Ta peine comme ton pas ouvrent le clair de chagrin, le diluvien des larmes
Pluie, pluie, les ondes noires, le mouvement du corps
L'inhabité te rive à sa marche de boue, petites chaussures vides,
La minceur des bras et le tendre des yeux
Ils vont avec la chair en remontant le siècle
Le cercueil monte charge en ton coeur exténué
Tu voudrais t'y vider comme en une vasque des terreurs immobiles
La guerre tu n'en peux plus, le rebours des âmes.
Publié par lorca à 15:22:47 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Tu broues, tu envisages le coin de mur comme l'ultra villégiature
Dors bien ange dilaté, et que les larmes passent sur ton étau de fonte
Dors bien puisque s'écroulent les ossements des morts
Tu broues en conclusions de tes rêves
Dors bien manchure renaclée comme le sel sur l'eau
Dors bien fleuve des outres et des au delà.
Publié par lorca à 16:18:45 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Il est nuit profundis, en alcove de fumoir
Intempéries de drogues, marche sur crépuscule
Il est nuit , la mangeoire déborde de spumes, des atchoums de neige,
Le rail pour l'aurore dès demain, à l'aube du promontoir sur océan, vision de l'être qui ne sait pas, de mes incertains à mourir
Il est nuit, fichu de perles sur les épaules, la parole confuse, la langue qui me sied, ô peuple de mon esprit
Il se fera tard hier nuit alors que ciel s'éclaire comme découcherie cocaïnée, réserve de mots assoupie en proue absconse, la pudeur
Il est nuit mon petit soulier, j'attend la création du monde, l'oeuvre des révolutions abouties.
Publié par lorca à 15:45:13 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
Oh non, pas de traverse sur la guide du cheval à vapeur d'eau!
Oh non, pas de vertêbre usinée chez Bobo planté dans le cul de Mathurin!
Oh non, pas de turbule coincée entre deux marées de cuisses agonies sous le lit!
Oh non, pas ce lapin des quatre paliers de la parole inique!
Oh non, pas ce dégouli de tain sur le nombril de l'araignée strateuse de l'amour!
Oh non, pas de quatrain qui pue le boudin d'âne néo littérateur roulé comme manchon d'encre juteux en alvéoles!
Oh non, pas d'oxygène ci devant les baratins de blogs qui s'usent en escrimant l'espace oculaire!
Publié par lorca à 15:51:22 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
Silence
l'as tu vu renoncer au pire de l'exil
murmure
il geind comme pleurent les morts les dimanches de procession
chuchotera t'il son nom
dira t'il l'intra muros habité orfêvre de ses tourments
silence
affaissement de l'horloge, la lampe biaise s'essoufle
l'écrire dira son nom.
Publié par lorca à 13:47:35 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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