La peau calque les chairs
tel ouvre-boite déroule le fil du sang
affluent vague sous le sein démodé
le même aux pigments suaves
si intime rebond connu pour s'onduler
vasque fermée
sein carafe à complies que le vin ne dit pas
le boire serait si neutre et l'aimer si divin.
Publié par lorca à 15:59:14 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Je cherche l'autre toi immobilité archaïque
verrouillé les berges allongées fluviales au rythme du silence
discrète impasse de lierres de fusain de papier
à l'encre d'écartée entre syllabes qui s'éloignent
moulées aspirées au souffle des lèvres abrasées
le crépuscule mécanique dit ses chuchotements
je ne cherche que l'autre toi d'encave le souvenir
mémoire à reculons l'exil du mot
le trait d'oxygène sur l'épaule de ton corps
la plainte les inutiles perceptions du coeur
nul ne reviendra du soir que tu nourris absente.
Publié par lorca à 12:19:58 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Vendredi le pourquoi pas nidifier sur l'aire tricotée par l'aigle fildefériste.
Samedi que le pipi inonde tel lac n'en saura rien.
Dimanche les hop et les hou confondent entrechats et volée de bois noir.
Lundi portée de quatre poésies nourissonnes au verso versi versa vice.
Mardi l'empoutreuse ira par le fleuve pêcher des tonneaux de blanche.
Mercredi que l'étiquette annonce comme soirée d'assiettes rébarbatives.
Jeudi l'huitre ouvrira un oeil torve cataracte d'océans.
Publié par lorca à 16:04:55 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La caresse, de grâce, pardonnez là,
intuitive, pardonnez là,
au ressort de chairs, incidente colonne de doigts, pluie d'ongles sur l'épaule,
pardonnez là, appliquée, posée comme papier peint de sang sur les lèvres pincées,
miteuse de la peau, passe-cartilages croquant, pardonnez là,
la caresse, pleine tripote à l'intérieur de la vulve annelée,
outre de sel, le quatre pattes processionnaire, à l'enfilée pardonnez là,
le pouce se mégarde comme la paume se fend, la caresse se disque,
lance-rein qu'elle accroche, les tortilles comme muqueuses sous la langue
pardonnez là, elle se rêve sous le dais de ton corps ,à l'étouffée,
pénétrée du gras des couleurs qui senlisent, ventouses et pigments,
pardonnez là, la caresse se plie et se fige, le corps se vide,
la main se courbe et doucement s'endort.
Publié par lorca à 16:36:24 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Lundi crapotin comme douche sur cheval veuf
Mardi l'encrasse dévore les planches de la scène Godot
Mercredi le pisse en l'air fait chuter des cadavres de rêves
Jeudi tu l'auras ma main dans le dos des oustes par la gare
Vendredi je te dirais la plainte du mouchoir et du prépuce
Samedi monsieur dérivera par lacheté et emballement des regrets
Dimanche à l'ouverture de la tombe un cheval veuf dira ses cinq versets.
Publié par lorca à 15:51:34 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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