Une pipe juteuse (2)
Caroline me ramène à la réalité d'une façon directe qui est tout à elle.
- Et toi, t'es pas excitée salope ?
- Oh que si je suis trempée.
J'ai baissé d'un ton et Caroline le remarque aussitôt.
- T'es pas seule ? T'es où ?
- Au Rocco.
- Il ne doit pas y avoir grand monde.
- Non, mais y'a quand même un type au bar qui a l'air plus attiré par mes jambes que par son demi.
- Dis moi comment tu es habillée ?
- La robe noire, celle que je portais lorsque vous êtes sorties avec Esther la dernière fois.
- Et dessous ?
- Rien.
- Cool. Je veux que tu te tournes vers lui et que tu lui montres ta chatte.
Je suis tellement excitée que je n'émets aucune réserve. Je souhaite même qu'elle me donne l'ordre d'emballer ce type aux toilettes. Je me tourne vers lui et décroise les jambes : le spectacle est explicite et il ne se gêne pas pour regarder. Je garde les cuisses ouvertes de longues secondes, il ne peut douter un seul instant que je le fais exprès et ne se gêne donc pas pour me reluquer.
- Voilà, dis-je après de longs instants à garder les cuisses ouvertes.
- Bien salope. Qu'est-ce qu'il fait ?
Sa question déclenche la levée de mon bonhomme. Soudain, je panique.
- Mon dieu, il se dirige vers moi.
- Cool. Je veux que tu ailles aux toilettes et que tu lui tailles une pipe. Mais attention, je veux qu'il te jouisse sur la tronche, et je ne veux surtout pas que toi, tu jouisses. Tu m'enverras une photo de ta petite trombine couverte de foutre lorsque tu auras fini.
- Bien Caroline.
Et je raccroche, n'osant l'appeler maîtresse devant le type qui est maintenant juste en face de moi.
- Je peux vous offrir un verre.
Il a une voix suave et polie, un physique agréable malgré un début d'embonpoint.
- Non, répondis-je en lui montrant que j'ai déjà un verre et qu'il est loin d'être vide.
Il change aussitôt de couleur, il ne lui en faut pas beaucoup. Si je ne fais rien, il va retourner au bar, tout penaud en pensant que je suis qu'une allumeuse. Alors j'ajoute pour rattraper le coup.
- Mais vous pouvez m'accompagner aux toilettes, si vous avez envie.
Ses yeux s'écarquillent. Il doit se dire qu'il est tombé sur un sacré numéro. Je suis du genre expéditive parfois... Enfin, surtout quand je suis très excitée. A quoi bon palabrer quand il ne s'agit que de tailler une pipe ? Dans un quart d'heure tout sera fini et nous ne nous reverrons jamais.
Publié par lindasm à 17:55:09 dans Une bourgeoise soumise à sa soubrette | Commentaires (6) | Permaliens
Une pipe juteuse (1)
Un mois que Sora est à notre service, un mois que je joue à la bourgeoise autoritaire avec elle, la bourgeoise imbue d'elle-même, un mois que je me comporte avec elle comme avec mon mari, mais qui lui est mon esclave attitré. Il nous aura fallu un mois pour finalement montrer à notre petite employée de quel bois je me chauffais lorsqu'on osait contrecarrer mes plans. Mon mari ne peut évidemment pas soupçonner que Sora a assisté à sa fessée depuis la balustrade qui se trouve juste au dessus du salon, mais moi, je suis dans un état d'excitation incroyable lorsque je quitte l'appartement.
Je ne sais pas où ma maîtresse veut m'emmener avec Sora, le sait elle elle-même ? Au début, j'ai pensé que cela se déroulerait comme avec Léa (ma secrétaire, une histoire à laquelle j'ai souvent fait allusion mais sans jamais développer car elle est au centre du roman que je suis en train d'écrire). Caroline aime créer des relations un peu compliquées entre les êtres, tisser des liens originaux, elle est ma petite araignée perverse qui aime emprisonner dans sa toile ses victimes consentantes et ignorantes de leur masochisme. Enfin, en ce qui me concerne, je ne suis plus ignorante de rien du tout, et sûrement pas des désirs lubriques de Caroline, mais Sora, si jeune, et piégée depuis le début où elle est entrée à notre service, se sait elle masochiste ? Car il faut l'être pour suivre les conseils ou les ordres de Caroline, même si cela peut encore passer à ce moment de l'histoire comme des recommandations. « Fais ceci, fais cela, planque toi là... », Caroline maîtrise tout de A à Z et Sora se soumet volontiers. Pourtant, je ne l'aurai jamais cru au moment de l'embaucher, et encore moins après un mois de service sous mes ordres. Caroline a exigé que je sois très dure avec elle, que je ne laisse rien passer, que je sois d'une exigence et d'une intransigeance à toute épreuve. Je peux facilement jouer ce genre de femme, par certains points elle me ressemble, il me suffit d'être avec Sora comme je suis avec mon mari. Mais à tous les reproches que j'ai pu lui faire, je n'ai reçu en retour qu'œillade sévère et haussement d'épaule désabusé et provocateur. Rien qui puisse me laisser penser qu'elle apprécie mes excès d'autorité.
