"Je maudis les mots écrits, je m'absous de l'écritoir." Peinant à travers son hirondelle d'encre et de papier fûmé le versificateur à roulette russe fit montre d'un dédain aussi soudain que cynique au regard sommes toutes en roubles d'une carrière d'écrivain officiel officiant sous les ors et horloges des palais impériaux fit tout un pataques d'un rejet de manuscrit par sa maison d'édition pigeonnante fumiste certes mais tout à la cause des lignes directrices et des saines traites idéologiques versées dans la gloire de la nation zébrée à ses frontières vieux restes d'une guerre armurière menée par des traitres renégats et si peu lettrés qu'ils firent autodafé non pas de dictionnaire de la pensée mais de vieux ossements trouvés au hasard des mutilations de cimetierres qu'un jeune hussard noir d'une république rêvée fit refermer illico avec terre de vienne et ardoise impayée jusqu'alors sous sa main tremblante si vieux de ses souvenirs et de ses remords se débarrassant de la plume et du marteau décapité brossé à la louche de vin et à l'enclume vénérable où furent forgés les livres vains de la Patience n'en a plus et rejette en bloc l'ainé de ses livres ainsi que la planche de salut l'écriture, je t'ai tant prisée comme pipe au soleil hanté sous les draps imprécis de l'art et de l'inutile.
Publié par lorca à 16:11:06 dans montestaure | Commentaires (2) | Permaliens
Tu te défroisses, nurserie de baisers
La convalescence du jour
Mes lèvres autrement dites la chair en taffetas
Doucement l'épure d'une carresse
Posées sur le dos de la main qui se noue
Lors l'écluse soudaine petite révolution des traits
S'ouvre l'eau multipliée deux phalanges redressées
Tes lèvres étanchées une poire scindée velours des anneaux
Tu te défroisses, nurserie de baisers.
Publié par lorca à 15:41:36 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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