Sur le dos de la main la rosée du matin de cueillette de lèvres
Agrandissant l'espace par la fenêtre bouche bée le soleil glissé
Sur ton corps autrement dit un ton perceptible à l'écoute des chuchotements
Des petits mots qui entre les virgules se divisent en autant de souffles baisés
L'alphabet embué dans les poches de froid où se réchauffent les traits de chairs
Sous les draps comme le miel des heures entretenues parcimonieuses de silences
En outre canevas liquides qu'il est doux de se fondre en masses inertes et contemplées
L'abat jour en épuisette sur la joue presque fondue sur la bouche attelée
Baissent les ombres ton ventre en jardinière de la fleur inondée
La multiplication de phalanges sous flottaison l'arête de ton dos les encensoirs
Odeurs pétries le balancement de la lune donne le mi aux langues strangulées
Tout doucement enchâssés mécaniques métronomes de muscles
Sans fin infiniment à la dérive sur scories d'ossements arpents de chairs
Dûment éperdus dans l'incertain du jour qui ressasse déjà ses idéaux.
Publié par lorca à 19:56:24 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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