Je suis plongée dans cet abîme de perplexité, assaillie de questions sans réponses devant le martini que je viens de commander au bar lorsque mon portable se met à vrombir. Je suis au « Rocco », enfin c'est le surnom que Caroline a donné à ce bar après lui avoir raconté que je m'étais faites tringler dans ses toilettes par un type particulièrement bien membré. Pendant la période qui a précédé ma rencontre avec Caroline, j'étais une membre assidue du « Rocco » et plus particulièrement de ses toilettes quatre étoiles : spacieuses, propres, du marbre et des glaces partout, combien de types m'ont prise ici contre les lavabos ou la porte des wc ? Six, sept, peut être une dizaine, sans compter ceux qui ont déchargé dans ma bouche avant d'avoir eu le temps ou l'audace de me baiser !
- Allo.
C'est caroline, elle est surexcitée, je le sens tout de suite.
- Putain, je viens d'avoir Sora au téléphone, elle est super excitée ; et tu sais quoi ? (elle ne me laisse pas le temps de répondre) Elle s'est branlée en vous regardant, et elle a joui en plus... Elle a eu un orgasme quand tu as obligé Eric à lécher son sperme sur ta cuisse. Vraiment, je te félicite, tu l'as mise dans de bonnes dispositions, maintenant, elle a envie...
J'ai envie de lui demander « de quoi » mais je réponds platement.
- Je suis contente de l'avoir excité.
A cette heure, le « Rocco » est presque vide, et je suis à une table isolée, mais il y a un type au bar qui ne cesse de reluquer sous ma robe. Il faut dire que je n'ai enfilé que ça : une petite robe noire, moulante et courte, et que j'ai les jambes croisées dans sa ligne de mire. Inutile de chercher à savoir ce qu'il veut ! Un petit jeu de jambe le rendrait bien heureux.
Publié par lindasm à 17:30:20 dans Une bourgeoise soumise à sa soubrette | Commentaires (0) | Permaliens
Anciennes combattantes
En ce 11 novembre, puisqu'il n'existe plus d'anciens combattants de la grande guerre encore en vie, permettez moi de faire les louanges d'anciennes combattantes bien vivantes... nous ! lol... Et oui, dans quelques jours, nous fêterons nos trois ans d'existence sur la toile... Un record pour un blogg de cul... Et oui, appelons un chat, un chat, et surtout, une chatte, une chatte (et ici il y en a beaucoup, et souvent chaleur). C'est notre dernier anniversaire, la lassitude commence à nous gagner, et je dois vous avouer que je rencontre Caroline de plus en plus rarement, prise qu'elle est par sa préparation au CAPES, et moi par d'autres projets et d'autres personnes.
Mais, il est tout de même prévu que nous nous retrouvions dans quelques jours pour cette punition que vous m'avez infligé, chers internautes. Caroline a pioché des idées de presque chaque commentaire afin d'associer et « remercier » tous ceux qui se sont donnés la peine de laisser un message.
Je réponds toutefois à un demande bien légitime de « jeune maître » à savoir qui était donc cette personne qui m'a caressé dans ma chambre ce soir là si ce n'était pas Sora ! Ce n'est pas mon mari, Implicitement, bien tenté, il s'agissait en fait de Véronique... Bravo à Jack38, qui en plus d'avoir posté le message le plus détaillé, a mis dans le mille !
Quelques gentilles précisions à tous ces « gentils » messages et à leurs gentils auteurs : je m'appelle Linda, HétéroY et non Laura. Et comme le précise si bien Jobez, qui suit mon blogg depuis le début (ça fait plaisir d'avoir un fidèle parmi les fidèles... Salutations à serge que je classe aussi dans cette catégorie), ce n'est pas mon genre de m'exhiber devant une cam, très peu pour moi, désolé.
