Qui le sourd plein les poches de bruits
asticoté comme verge nocturne
fait semble de n'entendre ni le cri ni la peur
et ressasse le mur qui sombre d'insomnie.
Qui par toi ou comment le rêve de mourir prend force et dérapage
que l'ouverture du ciel entre l'ambre de l'oeil et la paume saignée
glisse mutinerie des doigts qui tranchent égorgent l'horloger de ton âme.
Qui le sourd dire les mots écroulés sous la tranche de guerre si intime.
Publié par lorca à 16:05:04 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
La morsure matraque la nuque de l'oubliée, elle suggère l'abandon, elle appelle les murs à s'ouvrir, et la vrille la broie.
Marches, marches, soeur de la nuit mouvante, épiphyte des corps d'avec toi, d'avec tes désirs,
roules, roules, comme outre de terre liquide,argiles sous les os qui glissent sous la main mortuaire.
L'incisive crocheuse comme attelle aux lèvres taiseuses qui ne disent plus le nom des sensualités passées,
intra de mots sous le biais des nausées.
Publié par lorca à 15:39:52 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
Patience, les traits de son visage s'éclaireront bientôt à la vue de ton dos,
elle ne fera qu'une bouchée de sa salive et du calcaire roulé entre lèvres,
elle ne fera qu'un signe du majeur, le temps de bien décroupée, de dire les mots d'adieu.
Patience, tu pars entre elle et le silence, tu te dévoreras, nourriras les traits de l'absence,
des regrets nul ne reviens, l'horloge est une tombe, pleine caisse de larmes.
Publié par lorca à 14:33:26 dans montestaure | Commentaires (2) | Permaliens
Rentré du ban des agonies,
Le lit loutre m'a vidé, oublié que je fus sur cet esquif de planches à cloutes dans les reins
Reclus depuis la dernière lune où rampant, j'ai avalé la falaise de poussières,
Toujours renoncé et toujours repris comme ventre sous le boutoir de l'autre corps.
Rentré du ban des agonies,
Je peine à respirer parmi les livres, eux qui savent bouillir les sangs et transfuser les encres mortels.
Publié par lorca à 05:33:55 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
L'amour est il circonflexe, interroge t'il le silence moiré?
Fait- il noir en amour?
Je rassemble les lettres dédiées à ton coeur, sans compter celles qui ont voyagé l'autre nuit, à toutes les nuits abstraites, ailes d'oiseaux.
J'alphabétise mes solitudes, apprentissage de l'ombre, murmure du tétra chien, sa gueule de sang intentionnel, morsure ivoire alors que les plombs cèdent la chambre.
Fait- il noir en amour?
Trois pas pieds nus dans la pièce de viande, au ventre central des maux; chavirements de l'instinct, vacuité du corps à l'heure des grands piétinements du désir.
Publié par lorca à 16:10:11 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| 92| 93| 94| 95| 96| 97| 98| 99| 100| 101| 102| 103| 104| 105| 106| 107| 108| 109| 110| 111| 112| 113| 114| >>
Depuis le 09-12-2005 :
264387 visiteurs
Depuis le début du mois :
2328 visiteurs
Billets :
567 billets
Commentaire