<< Les jours fondent.... | Anatomie de René.... | Dormition au volcan.... >>
René se recalotte. Dehors, intempéries. Il snife un peu sa purée. Dehors, poussée de misère opaque. Il se fige comme un vieux arrêté au sommet de la vie. Dehors, renaclements et haleines puées. Il voudrait marcher jusqu'à l'aube pour voir l'autre monde, celui des traceurs de destin. Dehors ressassement de la lumière sale. Il halète comme un chien désossé. Il murmurre le prénom de quelqu'un de poilu, homme ou femme, il ne sait plus. Dehors le ciel s'essuie le cul sur sa fenêtre. Il va au frigigo et se décachète du six stars, et hop, dans la bonde. Dehors le crime c'est de vivre. Il s'étiole, l'alcool bafoue les murs, la tapisserie dégueule des oiseaux malades. Dehors, le silence est en perdition. René s'allonge comme un mort à venir, il cale sa viande, se protège des coups à venir, il exquisse un sourire d'enfant en se touchant la verge.
Publié par lorca à 16:16:27 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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