Pour les autres, qui n'ont pas la connaissance de mon passé, je les incite vivement à profiter de ce jour férié pour lire le début de mes aventures avec Sora, car dés demain (si Caroline m'a donné son accord), j'en publierai la suite et je reprendrai pile où je m'étais arrêtée (à savoir juste après la fessée reçue par mon mari devant notre soubrette).
Alors bonne lecture et bonne commémoration. Quant à moi, il est 12h37, Sora est en congés et mon mari est aux fourneaux pour me préparer un repas aux petits oignons, vous savez ce que je vais faire et ce que vous devez me souhaiter... ;-)
Linda
Publié par lindasm à 13:19:36 dans Humeurs et réflexions | Commentaires (8) | Permaliens
M comme Mensonge
Caroline : Nous ne mentons pas sur ce blogg ou très peu, la réalité se suffit à elle-même, pourtant, sur mon ordre, Linda l'a fait dans son dernier récit et depuis, elle me tanne pour rétablir la vérité. Je lui laisse le soin de vous faire cet aveu, je lui ai juste donné l'ordre de se montrer persuasive et humble.
Linda : Je vous demande, chers internautes de bien vouloir me pardonner le mensonge que je m'apprête à vous révéler. Sachez que c'est la première et dernière fois. Oh je ne vous cacherai pas avoir souvent enjolivé mes récits pour les rendre plus sexy ou moins vulgaires, ou même, je le reconnais, avoir menti par omission : ne pas révéler certaines choses car elles sont trop privées, ou parce qu'elles gâcheraient le récit par leur côté négatif, oui, je l'ai déjà fait, mais mentir comme je l'ai fait dans « punie à domicile », j'ai honte de l'avoir fait et accepterait le châtiment que ma Maîtresse saura choisir parmi ceux que vous proposerez.
Caroline : Ah oui, parce que j'ai oublié de préciser, le mensonge sera puni par une punition qui aura été suggérée par un internaute et que je choisirai parmi celles qui m'auront été proposées : la plus sex, la plus dure, la plus humiliante, la plus originale, ou peut être un mélange de toutes ? (je vous avais dis que je vous solliciterai davantage désormais ;-)
Linda : Il s'agit d'un mensonge qui concerne la fin de mon récit « punie à domicile » et que certains d'ailleurs avaient relevé... Comme quoi, il ne sert à rien de mentir, les gens finissent par s'en rendre compte. Ils savent relever la faille au milieu du récit. Et c'est d'ailleurs ce qui m'a blessé, car certains internautes que j'estime comme fidèles et loyaux ont pris ma défense en pensant que je disais la vérité. A eux, je supplie de me pardonner. Le pire serait qu'ils se sentent floués ou trahis, ce n'était vraiment pas mon intention, j'ignorai même alors que ce « mensonge » susciterait une polémique, et c'est malgré tout pour eux que je rétablis la vérité aujourd'hui.
Caroline : Bon accouche, on ne sait toujours pas de quoi tu parles !
Linda : Lorsque ma Maîtresse est venue chez moi passer un week end extra en l'absence de mon mari (voir « ma vie de soumise : « punie à domicile »), je vous ai fais croire que c'est Sora, ma soubrette, qui est venue me rendre visite dans ma chambre alors que Caroline m'avait attachée, pluggée et bandée les yeux. C'est ce que ma Maîtresse a voulu me faire croire à ce moment là, mais j'ai vite su que ce n'était pas elle, le fait notamment qu'elle ne dise rien. Ce silence était un indice. J'aurais du vous faire part de mes doutes lorsque j'ai écris, pour ne pas vous induire en erreur, mais ma Maîtresse ne l'a pas souhaité. Je ne rejette pas la responsabilité de ma faute sur Elle, j'assume ce que j'ai écris, tout comme je suis prête à assumer le punition que vous m'infligerez. Mais ce que je souhaite le plus, c'est ne pas vous avoir trop déçue. Pour cette raison j'implore votre clémence.
Caroline : Clémence ? Sûrement pas ! Tu dois payer pour ta faute... Et j'espère que les internautes seront nombreux à réagir et à proposer leur châtiment !!!
