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René se touche un peu, ses bogues lessivés par le temps qui ne passe pas s'immobilisent tout à coup dans son slibard. Un lémure furète quelque part dans la piole, il le sent, il le hume, il décachète son odeur merdoyante. La bataille s'annonce rude et onctueuse de lymphe dégueulasse. René part en éclaireur d'un destin autodespotique, il fouaille, respire avec la pointe des pieds, roule ses épaules autour de sa bidoche et serre un peu le cul pour freiner le pet qui s'annonce. Le lémure est là, entrain de bâfrer dans le frigigo, ses yeux étincelants percent la bouffe avant de l'engloutir dans sa pince ouverte de gueule d'enfoiré. René lui assène un coup de pioche dans le crâne. l'autre se met à gueuler: "Trotsky, Trotsky!!!!" René le viande jusqu'à l'os, jusqu'à plus faim de meurtre.
René se touche un peu, ses burnes valsent dans ses pognes, il les roule un peu et les recale dans sa besace. Il sait que la vie est un temps de fugitif, de renégat, il est autrement plus doué que les zotres pour crever en silence et humilité vinassée.
Publié par lorca à 14:50:37 dans montestaure | Commentaires (0) | Permaliens
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