<< Mardi souffle de praire..... | Chant pour Lorca. | Ton ventre circonvolute..... >>
Grenade 1936, quelques cadavres brassés par l'humus s'enfoncent dans la terre.
J'irais déméler les poètes et les anars pris par l'argile du temps et les silences d'assassins,
j'ose l'Andalousie et dire les mots terribles: "Je vous ai tant aimé",
"Gacela pour un cheval mort", pas à pas vers ta tombe humiliée, rampant jusqu'à tes os pétris à l'encre de la voix qui te déclame, solitaire,
"Gacela pour un enfant tombé au puit", rouge mort d'outre sang qui gave les chemins torturés sous le soleil frappé,
une nuque en offrande au monde qui se dérobe à ta mort, mais, mais,
"Dites leur que je ne suis pas mort, que je suis l'ombre immense de mes larmes."
Publié par lorca à 16:35:37 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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