Publié par lindasm à 09:54:40 dans Alphabet SM et fétichiste | Commentaires (30) | Permaliens
Dessin de Crepax
Extrait n°1 de la Vénus en fourrure :
la naissance d'une idée
Masoch ou le soumis manipulateur
Je poursuis ma petite étude de cet auteur que j'adore, j'ai nommé le grand Léopold Von Sacher Masoch... Reportez vous à la rubrique « Sacher Masoch » pour lire la présentation que j'ai faite de cet auteur ainsi que le début de mon analyse. Dans l'extrait que je vous propose, le premier d'une série visant à faire connaître les écrits de Léopold Sacher Masoch, j'ai aimé l'habileté de l'écrivain à nous faire croire que l'idée de réduire Séverin en esclavage est née de Wanda elle-même. Une idée très moderne et très excitante. Quel soumis n'a jamais rêvé de se voir devancé dans ses fantasmes par celle qu'il aime ! Parvenir à mener sa partenaire où on le désire sans que celle-ci ne s'en rende compte, l'obliger à se dévoiler alors qu'il ne s'agit de répondre qu'au désir de l'autre. Séverin n'attend que cela, mais c'est Wanda qui formule l'idée et son cortège d'exigences qui va avec.
Remarquons que Séverin est appelé Séverine... Féminiser le soumis, lui ôter sa masculinité, première étape vers la soumission et l'abandon de son statut d'homme.
Remarquons également que Wanda envisage déjà l'esclavage de Séverin comme la possibilité de le tromper sans qu'il n'ait rien à redire. Nous avons ici les bases d'une soumission établie sur le cocufiage de l'homme par sa maîtresse.
***

« Enfin, voici une soirée en tête-à-tête. Wanda est si bonne, si cordiale, si gracieuse, qu'il semble qu'elle ait réservé pour cette seule délicieuse soirée tout l'amour dont elle m'a privé.
Quelles délices de me pendre à ses lèvres, de mourir entre ses bras et de plonger mes yeux ivres de joie dans les siens, alors que, toute défaillante de plaisir, complètement livrée à moi, elle repose sur mon sein !
Je ne puis encore y croire, je ne puis concevoir que cette femme soit à moi, toute à moi.
- Sous un rapport elle a encore raison, commença Wanda, sans s'émouvoir, sans seulement ouvrir les yeux, comme si elle dormait.
- Qui ? Elle se tut. Ton amie ?
Elle inclina la tête.
- Oui, elle a raison, tu n'es pas un homme ; tu es un rêveur, un séduisant adorateur, et serais certes un esclave inestimable, mais, comme époux, je ne puis penser à toi pour moi.
Je fus épouvanté.
- Qu'as-tu ? tu trembles ?
- Je frémis en songeant combien facilement je puis te perdre, répondis-je.
- Eh bien, es-tu pour cela actuellement moins heureux ? reprit-elle ; cela t'enlèverait-il quelque part de ta joie, que j'aie devant toi appartenu à un autre, qu'un autre me possède après toi, et ta jouissance aurait-elle été moindre si, comme toi, un autre avait été heureux ?
- Wanda !
- Vois-tu, continua-t-elle, ce serait un expédient. Tu ne veux jamais me perdre, tu m'es cher et tu me dis fort moralement que tu voudrais me voir toujours vivre avec toi, quand auprès de toi je...
- Quelle idée ! m'écriai-je, je commence à éprouver une sorte d'aversion pour toi.
- Et m'en aimes-tu moins ?
- Au contraire.
Wanda s'était soulevée sur son bras gauche.
- Je crois, dit-elle, que, pour subjuguer à jamais un homme, on doit, avant tout, oser lui être infidèle. Quelle honnête femme est aussi adorée qu'une hétaïre ?
- En effet, l'infidélité d'une femme aimée possède un charme douloureux, c'est la plus haute volupté.
- Pour toi aussi ? demanda vivement Wanda.
- Pour moi aussi.
- Si toutefois je te fais ce plaisir ! s'écria Wanda railleusement.
- J'en souffrirais alors affreusement, mais je t'en adorerais davantage, repris-je ; seulement, si tu osais jamais me tromper, tu devrais avoir la diabolique grandeur de me dire : "Je t'aimerai toujours, mais je rendrai heureux qui bon me semblera." »
Wanda secoua la tête.
- La trahison me répugne, je suis loyale, mais quel homme ne succombe pas sous le poids de la vérité ? Si je te disais : "Cette pure vie sensuelle, ce paganisme constituent mon idéal", aurais-tu la force de le supporter ?
- Certainement. Je veux tout supporter de toi, mais je ne veux pas te perdre. Je sens vraiment combien peu je t'appartiens.
- Mais... Séverine.
- C'est cependant ainsi, dis-je, et c'est même pour cela...
- Pour cela, tu pourrais... elle sourit malicieusement - l'ai-je deviné ?
- Être ton esclave ! m'écriai-je, ta propriété absolue et sans volonté propre, avec laquelle tu pourrais agir à ta guise et qui, pour cela, ne saurait t'être à charge. Je pourrais - pendant que tu savoures la vie à longs traits, que, plongée dans un luxe somptueux, tu goûtes le pur bonheur, l'amour de l'Olympe - te servir, te chausser et te déchausser.
