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Banian, ouvres moi la porte.... | 29 août 2009

Banian, ouvres moi la porte des entrelacs de soifs, dis moi le vent-oraison

Banian, cacique dans la forêt de racines, tu sais les précipices

Je ne sais ni des spleens qui me broient ni des couteaux qui tranchent

Banian, j'ai cherché l'oiseau-martin, tu l'as vu ce matin quérir des allumettes

Banian, donnes moi la parole qui flambe et l'odeur qui guérit des foyers

Je ne sais ni des spleens ni des retours de guerre

Banian, j'ai bu le trait pur du faham et son or en galette, as tu délivré la grand-mère?

Banian, as tu délivré la vieille aux savoirs nus, la raconteresse Mascagne?

Je ne sais ni des spleens ni des avoirs d'alcool.

Publié par lorca à 15:17:42 dans montestaure | Commentaires (0) |

Crêves ma carne... | 27 août 2009

Crêves ma carne sur l'Arcole des putres et des défaites de tambours

Crêves chérisseur des conquêtes de sucre, de coton et de sel

Crêves donc sur l'or des églises, les orgues accompagnent ton bâteau

Crêves comme le i des flagellants les tueurs de sorcières

Crêves dans la douve des réseaux de sang et de croix , massacres sur le sable

Crêves dans ta bure ton heaume ta cuirasse , bibleur des pays noirs

Crêves ma carne sur l'Arcole des putres et des défaites de tambours.

Publié par lorca à 20:12:18 dans montestaure | Commentaires (0) |

En clair de lune... | 25 août 2009

En clair de lune sur son ventre un bol d'obsidienne liquide

Elle crie longuement allongée dans le rêve d'un griffon

La montre de sa mère pétrie entre ses dents

Elle a supplié la nuit de n'être qu'un remord passager

Un temps d'aiguille raccourcie chuchotée si peu tonnante

Dormir entre les crocs du mort-aigle elle en rêvait

Lassitude des pesées de matin elle veille encore ce jour

En clair de lune effacé sur son sein le verre est lourd de ses tellures.

 

Publié par lorca à 20:05:10 dans montestaure | Commentaires (0) |

La peau retournée.... | 22 août 2009

 

La peau retournée retour sur l'ile à fumer ma virgule échouée

Si longtemps éloigné là bas la mer asiate là bas le causse blanc

Là bas et ici dans mon ventre la tombe éclairé de mon père

Montagnes des savoirs nus les oeillets portent ton nom

Les cendres à l'infini dévoilées envolées le cheval qui parle

Les larmes dire que pleurer fraternise la terre

l'ile ma tranche ma tire d'aile

je dors si oiseau vertical si sable des émondés si fleur dans l'eau des crues d'alcool.

Publié par lorca à 21:15:16 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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