<< Sors de ce corps Abraxas.... | Je passe sous ton verrin buissonier.... | La poésie ouais..... >>
Je passe sous ton verrin buissonier au départ d'une course de limiers le coup de sifflet et s'élancent les apis les goustes les tauromaches sanglants les yeux soudain se ferment je me cohorte dans les ruelles popuces je me débande par le couloir de chairs vite en queue des fuites le lit pour se cacher je passe sous ton verrin butiné la course des assassins par le faste des hourras dans la ville étrillée au galop semée de corps lacets enlacés ouverts aux tripes trompette et tambours des sacrifices une liesse peuple je passe sous ton verrin carressé ma boussole d'onomatopées les doigts retiennent le crime un instant une lueur dans le regard du poignard suffoqué les hypnoses de foules derrière le despote au corps criblé de corps la mort se lèche la pastille la traite de viande je passe sous ton verrin sucé les bords du cahier d'ombre là l'écriture délicate les inutiles recherches de traits l'encre qui se démode un cri le bide écarlate sur le trottoir une main qui ramasse les plumes et l'argent des roitelets consommés par l'idéologue l'écriteur le sardanapale des lois l'enflume dévôté par la masse des jus cérébraux je passe sous ton verrin désiré.
Publié par lorca à 22:27:35 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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