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René me dit | 28 février 2006

René me dit " il en va de la vie comme de la somme des bouteilles bues, plus elles sont délestées de leur coeur plus on vieillit, dès lors je n'ai plus de raisonnement sain, je balbutie entre mes crachoirs pleins et l'immonde clair de lune qui se penche sur ma route."
René se jouit, il jacule dans un vieux torchon et passe la main à son chien.
La nuit sera d'airain, et là, le crépuscule en toutes choses nuisibles. René pleure un peu, il accompagne ses chaussons vers le lit et se pionce, déféqué par l'horloge.

Publié par lorca à 13:11:04 dans montestaure | Commentaires (0) |

je te lampe.... | 23 février 2006

Je te lampe
le néon blanc entre les dents
et le doigt glissé dans le trou d'eau
jaillissement des urnes pleines de foutre
je te mèle à la peau
là où tu ne désires que le blanc d'oeuf éclaté
le buvard boit au gland
la lumière circule autour du ventre modelé
elle prononce les songes d'âme
et fait des rives éparses sur tes noirs
je finis d'exsuder en ton trait filandreux
la jouissance.

Publié par lorca à 13:00:20 dans montestaure | Commentaires (2) |

René me dit... | 19 février 2006

René me dit " je te tuyaute au sujet de Mathurin et tu me donnes un seau de pinard décavé afin que je me toilette la goule".
Si toto fait je lui donne la poubelle à la vinasse crue et il me tube sur le rudimentaire vocabulaire du spectre afin que je le baise à son propre fond de merde verbale. Les lémures ne supportent pas d'être copiés.
Bien, en attente de sémantique spectrale, je vais dormir sous le train.

Publié par lorca à 19:33:09 dans montestaure | Commentaires (0) |

ouvres la bouche.... | 19 février 2006

Ouvres la bouche
là la fleur posée sur ta langue
les dents comme des falaises de craie
mes doigts tirent les lèvres vers le bas
l'odeur de rose morte précipite le départ des vivants
qu'ils partent ces pasteurs contrebandiers de l'eau
toi tu restes et moi sur l'éponge de tes joues fléchies
je te brasse par les bras
je te porte au delà des pierres tassées
le petit champs vertigineux
qui glisse tombe vers une certaine église vide
là au bas de mon ventre ouvert acide
réceptacle des bouquets fanés et jadis épaissis par l'amour
ouvres la bouche
mes lèvres en creux sur tes lèvres
je sens que l'or n'est plus
ni le grain de tes seins rembrunis
ni le trait sonore de ta vulve séreuse
je demeure près de toi image image
ma main gauche sur ton front
et l'autre égarée sur ton nom révolu
au coeur des agonies stylisées qui me rongent
je demeure sous l'arbre ou tu me trouveras.

Publié par lorca à 12:11:43 dans montestaure | Commentaires (0) |

Anatomie de René.... | 18 février 2006

René diverge sur l'anus de Joe le banc méphitique,
sans morale
sans dessous
l'homme ne peut aller là où son corps le pousse
il se réfugie dans le frigo
négrita dans la bonde ouverte
le croupion rance du chien aura le goulot sauf
l'homme n'érecte plus depuis la dernière guerre
il est mort au bord d'une route grise il y a quelques siècles déjà
alors il se répend sur le carreau
en décomptant les nuits d'appâts
où sa bidoche tremble sous les crocs des goules merdoyantes
René diverge dans ses pognes
il se frotte le gland
sans dessus
à vif des derniers vins
bu au verre plein de ce sang saumâtre
le picre dans les veines calaminées
et le regard chargé d'étoiles nues.

Publié par lorca à 11:04:03 dans montestaure | Commentaires (0) |

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Un peu d'Abraxas

O pâle voyageur assis sur son






rail insulaire de mots imprécis,






foutues apothéoses.






L'encre entre par ma bouche,






je médite le temps bu.



















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oh les yeux....

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