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Anatomie de René.... | 31 mai 2006

René dans ses lectures. Il compulse " Boeuf Magazine" et soudain se trouve à l'étroit dans son slip défoncé, une érection passagère pense t'il en feignant d'ignorer ce sexe qui le dévore.La revue égrène ses articles de fond, un taurillon s'exerce à la mort annoncée et les vachemeuuuuuuuuuuuhs, au loin sur la photo ,ruminent des humains grégaires qui passent en vélocipèdes.
René claque de la langue de boeuf, il a faim de viande rose,il voudrait lécher des ruminants mais le fermier ne le permettrait pas, considérant que l'homme le jour est anachronique là où l'animal concupisce. "Mais la nuit le fermier....., ce salopard." Renacle René dans sa tête pleine de jus de viande.
René bande comme un boucher à l'abattoir numéro 7 ,"la mort des vaches, ces anciennes humaines...." Pense t'il en faisant du jus dans son slip.
Jus des nuits et des jours, au canal faisandé des quotidiens morbides.
René des absences littéraires au passage des troupeaux purulents.
Tas de vaches, de peaux, de mamelles englouties.
Coupez, coupez, fresques inimaginables!!!!!

Publié par lorca à 15:07:49 dans montestaure | Commentaires (0) |

La nuit tombe sur l'ile..... | 30 mai 2006

La nuit tombe sur l'ile, j'allume le blog miroir, l'écrin de mots ressassés et je fige là un

texte inutile, sommet de fatuité sous l'oeil sans frontière de ta tête penchée sur le

monde invisible visible. La nuit tombe sur l'ile des suds de la terre, j'écris aussi stable

que l'océan indien qui se déroule là, sous mes yeux, infini, vert mouvant, vide d'esquif,

 encensé par le soleil qui s'endort sur son ventre d'eau, je voudrais dénager la mer

avec toi sur le dos, vaguer d'ile en ile Mascareignes et giter vers les oiseaux blancs qui

 animent l'écume au coin de tes lèvres.Je t'aime diraient-ils alors, et redisant le mot

clef, je dirais,je t'aime.

Publié par lorca à 15:34:42 dans montestaure | Commentaires (0) |

Le livre des Ruines..... | 29 mai 2006

Le Livre des Ruines sur le chevet malade
sommeil minéral
agitation des murs frigides
je croise le temps qui passe mutilé
les hommes, là bas, défilent sous des portes nauséabondes
et l'homme là tremblant son agonie compte les heures sondes
en agitant l'autre Livre
celui des Passages séculaires convergents
où héros malgré lui
plein de son alphabet chuchoté
il sait que meure la dignité du corps
et exhausse l'esprit l'encre à peine sèche
je sais de ces silences le vers pérenne du poète défunt.

Publié par lorca à 13:44:08 dans montestaure | Commentaires (0) |

Rituel d'encre..... | 27 mai 2006

Rituel d'encre,les doigts appesants sur le clavier,
je ne sais dire l'écriture
désordre, ruminations
à tâtons l'ombre épaisse des murs
j'aurais voulu voir les mouvements du livre désiré
ses longues insomnies, ses polyphonies
sa trace perpétuée sur le ventre nu
il n'est de sens que dans le désir de prolonger la nuit
les mots ont un corps révolté
ils animent l'esprit esquif, au matin catatonique
en épuisement d'eau,en reste de chair
je ne sais écrire l'écriture là où le cheval va en mourrant
le froid, les chaudes aubes éclairées
tout serait donc hostile au mouvement de la main gauche
rituel à la bouche entrouverte
tu me dis les mots et les poussières hallucinées
la poésie est de la mort sa grande vénérée.

Publié par lorca à 12:20:54 dans montestaure | Commentaires (0) |

"Tu déconnes, Mathurin." | 24 mai 2006

" Tu déconnes, Mathurin."
René pèse son destin de saucisses décapées.
"Tu pourrais au moins prendre rendez-vous."
Mathurin se fend la gueule d'un coup de hache.
"Les morts ne soufrent pas le martyr des solitaires."
René tangue vers son bide bleu.
"Ouaip, d'accord mes boules, mais il va falleoir m'alpaguer!"
Mathurin fait son petit rire hachuré.
" l'homme qui est en toi entrera par la porte des quatre fers à vapeur"
René se bisonne.
"L"'homme qui est en moi ira bientôt en exploration dans ton trou du cul si tu ne déménages pas de ma taule, vieille sconse!"
Mathurin prend les grosses moufettes.
"Putain, je vais t'occir de viande morte, enfoiré d'humain!"
René décachète une bouteille de six stars.
" A l'heure des permissions de mourir, je prend le train pour d'improbables suds." Dit il en se secouant les burnes.

Publié par lorca à 13:52:09 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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