<< Le lit éponge les corps.... | La virgule assoiffée.... | Il dîne ce soir avec.... >>
La virgule assoiffée baigne dans le spume du corps, cataractes de larmes.
Dans la maison les gens disent combien ils eurent à coeur de l'aimer, l'homme renoncé;
il pleure parmi les siens, dans ses anicroches d'eau salée et ses bains de trois jours.
Partir aurait été une forme de servitude, un élan infini; il préfère demeurer dans la nasse troublante de la souffrance.
Les gens disent combien il crève de ne pas dire la forme de ses tourments, cet homme aplati.
Il pleure parmi les siens ses bourreaux de silence, les lèvres en coins, au bout de la table de pain et de vin solitaires.
La virgule s'auréole de sel, le ventre de l'homme aboutit ses humeurs, il marche dans ses tripes, flaque de merde ondoyante, fil tordu de nerfs au bout des nuits de cris.
Publié par lorca à 15:16:38 dans montestaure | Commentaires (1) | Permaliens
28-01-2008 14:46
De nymphedark
Sujet:
Les maux doux Url: [Liens]
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