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l'écriture s'asperge de sel.... | 12 juin 2009

L'écriture s'asperge de sel, le tas de papier s'émousse, le soir mange les bords monde, l'écriteur se voudrait homme des transitions entre la déchirure et le regret de n'être pas absent de lui même. L'écriture ne tarit pas les larmes, elle bouscule le ciel, j'aurais voulu te dire l'absence de pluies et dans mon coeur l'absence de l'espérance. Mes pas à pas se comptent  comme par miracle, une saison d'ivresse peut être...Je boirais ce soir, tout le saoul de mes aspersions en révérence à mes puits dilatés, à mes intérieurs dévorés, à mes lunes à demi calcinées, à mes crayons de couleurs qui se meurent. Je craque une allumette, être de cette heure là si proche de la mort, du souffle qui s'épuise, incarnation de l'univers. Les cendres accompagnent la montagne, le fils d'écriture est un homme des traversées par les ponts écroulés, la douleur ruisselle sur le corps déchiré de celui qui demeure.

Publié par lorca à 14:44:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

Tes vertêbres éclosent.... | 10 juin 2009

 

Tes vertêbres éclosent en anus, muscadine empourprée

La langue métronome alerte les hanches, tu t'alcoves, précise intendante de tes reins

Je tisse de la peau sur ta peau mutinée, tu t'écartes; le sourire d'un petit bronze sur le chevet de tes nuits

Je voudrais m'engager, tout à l'égo de mon sexe, tunneler cran après cran

Tu me lis sidérée "le désir n'est pas la voie des compromis", chantes tu

"Je ne délivre pas les anges décousus, pas moins ils ne me corrompent"

La chambre artificielle s'assombrit, je me range, et les clefs de la peur soudaine

"Je ne demeure rien, ni pour moi que rien ne protège, ni pour la femme anticipée".

 

Publié par lorca à 14:32:54 dans montestaure | Commentaires (0) |

Parmi les indigents.... | 05 juin 2009

Parmi les indigents de la chôôse, à l'enrobé sans la condescendance

Je fus técriqueté comme passif tant le trou où je demeurais semblait le prolongement d'un long silence qui aurait eu pour anus le cul d'un géant-gourd comme con en attente de train.

J'y demeurais longtemps, longtemps j'ai disparu, mes jouets diaphanes imperceptibles

Les mots étaient des petites virgules mimés à la hache tant les gens intelligents me semblaient innacessibles

J'ai pris le train avec papa, rails et contres allées de bithume, hachoirs manuels et petit visage à la fenêtre

Roman policier et phase de destruction dynamique, mes indigences nocturnes

Les clefs nocturnes biaisaient dans la serrure, mon coeur discret petit muscle chaud des souffrances tues

Parmi les indigents de la chôôse je suis longtemps été.

Publié par lorca à 21:39:49 dans montestaure | Commentaires (0) |

Un pas à pas sédimentiel..... | 05 juin 2009

Un pas à pas sédimentiel....Qui êtes-vous lémures accidentels?

Je loue l'ivresse du regard, tu chuchotes le nom de l'Abraxas dans ses petites tenues de potager

J'entre à peine, silence entre tes yeux qui lisent l'ombre de la pièce craquelée

Ici serait il l'antichambre tectonique de l'âme vitaminée?

Je croise ta route, je rampe un peu sur toi, ici se déroulent des mappemondes de langue

Ecrire toutes les douceurs

Ecrire toutes les abstractions de cris

Ecrire les renoncements à aimer

Ecrire de la main gauche sur l'épaule nue explorée

Le trait de lumière ajourée éclaire la conscience d'écrire.

Publié par lorca à 12:51:56 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je ne veux pas écrire.... | 03 juin 2009

Je ne veux pas écrire tant qu'à l'eau va le puit

Je ne veux pas le dire l'effort consenti à  nourrir les idées métronomes de la peur

Je ne veux pas prédire les chaos de montres décapitées...Leur mécanique d'amour

Je ne veux pas effacer les pas du voyageur croulant sous l'enclume de Prague

Je ne veux pas le lire cet autodafé de viandes à vif dans le brasier des pensées assassines

Je ne veux pas écrire le nom de l'enfant mort...Panser ses plaies ouvrir son tiroir nain

Je ne veux pas écrire les mots qui disent la vie alors que mort s'entretoise sur mon coeur.

Publié par lorca à 15:46:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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