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Maitre seconde à l'heure.... | 12 novembre 2009

Maitre seconde à l'heure du temps qui se défait

Chantant une parade d'alcools qui irait en sifflant sonner les cloches aux seins désirés

Rire dans ton hautbois de chairs les mains dans ton col de savante

Les pieds anicrochés à tes hanches tout en virgule de peaux

Rire encore dans les tubes percés et dans les cathéters poilus de ton avant-bassin

Décrochés une hampe à mon cou plein du spume des nuits dégoulinées

Aller en colonie d'anneaux ouverts au train saillant qui fait le pendule entre mes arçons

Rire en ravalant mes dents trinquées contre les tiennes

Ma langue supputée contre la tienne roulée comme une minerve de plâtre au fond du palais des désirades

Maitre secondaire dans le tiroir des intendances je repasserais par ta fenêtre peau de chou

L'absolu n'est il pas ta jouissance.

Publié par lorca à 19:21:34 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je merdoie en tête de chien... | 09 novembre 2009

Je merdoie en tête de chien jaunie sous la pluie

Mes pas se perdent sous l'ondée la ville comme une méduse affamée

La solitude n'a pas de nom pas de cierge à ranimer

Je cadavre le réverbère de De Nerval le corps s'y balance

Je fouille dans le cuir de Joseph Roth le silence imprègne l'histoire

Les livres de ma vie les domaines en impasse de l'oeuvre

Toute une exigence de vérité sous le déluge je t'aime en titubant

Le trottoir éreinté se dérobe je chute dans un verre de vin noir

Tu appelles mon nom de paille mon nom d'allumette mouillée

Tu me reviens à l'instant de la hurle tombée sur moi comme une enclume

Si chute alors mon corps en fraction d'ossements si destin

Je dépose le corps gelé de De Nerval je carresse son livre

Les filles du feu renoncent à anéantir la ville des flambeaux assassins

J'appelle ton nom de fleuve, le cri d'un homme nu.

 

Publié par lorca à 19:17:20 dans montestaure | Commentaires (0) |

Un jour, toutes les innocences.... | 09 novembre 2009

Un jour,  toutes les innocences délectées les vibrations du sol les menées lumineuses de la vie les soupirs par le nez l'autre qui nous habite en électricité son regard son corps novateurs deux heures auront suffit à éclairer le désir à recentrer ces deux sur le champs sucré doux où vigies en extase ils écrivent l'histoire unique de leur temple d'abandon. Un jour, envie de langue déroulée de ses mains sur ma peau de son habit au pied du lit conservateur de sa fragile envie de jouir dans l'immédiat des carresses et riche de son expérience du futur traité comme une possession de l'autre.

Un an, les artifices se nouent dans les coins de la chambre des jeux comme postiche à la dérégulation du désir les coups de vent dans les oreilles les présents incolores  le temps fractionné qui annonce une absence surprise répétée trop souvent se retrouver étant une loi indiciblement nette muette garantie dans le marbre des principes bafoués en silence.Un an, pourquoi tu pleures je t'indique avec tact que notre couple fend l'eau des épreuves et des questions restées sans réponse je t'assure de mon amour total lorsque j'en ai le temps qui passe c'est vrai mais prendre de la distance n'est pas une révolution simplement une trahison des principes fondateurs.

Dix ans, les enfants jouent dans la pièce du fond nos deux trésors qui ressemblent à chacun d'entre nous ils ne seront jamais un enjeu tant ils nous persuadent d'être le ciment de notre couple plein de la hantise de devoir s'isoler un jour si peu digne parfois lorsque les mots se heurtent se foudroient parce que nous ne savons plus dans quelle dignité agir la lassitude de n'être plus des intelligences des moteurs capables de devenir. Dix ans, les enfants se retirent dans leur jeu tout à la peine de rire et tu dors épouvantail en bord de gris sur un lit qui nous brûle je ne sais pas vivre sans toi.

 

 

Publié par lorca à 18:03:57 dans montestaure | Commentaires (0) |

Dimanche végétal sur ton puit.... | 08 novembre 2009

Dimanche végétal sur ton puit refermé

Tu éclates une noix sous ta langue mortière

Je vibre dans ta bouche coulé entre tes dents sirupeuses

Dimanche des douces tectoniques de peau

J'entre par la verrière de ton anubis

Tu entrouves tes membres abattis d'après tempête de corps

Dimanche nourrissier le manger presque bleu

Tu as rempli toutes les guêtres de la nuit

Je m'endors à nouveau sur tes croisées d'épaules et de seins.

 

 

Publié par lorca à 13:38:20 dans montestaure | Commentaires (0) |

La nuit antre les mots.... | 07 novembre 2009

La nuit antre les mots l'écriture glisse sur l'argile

Entre eux ils se chevauchent l'entre s'ouvre comme une plaie

Tu peux t'y essayer tu glisseras de même roche liquide

La nuit entre les mots entre eux se dispersent s'émotionnent

Antre de loup posé sur la gueule du verbe haut bas

Le postiche sur papier sans éclat aspirée par l'état d'écriture

Il a crevé ses nuits pour aller vers demain en tremblant de la main

Il a voulu être écrivain oh la belle ouvrage de cerveau

Entre eux ils se ficèlent les mots ils cherchent la voie royale

Ils écrivent les mots ils frétillent leurs poissons volants

L'homme de la main gauche avale des ponctués

Il aurait voulu être de cette expérience littéraire

Un écrivain célèbre dans sa maison.

 

Publié par lorca à 22:11:00 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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