déshabillé
Sept verres
L'un borne ton ventre qui s'assoiffe tu veux baiser les escaliers du divin
L'autre l'auriculaire de verre pénètre dans l'esprit du corps à cheval
Sept verres
L'un et l'autre l'ivresse mitoyenne sertie des silices aux abois notre déroute.
Publié par lorca à 19:31:32 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Quand deux à deux s'en vont courir les grammes de langue
Se resserrent les segments de muscles ondulées
Quand deux à deux s'étreignent
Puis quatre à quatre paire de mains liseuses des pas de vis et d'écrous et des rondelles mutinées
Se refondent sur le tronc cérébral les anciennes trappes à anneaux velus
Quand les pluparts et les nombreuses et les pertinentes sections de chairs s'en vont gésir au fond du vaisseau sans plancher
S'immobilise fouissante la bretelle aimante du soir élastique
Quand elle dit son cri de timbale il dit son cri de pichet
Quand il dit la fin des cataractes elle dit son désir d'aller au cours du fleuve toujours
Quand l'une défenestre sa main.
Publié par lorca à 20:38:10 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Merveilleuse tenue de soirée la dinde farcie des occases d'opéra
Jamais au grand jamais je n'ai vu accoutrement plus indigne de toi chère Plume
Tu virevoltes que dis je tu vicevoltes au balcon de Garnier affublée de ton nom d'aigrette
Au bras de l'effarant Gonthier dernier trou à se prendre pour l'anus de dieu
Quelle nuit à l'étage avec vos petits bruits de crapes et votre souper en pelisse de rat
Les habits noirs vous vont si bien vous qui n'effleurez que si peu la lumière
Alors les médisants diront:" Oh les dandys qui se trémoussent dans les nuits arrosées au Pinot!"
Accordant les fils de la guitare nuit je dirais:"Oh chers deux néantissimes étrons que n'avez vous la mort en partage d'égouts!"
Publié par lorca à 20:06:05 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Orion entre tes lèvres le murmure des célestes et que tes mots achèvent de saluer le corps téméraire de l'aimant instruit du génie de vider les cieux sous la dictée de la pluie qui fait chanceler la raison astronomique
Entre tes lèvres le corps fendu de moi constellé de trous noirs anti manière de figurer l'amour et ses cerceaux butinés sous la bouche ouverte et quasi physicienne de la nature des choses et du chaos et de la raison astronomique.
Publié par lorca à 20:40:22 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Mauve sous la varangue l'ombre se carresse
Elle allonge des cils dessine un à foison de désirs
Elle serait une chute si la nuit ne retenait sa main
Mauve à l'encor de baisers, ses souffles entre deux mots
Elle est biaise tout à son chevet d'yeux profonds
Elle dénude l'amant, le vent comme la soie qui irait son chemin
Mauve son encrier, l'écriture des jouissances soupées à l'heure du thé.
Publié par lorca à 21:01:08 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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