Puisses tu ajourner l'ordre sévère d'aimer
et dire les songes du corps gondolé
Puisses tu mordre dans le mur de chair qui m'habite
et résurger ensuite sur mon ivre-phalle
Puisses tu entrer par la mégarde valve de peaux
et signer du jouir le grand chancèlement des reins.
Publié par lorca à 11:19:54 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Empyrée inamovible que le ciel fracassé éclaire, l'ondoiement du ventre
Qu'ouverture sur le corps donne à désirer en projections de chairs
Et l'allant des séismes patauge dans le moiré vénéré du silence à deux doigts de mourir.
Je n'ai pas renoncé à t'aimer, l'immense traite du bleu
Par les dès déroulés dans le lait de tes yeux, la mire au front baisé
Outre les mots qui ne sont plus les acrobates de ta bouche
Outre le temps raréfié que scande un trépied de montre blessée
Je n'ai pas renoncé à t'aimer, le solitaire est l'homme des mots écroulés.
Publié par lorca à 07:46:30 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Arc cuisses en céleste de peaux sur le lit-bonze assoupi
Les muscles tressés en trouvaille de sangs par dessus os
La chair en écueil sous les lèvres vrillées
Et par delà le ventre feuilleté tant épluché par les doigts ensemenceurs
Oh tant de plaisirs à défaire les troncs du corps, à éreinter le feuillage palabré
Où les mots déssaisis de la corvée des mots d'encyclope laissent choir leur abréviation
Pour qu'oui qu'oui qu'oui enfin renonce à l'affirmation des habitudes.
L'ombre plate encéphale végète jouie sur le bonze encaustiqué , elle dort.
Publié par lorca à 13:38:18 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Distorsion des distances, une minerve me vrille
Tu es là , dormeuse, coucheuse des lits de soifs , bue par le trépas des reins
A la montre il est ce temps qui dépasse les désirs de partir, passe temps le temps de jouir
Révolue tu démontes les os qui furent les arcs respirés, le dos qui baise dans la cendre
Distorsion de l'horloge, à pas glissés sous ton ventre éventé, coïts écroulés
Ton corps orbé patine sur le cuir de la peau renoncée
La nuit enroche l'étal de chairs comme nuit au soleil plombée.
Publié par lorca à 23:51:38 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Vendredi par la mer où des cadavres agités flottillent entre deux iles d'évasion, l'un monde laminé, l'autre monde opulent. Ils voulurent du pain, ils eurent une tombe liquide, un couloir d'eau remué par des paquets de chairs découpés. L'exil des morts océaniques ne prête pas aux soupirs bonne conscience majestées cultivées éclairées compassionnelles, il efface les hommes noyés, il distille dans le sel le corps des enfants sans nom. En d'autres temps ils furent esclaves sous la roue, hommes de trait et marrons aux temps de la révolte. Vendredi par la mer les cadavres nagent à contre sens de nos misères dérisoires.
Publié par lorca à 16:19:57 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
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