L'écriture s'asperge de sel, le tas de papier s'émousse, le soir mange les bords monde, l'écriteur se voudrait homme des transitions entre la déchirure et le regret de n'être pas absent de lui même. L'écriture ne tarit pas les larmes, elle bouscule le ciel, j'aurais voulu te dire l'absence de pluies et dans mon coeur l'absence de l'espérance. Mes pas à pas se comptent comme par miracle, une saison d'ivresse peut être...Je boirais ce soir, tout le saoul de mes aspersions en révérence à mes puits dilatés, à mes intérieurs dévorés, à mes lunes à demi calcinées, à mes crayons de couleurs qui se meurent. Je craque une allumette, être de cette heure là si proche de la mort, du souffle qui s'épuise, incarnation de l'univers. Les cendres accompagnent la montagne, le fils d'écriture est un homme des traversées par les ponts écroulés, la douleur ruisselle sur le corps déchiré de celui qui demeure.
Publié par lorca à 14:44:08 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tes vertêbres éclosent en anus, muscadine empourprée
La langue métronome alerte les hanches, tu t'alcoves, précise intendante de tes reins
Je tisse de la peau sur ta peau mutinée, tu t'écartes; le sourire d'un petit bronze sur le chevet de tes nuits
Je voudrais m'engager, tout à l'égo de mon sexe, tunneler cran après cran
Tu me lis sidérée "le désir n'est pas la voie des compromis", chantes tu
"Je ne délivre pas les anges décousus, pas moins ils ne me corrompent"
La chambre artificielle s'assombrit, je me range, et les clefs de la peur soudaine
"Je ne demeure rien, ni pour moi que rien ne protège, ni pour la femme anticipée".
Publié par lorca à 14:32:54 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Parmi les indigents de la chôôse, à l'enrobé sans la condescendance
Je fus técriqueté comme passif tant le trou où je demeurais semblait le prolongement d'un long silence qui aurait eu pour anus le cul d'un géant-gourd comme con en attente de train.
J'y demeurais longtemps, longtemps j'ai disparu, mes jouets diaphanes imperceptibles
Les mots étaient des petites virgules mimés à la hache tant les gens intelligents me semblaient innacessibles
J'ai pris le train avec papa, rails et contres allées de bithume, hachoirs manuels et petit visage à la fenêtre
Roman policier et phase de destruction dynamique, mes indigences nocturnes
Les clefs nocturnes biaisaient dans la serrure, mon coeur discret petit muscle chaud des souffrances tues
Parmi les indigents de la chôôse je suis longtemps été.
Publié par lorca à 21:39:49 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Un pas à pas sédimentiel....Qui êtes-vous lémures accidentels?
Je loue l'ivresse du regard, tu chuchotes le nom de l'Abraxas dans ses petites tenues de potager
J'entre à peine, silence entre tes yeux qui lisent l'ombre de la pièce craquelée
Ici serait il l'antichambre tectonique de l'âme vitaminée?
Je croise ta route, je rampe un peu sur toi, ici se déroulent des mappemondes de langue
Ecrire toutes les douceurs
Ecrire toutes les abstractions de cris
Ecrire les renoncements à aimer
Ecrire de la main gauche sur l'épaule nue explorée
Le trait de lumière ajourée éclaire la conscience d'écrire.
Publié par lorca à 12:51:56 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne veux pas écrire tant qu'à l'eau va le puit
Je ne veux pas le dire l'effort consenti à nourrir les idées métronomes de la peur
Je ne veux pas prédire les chaos de montres décapitées...Leur mécanique d'amour
Je ne veux pas effacer les pas du voyageur croulant sous l'enclume de Prague
Je ne veux pas le lire cet autodafé de viandes à vif dans le brasier des pensées assassines
Je ne veux pas écrire le nom de l'enfant mort...Panser ses plaies ouvrir son tiroir nain
Je ne veux pas écrire les mots qui disent la vie alors que mort s'entretoise sur mon coeur.
Publié par lorca à 15:46:16 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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