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Moebius (7) | 20 février 2006

"Quelques rayons de miel,
 Entrevus entre les noirs
 Rayonnages de pierre
 Frissonnante,
 Annoncent le dégel...
 Et mon Ame assoupie
 S'ouvre un chemin,
 Fragile mirage,
 Vers la lumière du jour."

Publié par oyo à 20:15:47 dans Textes | Commentaires (0) |

Auteur inconnu | 16 janvier 2006

"Après ta mort, pendant des mois, j'ai fui le ciel. Je l'ai retrouvé une nuit d'été, le 28 août exactement. Je scrutais les étoiles, j'en cherchais une que je découvris bientôt. Elle filait d'ouest en est, seule et sage. Elle était née de la main et de l'intelligence de l'homme, et s'appelait "Echo II". C'est grâce à elle que je renouais avec la nuit. Ce soir-là je restai longtemps dehors à guetter son retour. Il me semblait avoir remporté une victoire. J'avais eu honte de la guerre d'Algérie, des déportations et des procès truqués; j'étais fière de vivre au moment où pour la première fois des hommes pénétraient dans le cosmos. Cependant, j'étais là, les bras vides, à quelques centaines de mètres de ce qui restait de toi. Jamais tu ne connaîtrais le monde qui commençait à naître. Notre vie ne te concernait plus. Et je ne puis m'empêcher de penser que j'eusse préféré à la plus belle, à la plus pacifique fusée du monde, la découverte du médicament qui t'aurait sauvé."

Publié par oyo à 18:55:12 dans Textes | Commentaires (2) |

Portrait (3) | 13 janvier 2006

Publié par oyo à 18:44:11 dans Chewing-gum way of life | Commentaires (3) |

Moebius (6) | 03 janvier 2006

"Le silence court, libre
 Entre les lourdes personnes
 De roche rouge
 Pans coupés à vif
 Leur folie est invisible
 A l'oeil humain.
 Leur temps est un mystère
 Nous passons."

Publié par oyo à 13:04:16 dans Textes | Commentaires (2) |

Moebius (5) | 26 décembre 2005

"Toujours je suis lancé
 Contre les parois de ma
 Prison interminable...
 Ses deux murs s'étendent
 A l'infini,
 Percés de rares fenêtres
 Aux barreaux sombres.
 Parfois une porte
 De pierre ou de fer, mais
 Je n'ai pas de clé
 Ou alors je ne sais où elle est,
 Dans quelle poche
 De mon brillant habit de cour,
 Dans quelle pesante valise...
 Heureusement, au dessus des murs,
 Le ciel
 D'un bleu délicat
 Et le soleil si brillant."

Publié par oyo à 15:11:32 dans Textes | Commentaires (0) |

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