6. LA GRANDE SŒUR
Le plateau que je porte, c'est le fardeau de ma soumission. Je monte les escaliers péniblement, telle une condamnée rejoignant son bourreau. Rien ne me contraint à accepter pareille humiliation, pas même le fait d'avoir été surprise en train de me caresser. Alors pourquoi ? Vingt fois en préparant le souper de ma sœur je me suis posée la question, et chaque fois la même réponse s'est imposée : le plaisir de me soumettre, le désir de me sentir honteuse et rabaissée, la joie d'être humiliée.
Je monte les escaliers et sent toute la moiteur de mon sexe, est-il possible de prendre autant de plaisir à se sentir ainsi dégradée ? Je n'en reviens pas. Jusqu'à présent, je n'ai fait qu'imaginer ce sentiment, le lire dans certaines confessions érotiques, aujourd'hui, je le vis. Je frappe doucement à la porte d'Ingrid qui m'intime l'ordre de rentrer d'une voix qui ne souffre aucune contestation.
- Je te préviens, lance Ingrid sur un ton lourd de menaces. J'ai planqué tous tes petits jouets, si tu tentes quoique ce soit, les parents sauront ce que tu es, à savoir une grosse salope complètement maso.
Je suis mortifiée, il n'y a désormais plus l'ombre d'une ambiguïté entre nous : Ingrid m'a mise à nu, elle connaît mes penchants, mes vices, mes faiblesses. Elle sait que si je suis là devant elle, c'est parce que je souhaite faire d'elle ma maîtresse, et elle doit se douter que malgré mon état de gêne, je prends un plaisir monstrueux. Suis-je donc monstrueuse pour désirer ma propre sœur ? Car je la désire avec le minois sévère qu'elle m'adresse, son regard noir et ses cheveux raides qui tombent sur ses épaules, pas sexuellement (enfin je ne crois pas), mais cela me semble de toutes façons plus fort que le sexe.
Je remarque qu'elle s'est changée, elle a retiré son pull et son jean pour enfiler à la place une petite robe fleurie, très printanière, très courte et largement déboutonnée jusqu'en haut des cuisses. Je me demande si elle a profité de ces quelques minutes de solitude pour se caresser. J'aimerai beaucoup bien sûr, ce serait le signe du plaisir qu'elle prend à me dominer. Ses jambes fines paraissent d'autant plus fragiles que sa peau est diaphane.
Elle me sort de ma contemplation silencieuse par une remarque acerbe dont elle n'est plus avare depuis qu'elle exerce sur moi son autorité de jeune maîtresse.
- Eh bien qu'est-ce que tu regardes comme ça ? Vicieuse. Approche, fais moi voir ce que tu m'as préparé de bon, j'ai la dalle !
Elle se cale sur le lit et en se redressant écarte les jambes. Je perçois nettement le petit duvet sombre de son pubis. Ma petite sœur n'est encore qu'une adolescente, particulièrement en avance pour son âge, sauf pour ce qui concerne son corps qui est resté celui d'une petite fille. Je remarque que son petit abricot est dépourvu de tous poils et que ceux de son pubis sont très clairsemés. Mon dieu quelle honte, je viens de reluquer entre les cuisses de ma sœur comme une véritable vicieuse, mais que m'arrive-t-il ? Je ne suis pas cette dépravée, c'est impossible...
Ingrid s'est aperçue de mon manège, je la vois esquisser un petit sourire pervers... Cette petite garce a toujours su être observatrice.
- Que regardais tu ainsi, vicieuse ?
Je dépose le plateau sur ses cuisses et répond d'une voix peu convaincant.
- Rien Ingrid, je te jure.
- Tu veux que je te punisse ? me rétorque-t-elle le plus sérieusement du monde. Tu veux que je te donne une fessée, comme la bonne de la cassette ?
- Oh non !
L'humiliation serait totale, insurmontable, démesurée, mais cela fait des mois que j'en rêve. La perspective de recevoir une bonne fessée, allongée au travers des cuisses de Ingrid m'effraie autant qu'elle m'excite. Mais là, à brûle pourpoint, je ne peux pas avouer ce désir trop humiliant à accepter.
- Alors, je ne veux plus que tu me mentes, me dit elle le plus calmement du monde, comme si elle s'adressait à une petite fille. Au prochain mensonge, je te courbe sur le lit et je te donne la fessée !
Je ne sais que répondre. Dois-je d'ailleurs répondre ? Ingrid porte à sa bouche son premier canéloni et je la regarde manger, pétrifiée, honteuse, ridicule.
- Alors je te repose la question, qu'étais tu en train de regarder ?
Je baisse la tête et me met à piquer un fard monumental.
- J'ai regardé tes jambes, je l'ai pas fais exprès. Je suis désolée.
Je me sens infantilisée comme jamais je ne l'ai été. L'humiliation est exacerbée par le renversement des pouvoirs. Mille fois, j'ai abusé de mon statut de grande sœur pour infantiliser Ingrid, et aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit.
- Mes jambes ? relève Ingrid, ironique. Moi je crois plutôt que tu voulais reluquer ma chatte !
Elle avale une nouvelle fourchette et ajoute, perverse. Tu es donc bien une vicieuse.
J'ignore ce qu'elle attend de moi, comment réagir, quelle réaction adopter. Veut elle que je la supplie ? Que je me repente ? Nous apprenons à nous connaître dans un monde totalement nouveau pour toutes les deux, celui de la soumission et de la domination.
- Eh bien réponds ! Dis le que tu es une vicieuse !
Ainsi, elle veut m'entendre reconnaître que j'étais bien en train de regarder entre ses cuisses. C'est très humiliant, les mots ont du mal à sortir de ma bouche.
- C'est vrai je suis une vicieuse, j'ai bien regardé entre tes cuisses, je te demande pardon.
- Cela te plaît cette situation, n'est-ce pas ? Je veux dire, te retrouver à poil devant moi avec juste ce petit tablier de bonniche. Servir mes repas, m'obéir, tu deviens mon esclave en quelque sorte !
Elle m'a ordonné de ne plus mentir sous peine de recevoir une fessée, mais je ne peux tout de même pas avouer un truc pareil. Evidemment que j'aime, elle s'en rend bien compte, mais de là à prononcer de tels mots, c'est au dessus de mes forces.
- Si tu ne réponds pas, c'est que tu ne sais pas, c'est cela ?
Elle me tend une perche que je m'empresse de saisir.
- Oui, tu sais c'est nouveau pour moi, je ne sais pas.
J'ignore alors qu'elle vient de me tendre un piège ignoble et pervers et que je suis tombée dedans tête baissée. Ingrid va alors abattre ses cartes et me faire la démonstration de toute sa perversité dans un numéro de dominatrice implacable et sûre d'elle qui me bluffe encore au moment où je couche ce souvenir sur papier.
Publié par lindasm à 11:03:30 dans Fantasmes | Commentaires (10) | Permaliens
Comment une femme de 44 ans, mariée et dominatrice dans son couple, est tombée sous la coupe d'une jeune étudiante en âge d'être sa fille, puis de sa propre soubrette... C'est ma vie intime depuis 3 ans que je relate ici : bourgeoise je suis et je reste, par mon éducation, mon attitude et le confort dans lequel je vis, mais de Maîtresse, je suis devenue soumise... Un ordre de Sora, ma toute jeune femme de ménage, et la cadre sup BCBG que je suis se transforme en un claquement de doigt, en une femelle docile, une chienne lubrique, une esclave obéissante...
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