Finalement l'étoile n'est pas le firmament attendu, le spectacle des oculaires ébahis. Elle cravache certes, elle chevauche, elle monte avec raideur mais elle est très conservatrice. Permets moi de te tutoyer chère locataire des en face improbables, permets moi de me frotter à la laine de ton châle vénérable, permets moi de te penser comme une atlante nue dénuée de remord et qui persiste dans la trahison des faits et des désirs. Allez, hue gironcelle! Hue sur le grand charriot plein de sexes entravés! Hue les corps en avance sur leur temps de soupirs! Allez, je t'aime.
Publié par lorca à 15:36:11 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Dormition au volcan, je rumine la fin de l'hiver et les stèles rouges s'installent au clair de terre sanglant. La bave, la lave, coule sur mon poignet tranché, le sang fusionne avec la roche liquide merveilleuse, soupirs entendus au Dolomieu. Ma bouche en cratère suce ton corps défendant repu sur l'ocre, dormir est un état trans-peau de cul et langue rouillée sur le sein froid cotonneux. L'autre pète son kartour de sélénites ; dessous la lune que l'on croyait dessus.
Publié par lorca à 12:51:21 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
René se recalotte. Dehors, intempéries. Il snife un peu sa purée. Dehors, poussée de misère opaque. Il se fige comme un vieux arrêté au sommet de la vie. Dehors, renaclements et haleines puées. Il voudrait marcher jusqu'à l'aube pour voir l'autre monde, celui des traceurs de destin. Dehors ressassement de la lumière sale. Il halète comme un chien désossé. Il murmurre le prénom de quelqu'un de poilu, homme ou femme, il ne sait plus. Dehors le ciel s'essuie le cul sur sa fenêtre. Il va au frigigo et se décachète du six stars, et hop, dans la bonde. Dehors le crime c'est de vivre. Il s'étiole, l'alcool bafoue les murs, la tapisserie dégueule des oiseaux malades. Dehors, le silence est en perdition. René s'allonge comme un mort à venir, il cale sa viande, se protège des coups à venir, il exquisse un sourire d'enfant en se touchant la verge.
Publié par lorca à 16:16:27 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Les jours fondent, vieillesse des horloges..............Tu vas sur le trait bleu qui mène aux étoiles et elles chavirent avec toi, exténuées.............Je vais avec toi ployant corps et esprit, tétu comme l'encre dégauchie qui pèse sur le papier.........Les nuits ivres boivent l'alcool aux tempes de la pierre remuée, celle qui dicte les fondements de la mort rapprochée.............Tu vas sans bruit, irrépressible mutisme sous le toit arraché par la pluie.........Je marche dans ton dos, carresse aux épaules triangulaires et abandon des illusions......L'aurore tranche sur la violence des mots, la paix clairvoyante de l'homme en fin de quai.
Publié par lorca à 16:15:53 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Crépuscule stylé tiré à quatre fers
l'un donne de l'eau à l'autre qui se rouille
l'autre noirçit le ventre mort de l'un qui se parfume.
Le ciel déraisonne, le vol de l'homme se sépare de ses plumes
là bas, en horizon ligne mutante, la nuit claironne ses silences.
Publié par lorca à 15:29:21 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| >>
Depuis le 09-12-2005 :
126531 visiteurs
Depuis le début du mois :
5943 visiteurs
Billets :
391 billets
Commentaire