Je est un tas de papier rouillé où se torchonnent des nacelles de mains pleines de sangs et de dés déroulés usés muets. Le je en quelques traces dit "allez allez petites heures de viande!!" ou " a l'abattoir le bourreau valse entre deux meurtres". Là- bas, sur l'océan ouvert ondoyé, le ciel bégaie des fenêtres épanchées sur leur futur d'impasses. je est un tas de papier d'écriture, ô l'écriture des temps passés décomposés soudoyés qu'il m'est donné de chérir comme j'aime à nommer mes fuites et mes ressassements. Je est une écriture d'abandon.
Publié par lorca à 13:22:46 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
René médite sous la pluie, il rentre du trocson, fin bourré aviné, l'esprit humide et le regard intérieur vaguant sur de hauts cimetierres. René à pas comptés fait le tour du quartier comme pour marquer un territoire de solitude consentie pour mieux gueuler son amour mélé de boue grisâtre et de paniers percés qui ne vont plus au marché des grosses saucisses amandées et perclus de bas ventres puants. René est un tel dégueulasse que l'autre, son frêre , évite son pas pour marcher ailleurs, derrière les gens raisonnables. René a reçu une blessure de guerre, il s'est fait défoncer la tronche à coup de burin par l'Ernest le lémure excentrique erratique qui course les humains hommes pour les manger la nuit lorsqu'ils somnolent sous le corps de leurs femmes entretoisées. "Pleins les bourses de ces assassins merdoyants qui habitent mes nuits catatoniques"Crie René alors qu'une cornette ballade sa soeur dans une rue bondée aussi soudainement que vidée de ses livres. La lecture, ca vous requinque un mort!!!!
Publié par lorca à 13:38:32 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Mardi nuit, vent et pêts de lémures sous l'astre. Les étoiles se flétrissent à l'heure des mensonges, je voudrais écouter à nouveau tes paroles dérisoires mais le temps m'est compté, je dois partir par l'est le trou chauve des collines opiacées. Le temps te dis je n'est pas un oiseau posé sur le lac des attentes de trains, nous n'avons pas la montre en partage, je n'ai même pas de montre et tu comptes, tu comptes les secondes que notre amour hi hi hi renacle à mourir, je casse un verre contre le rocher vermoulu, je ne veux plus attendre, entendre la complainte de la femme haletante, déménagée par la vie, fut elle en entrechat devant mes yeux baissés sur le livre sous entendu qui s'effeuille feuille feuille feuille dans le miroir des anciennes cloches valsées comme à l'annonciation d'une rencontre inouie. Paroles, paroles quand tu nous tiens, tiens, ne passes pas me voir lorsque tu en auras l'occasion.
Publié par lorca à 20:23:19 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Méfaits de sconses à l'heure des indices de meurtres
le sang roucoule des oiseaux égorgés
les intra muros malveillants ouvrent des nids apeurés
je vois les enfants courir après les ponts, ils s'éventent en gerbes liquides
je voudrais catafalquer les assassins, les roués ces lémures
le monde brou de noix étoffe son calvaire
allez, allez, fuyons les automates sanglotants.
Publié par lorca à 15:46:46 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Je est un bruissement de langues lointaines clapées sur le dos d'autrui l'arbre roux
automne le serpentaire
chairs enroulées autour des verges confondues de silence
automne la sève précipitée
je est une âme ailleurs au lointain des murmures
hiver le rein blanc
seins au carrefour des litières endormies
hiver l'ombre distante
je est un cri de racines séreuses léchées sur le ventre
d'autrui le corps vain.
Publié par lorca à 09:16:52 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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