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Epilogue au sex shop | 07 mars 2006

Epilogue au sex shop

Nous sortons de l'immeuble et traversons l'arrière cour comme si nous avions le diable aux trousses, un diable cruel et charmeur qui aurait placé sur notre chemin une succube harnachée de cuir, armée d'un fouet, chaussée de cuissardes dont le goût âpre du cuir me reste en bouche. Nous passons devant les deux autres prostituées restées dans la cour et déguerpissons aussi vite que nous pouvons sur nos talons aiguilles. Caroline, plus rapide que moi, déboule dans la rue au milieu des passants comme si elle venait de voler un pain. Je ne la rattrape que lorsqu'elle daigne enfin ralentir. Elle se retourne alors vers moi et éclate de rire... Moi qui suis encore sous le coup de mille émotions, nerveusement, je ne me l'explique toujours pas, mais je pouffe à mon tour, sans me rendre compte que je pleure également, que les passants se retournent sur nous, et que Caroline s'empare de mes lèvres. Tout se bouscule dans ma tête, dans mon ventre, mes jambes me supportent à peine, une chaleur gênante se propage depuis mon sexe, qui je le crains ruisselle sur mes cuisses sans culotte, la langue de Caroline me fouille la bouche, fait palpiter mon cœur et ma chatte. J'ignore combien de temps elle m'a imposé ce baiser en pleine rue, le temps s'est arrêté, je crois qu'elle m'a soutenu la nuque ou le dos sinon je serai tombée, en tous cas, elle m'a pris le bras, et c'est elle qui m'a tiré à l'écart de ce lieu de perdition.

Je ne reprends nos esprits que dans la salle enfumée d'une brasserie, devant un café que je ne me souviens même pas avoir commandé.

- C'est trop top, me dit elle, aussi radieuse et fière qu'une athlète venant de battre un nouveau record du monde. Jamais j'aurai cru que tu l'aurais fait. Tu te rends compte, t'as payé une pute pour lui lécher les bottes, je le crois pas...

Moi non plus, Maîtresse, je n'en reviens toujours pas, même un an après. Notre relation démarre sur les chapeaux de roue.

- Avec vous, j'ai l'impression d'être tout de suite dépassée, de ne rien contrôler...

- Moi aussi m'avoue-t-elle. Tu sais, j'avais pas prévu de te faire lécher les bottes d'une pute. Je voulais juste faire une petite virée, t'obliger à les aborder, un truc dans ce genre... Enfin, tu vois quoi ?

Oui je vois... Mais j'ai fais plus... Je trempe mes lèvres dans la tasse en repensant à ce que je viens de faire : je n'en reviens pas.

- En fait, ce que je voulais, me dit Caroline en plongeant son regard intense dans mes yeux encore embués de larmes, c'est aller faire quelques achats. A la façon dont elle m'annonce cela, je crains le pire. Elle a nouveau sa petite voix vicieuse, son air narquois, son œil malicieux. J'attends la suite mais elle n'ajoute rien, me laissant mijoter.

- Des achats ?

- Oui, des achats. Et ici, rue saint Denis, il y a plein de magasins sympas.

Je dois tirer une mine ahurie car elle pouffe de rire et manque de s'étrangler. A quels magasins « sympas » fait elle allusion, ici, rue saint Denis ? Mon dieu, je comprends d'un coup : elle veut m'emmener dans un sex shop !

- Si tu veux que je te domine, il va me falloir quelques jouets, ajoute-t-elle, si belle et si malicieuse. Le genre de jouet qu'il faut pour punir les vilaines filles comme toi.

Il ne m'en faut pas plus pour piquer un phare. Je suis persuadée que les gens derrière nous, ont entendu. Je bafouille une réponse, juste pour l'empêcher de s'exprimer, de crier sur tous les toits que je suis une soumise en quête de fessées et d'humiliations.

- Oui, oui je comprends, mais... Mais j'ai tout ce qu'il faut chez moi à la maison.

Je reprends ma tasse en tremblant et je la vide d'un trait, manquant de me brûler le gosier.

- Voyons Linda, tu ne crois pas sérieusement que je vais utiliser le martinet que tu prends pour fouetter ton homme ! Elle s'est penchée vers moi pour me souffler sa réponse, mais j'ai quand même l'impression que tout le café entend, surtout qu'elle continue en se recalant tranquillement sur sa chaise. Tu vas te trimbaler tous tes jouets dans ton sac à main à chaque fois que tu viendras chez moi ?

- Non bien sûr, je comprends parfaitement.

Elle vide son verre, le regard hautain, fier, satisfait, le repose sèchement et m'ordonne :

- Allez magne, on y va.

Publié par lindasm à 14:53:57 dans 3. Le dressage d'une bourgeoise | Commentaires (1) |

07-03-2006  22:56  07-03-2006 22:56
Extra !  De  Electronic-Lover  Sujet:  Extra ! Url: [Liens]
Franchement j'adore vos aventures les filles. Elles me rappellent certains épisodes vécus récemment avec une Muse bien délurée. Amusez vous encore longtemps. Fidelement votre et en toute complicité. D

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Comment une femme de 40 ans, mariée et dominatrice dans son couple, tombe sous la coupe d'une jeune étudiante en âge d'être sa fille... C'est ma vie intime depuis un an que je relate ici : bourgeoise je suis et je reste, par mon éducation, mon attitude et le confort dans lequel je vis, mais de Maîtresse, je suis devenue soumise...  Un ordre de Caroline et la cadre sup BCBG que je suis se transforme en un claquement de doigt, en une femelle docile, une chienne lubrique, une esclave obéissante...


Nous joindre : vicieusecaro@hotmail.fr


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