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En attendant la bite à Godot.... | 28 juillet 2006

En attendant la bite à Godot la scène se désemplit et les planches rompues à toutes les fatigues se fendent d'un acteur décati que les rotules de la machinerie broient en aspirant le rideau et l'homme grimé en double noeud. Godot chuchote dans un coin il respire avec délicatesse, justesse, il nomme le monde et ses temps traversiers, il nomme les hommes sociaux et toutes les guerres microscopiques qui hantent le château. Sa bite arrive enfin, elle transpire, elle aboie, elle voudrait rimailler la pôvre alors que le texte est une osmose de verbe chatié déroulé comme un roman épicurien.En fin de compte Godot est bien plus ripailleur que sa bite.

Publié par lorca à 15:16:07 dans montestaure | Commentaires (0) |

l'odeur thanato.... | 27 juillet 2006

L'odeur thanato la transpiration des morts le remugle de terre remuée. Le vent pose des mains froides sur l'échine des arbres transis, je marche à pas sourds récitant le poème incertain d'un poète espagnol partit trop tôt par la colline des mille ensevelissements. Les larmes n'ont plus courts depuis la mort de père, le rire serait même parfois plus tragique, plus pathétique, plus théatral, et plus les mensonges m'étreignent plus j'omet la vérité dûe à la vie. Je marche apesant sur les rideaux de boue allongés entre les tombes vertes, mûres pour l'oubli, je voudrais n'être pas, à rebours , en inversion des regards. Je marche à la verticale, le silence est un tube de verre opaque où je médite en attendant le souffle messager. 

Publié par lorca à 15:33:45 dans montestaure | Commentaires (0) |

Le cul sur le fil..... | 25 juillet 2006

Photo finish  le cul sur le fil et l'immeuble s'écroule tas de morts fumés sur le bithume des jours mauvais de pluie noire. Atchoum la bouche vrille des hameçons que les poissons revêches repoussent avec dédain. Putain d'aquarium saloperie de plage blanche et d'encre soluble dans le sang des scribes esclaves de leurs mains. Je ne voulais pas aller au pays hasardeux où d'incidentes fenêtres avalent des marionnettes égarées des morts à venir des pêches miraculeuses et des soumissions faites hommes. Je n'en bande pas large alors que le ciel se strie de fines jugulaires pleines de sève prépucière. Je voudrais être hors monde ne pas voir le miroir aux aguets sur mon visage plein de noeuds et de boutons poussoirs en action sous le doigt décisif de dieu mon père plein de promesses d'aubes et de larges humanités souffrées par la dernière bombe.

Publié par lorca à 14:56:40 dans montestaure | Commentaires (0) |

Je est une trace.... | 22 juillet 2006

Je est un tas de papier rouillé où se torchonnent des nacelles de mains pleines de sangs et de dés déroulés usés muets. Le je en quelques traces dit "allez allez petites heures de viande!!" ou " a l'abattoir le bourreau valse entre deux meurtres". Là- bas, sur l'océan ouvert ondoyé, le ciel bégaie des fenêtres épanchées sur leur futur d'impasses. je est un tas de papier d'écriture, ô l'écriture des temps passés décomposés soudoyés qu'il m'est donné de chérir comme j'aime à nommer mes fuites et mes ressassements. Je est une écriture d'abandon.

Publié par lorca à 13:22:46 dans montestaure | Commentaires (0) |

Anatomie de René.... | 20 juillet 2006

René médite sous la pluie, il rentre du trocson, fin bourré aviné, l'esprit humide et le regard intérieur vaguant sur de hauts cimetierres. René à pas comptés fait le tour du quartier comme pour marquer un territoire de solitude consentie pour mieux gueuler son amour mélé de boue grisâtre et de paniers percés qui ne vont plus au marché des grosses saucisses amandées et perclus de bas ventres puants. René est un tel dégueulasse que l'autre, son frêre , évite son pas pour marcher ailleurs, derrière les gens raisonnables. René a reçu une blessure de guerre, il s'est fait défoncer la tronche à coup de burin par l'Ernest le lémure excentrique erratique qui course les humains hommes pour les manger la nuit lorsqu'ils somnolent sous le corps de leurs femmes entretoisées. "Pleins les bourses de ces assassins merdoyants qui habitent mes nuits catatoniques"Crie René alors qu'une cornette ballade sa soeur dans une rue bondée aussi soudainement que vidée de ses livres. La lecture, ca vous requinque un mort!!!!

Publié par lorca à 13:38:32 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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