Elle n'en finit pas d'étendre son drain d'encre
Epistolière passée de mode, brève petite sole recrachée par la photographie,
Elle rumine des carrelages scriptés sous auvent de marteau qui tamponne l'oeuvre mise à la casse
Elle défait ce dont elle doute, brise le papier habité par l'ibis, déchire les murs tapissés de freins,
Elle écrit puisque vidée de son sang.
Publié par lorca à 16:08:44 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
A la mesure de ton souffle désacordé ma bouche en trou sur tes lèvres pointues,
La parole exténuée graisse des sifflements, des rouages de dents méticuleuses
Précises de saveurs tordues, d'haleines partagées, d'humeurs liquides aux palais renfermés.
Les gencives se marbrent, les entre langues s'empoisonnent du bout de leurs ventouses,
Plein calcaire des sourires renoncés au terme des buccaux.
Soufflée de viandes aspirées, baiser oxydé.
Publié par lorca à 16:21:17 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Altération de la nuit crépie par deux plombes élastiques
Les heures se soumettent aux dires des lèvres bues
Avalés par la bouche les mots obsolètes se tannent
Tirent sur les syllabes comme râle de craie sur l'ardoise déchirée
Je chavire me drosse brosse les draps du lit qui se moulent
Autour de mon corps l'ombre se dégrise
Le ventre se vide partie de marécage l'appeau de sang condensé
Flotte délivré de la vie
J'ai cherché sobrement à te nommer l'inconnue
Entre sommeil de guerre et nuits de poisson mort
Tu es lasse partie l'usure des cathédrales l'amour défi au temps.
Publié par lorca à 12:37:42 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
De pied en pied, de palme en palme
de ressort en coussin, de plumeau en queue de duc
de la résurgence de la folie en fabulation du tiroir sacré hump hump
du sac de miel oublié sur la tinette et par dessus la hampe en bide d'ours répandu sur la peau d'Abraxas l'écorché
de pied en pied, bref, petite sauterie des tabourets impatients
palme en traversée sur couloir de vitoles, fume mon camareau
fume par dessus tout ton ventre jusqu'à jouissance
Juan Lopez en anthrax sniffe la pore cicéron
et allez dans la nuit putaing sous réverbère la solitude
quelle merveille la nuit des pieds à pieds d'avec camarde affleurante
au bord du fleuve, pénétré, solé, candescent, marbré par le vent,
miaou, bité comme corps sulfuré, sous cloche l'endormie
pionce pour que nul ne vienne ouvrir ta tombe.
Publié par lorca à 21:28:35 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Fais figure de proue nette assise sur la planche
chantée que dis je louanges entre les quatre mâts
qui honnorent ton trait le dessein de ton corps
à juste titre de reine immobile le présage d'un voyage
a l'avant de l'esquif de chair abondance de désir
quatre à l'arrière qui se morfondent
et toi qui guide l'eau le serment de la mer
entre lit mascareignes et fusion d'océans.
Publié par lorca à 14:39:13 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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