- En somme, tu n'as pas tort, reprit Wanda, car seulement comme mon esclave pourrais-tu supporter que j'en aimasse un autre ; d'ailleurs la liberté de jouissance, à la façon du monde antique, ne peut s'imaginer sans esclavage. Oh ! ce doit être une sensation quasi divine que de voir devant soi des hommes s'agenouiller, trembler !... Je veux avoir des esclaves, entends-tu, Séverine ?
- Ne suis-je pas ton esclave ?
- Écoute-moi aussi, dit Wanda exaltée et me serrant la main, je veux être à toi tant que je t'aimerai.
- Un mois ?
- Peut-être aussi deux.
- Et puis ?
- Alors tu seras mon esclave.
- Et toi ?
- Moi ? que demandes-tu encore ? Je suis une déesse, et je descends parfois légèrement, fort légèrement, furtivement de mon Olympe vers toi. Mais que signifie tout cela ? » dit Wanda, appuyant sa tête sur ses deux mains, le regard perdu dans le vide, « un rêve doré qui n'aura jamais de réalité ».
Une mélancolie latente, inquiétante était répandue sur tout son être ; je ne l'avais jamais vue ainsi.
- Et pourquoi irréalisable ? commençai-je.
- Parce que l'esclavage n'existe pas chez nous.
- Allons donc dans un pays où il existe encore, en Orient, en Turquie, fis-je vivement.
- Tu voudrais, Séverine, sincèrement ? répondit Wanda. Ses yeux brûlaient.
- Oui, je veux sincèrement être ton esclave, continuai-je, je veux que ta puissance sur moi soit consacrée par la loi, que ma vie soit entre tes mains, que rien au monde ne me protège ou me défende contre toi. Oh ! quelle volupté quand je sentirai que je dépens tout entier de ton caprice, de ton bon plaisir, d'un seul de tes gestes ! Et puis, quels délices ! si tu es parfois assez gracieuse pour permettre à l'esclave de baiser la lèvre de laquelle dépend son arrêt de vie ou de mort !
Je me jetai à ses pieds et appuyai mon front brûlant sur son genou.
- Tu as la fièvre, Séverine, dit Wanda surexcitée, et tu m'aimes vraiment d'un amour infini.
Elle me serra sur sa poitrine et me couvrit de baisers.
- Tu le veux ? reprit-elle hésitante.
- Je te jure ici, devant Dieu et sur mon honneur, je serai ton esclave, où, et quand tu voudras, aussitôt que tu l'ordonneras, m'écriai-je, me possédant à peine.
- Et si je te prenais au mot ? s'écria Wanda.
- Fais-le.
- C'est pour moi un charme sans pareil, dit-elle, là-dessus, de savoir qu'un homme qui m'adore et que j'aime de toute mon âme, se donne complètement à moi pour dépendre de ma volonté, de mon caprice, pour devenir mon esclave, tandis que moi...
Elle me considéra d'un air singulier.
- Si je deviens très frivole, la faute en sera à toi, continua-t-elle ; je crois presque, maintenant, que tu as déjà peur de moi, mais j'ai ton serment.
- Et je le tiendrai.
- Laisse-moi, ce soir, répondit-elle. Maintenant j'y prends plaisir ; maintenant, j'en prends Dieu à témoin, cela ne restera plus dans le domaine du rêve. Tu deviens mon esclave, et moi... je vais essayer de devenir la Vénus à la fourrure. »
Voilà, que pensez vous de ce dialogue, je le trouve profondément sensuel et érotique... Deux amants se découvrent, et définissent leurs rôles, posent les jalons de leur relation future, qui s'avèrera des plus tumultueuse et passionnée...

Publié par lindasm à 00:53:28 dans Sacher Masoch | Commentaires (2) | Permaliens
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Comment une femme de 44 ans, mariée et dominatrice dans son couple, est tombée sous la coupe d'une jeune étudiante en âge d'être sa fille, puis de sa propre soubrette... C'est ma vie intime depuis 3 ans que je relate ici : bourgeoise je suis et je reste, par mon éducation, mon attitude et le confort dans lequel je vis, mais de Maîtresse, je suis devenue soumise... Un ordre de Sora, ma toute jeune femme de ménage, et la cadre sup BCBG que je suis se transforme en un claquement de doigt, en une femelle docile, une chienne lubrique, une esclave obéissante...
Me joindre : smlinda@hotmail.fr
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