Acte cinq (infidélité, débauche et sodomies)
Trois années s'étaient écoulées quand j'ai revu Agnes l'été dernier, et pas beaucoup d'eau coulé sous les ponts de mes désirs. J'ai continué à dominer mon petit mari, de manière épisodique, selon mes humeurs, histoire de conserver la flamme de notre couple. Je ne serai pas honnête à dissimuler le plaisir parfois que j'y ai pris. Mais ce qui m'a permis de jouir dans ces moments de domination c'est, alors que je suis parée de cuir et armée de mes fouets, me dire que quelques heures plus tôt je n'étais qu'une femme baisée et bafouée par mes amants. Car en parallèle, et cela dés la semaine qui suivit notre retour du Cap je pris l'habitude de prendre des amants... et d'en avertir mon petit mari qui s'en trouva fort aise : cela l'excitait autant que moi. Ce pouvoir de séduire s'exerça tout azimut... Au hasard des rencontres. Je ne suis pas tombé que sur des bons coups, mais l'essentiel était de revenir la chatte moite, rougie et dévastée par une bonne queue et surtout de tendre à mon cher époux la culotte dans laquelle j'ai vite pris l'habitude de faire jouir mes amants. L'offrande de la maîtresse au mari cocu... Ce qui m'excitait, c'était le contraste des deux vies que je menais ; Maîtresse chez moi, chienne avec mes amants...
Les premiers mois, je me suis contentée d'être une belle salope, qui voulait se faire prendre par tous les trous : je me suis mise, juste pour le plaisir de la décadence à essayer la sodomie (ce qu'Eric n'est jamais parvenu à me faire accepter en 15 ans de mariage), la douleur fut au rendez vous, j'aimais alors parfois pleurer ou supplier (ce qui en a désarçonné plus d'un), cela me faisait penser à un viol, et cette pensée m'aidait à jouir, je me découvris alors réellement masochiste. Puis mon petit trou s'est habitué à recevoir les braquemarts de mes amants et je suis passée du stade de la souffrance à celui d'un réel plaisir anal... C'est incroyable comme les hommes adorent nous prendre de ce côté, j'avoue ne pas pouvoir répondre pourquoi à leur place, mais moi je comprend mieux certaines choses maintenant que j'aime me faire enculer :
- Mais d'abord je tiens à rassurer les femmes qui n'aiment pas ça, c'est naturel, les premières fois, c'est vraiment douloureux, il faut bien lubrifier et trouver un partenaire attentionné et doux pour nous élargir notre petite pastille en douceur.
- Par contre, les femmes qui aiment ça, suscitent chez l'homme un déchaînement bestial et c'est vraiment jouissif pour une femme en proie à des désirs de soumission. Une femme qui se laisse prendre par le cul n'est plus une femme respectable, c'est au mieux une salope, au pire une chienne... Dans le feu de l'action et de l'excitation, je l'ai constaté à maintes reprise, je peux vous assurer que le vernis social craque, de bourgeoise BCBG je vois dans leurs yeux que je deviens la « petite pute à baiser », les mots sont alors plus crus, les caresses plus directes, parfois violentes... Moi c'est ce que je recherchais dans ces relations extra conjugales, alors évidemment, je prenais mon pied presque à chaque fois.
Il y a un an, j'ai poussé le vice encore plus loin : non contente de raconter en détail mes joutes amoureuses à mon tendre époux tout en lui faisant lécher le sperme de mes amants au fond de mes culottes (au départ il avait horreur de ça, puis il s'y est fait), j'ai décidé d'inviter l'un d entre eux à la maison : un amant régulier, particulièrement vigoureux et brutal. Je voulais me faire baiser devant mon mari dans le lit conjugal. Humiliation totale... Eric a rechigné, mais une bonne fessée l'a remis dans le droit chemin, et il m'a même avoué que j'avais eu raison, que c'était une très bonne idée... Aujourd'hui avec le recul, je n'en suis plus si sûre.
Pourquoi ce remords un peu tardif ? Parce que Bruno, mon amant m'a comblé au-delà de mes espérances. Il m'a baisé et enculé devant Eric, qui était ligoté sur une chaise. Il m'a prise dans le lit conjugal sans cesser une seconde de me couvrir d'injures, puis, voyant que j'y prenais un plaisir considérable, il a franchi la ligne jaune et a commencé à me fesser. Ce n'était pas la première fois qu'il le faisait, mais là, c'était devant mon mari soumis... Moi la Maîtresse de sa vie, je me faisais défoncer le trou du cul, acquiesçait à toutes ses insultes : « oui je ne suis qu'une chienne, une pute... Baise moi, vas-y encule moi profond... Oui, je ne suis qu'une salope, un garage à bittes... » Quand je suis excitée, je suis grossière, je me lâche, je sais que ça plaît à mes amants, que ça les met en condition pour aller plus loin, que ça leur donne confiance en eux... Mais ces mots, devant mon mari, normalement, c'est à lui qu'ils sont adressés, et non à moi... Je n'ai pas vu sur le coup que cela le choquait, le peinait, le blessait. Alors quand les mains de Bruno ont commencé à claquer mon cul, et que mes fesses se sont peu à peu colorées, la Maîtresse est morte à jamais.
Cette expérience a traumatisé Eric qui ne soupçonnait pas chez moi ce désir de soumission. Nous en avons parlé, il m'a supplié de ne jamais recommencer, le croirez vous ? Je n'ai jamais recommencé... En pleurs, il m'a avoué son impuissance à pouvoir contenter mes pulsions masochistes, étant lui-même trop soumis pour cela, et il m'a redit à ce moment là qu'avec une femme, il ne l'aurait pas aussi mal pris (ben voyons, à nouveau son fantasme de me voir avec une fille... Mais là cette fois, j'étais plus qu'intéressée)... Parce que m'a-t-il dit, une femme, il n'aurait pas à subir cette virilité toute masculine (et que lui pourrait s'il n'était pas maso, me donner également). J'ai voulu reprendre ses explications, mais il était confus, j'ai compris l'idée, j'essaie de les retranscrire dans leurs confusions... A vous de vous débrouiller pour comprendre ;-)
En attendant, ce que moi j'ai bien compris, c'est qu'il accepterait me voir avec une autre femme, même en tant que soumise... Ben oui, vous vous dîtes alors que j'ai trouvé le plaisir avec Agnes et que pendant trois ans, je n'ai pas recommencé l'expérience avec une femme. J'avais peur d'être déçue, je crois, et surtout, surtout, j'avais très envie de me vautrer dans la luxure, le sexe, la débauche, et qu'il est bien plus facile de lever un mec qu'une fille. Un regard, un sourire, un croisement de jambes, et hop, le tour est joué. Pour une femme, je ne savais pas, et je ne sais toujours pas vraiment comment draguer, comment aborder celle que j'aimerai mettre dans mon lit. Un certain malaise m'envahit quand je vois une fille qui me plaît, une certaine timidité, une retenue, la peur de l'esclandre si celle-ci repousse mes avances. Pas simple d'assumer son homosexualité... Plus facile d'assumer ses désirs d'humiliation, de souffrance et de soumission dans l'intimité d'une chambre avec un partenaire qui a déjà craqué pour vous , qui bande et qui est prêt à tout pour jouir, y compris malmener une garce aux airs de bourgeoise insatisfaite.
Publié par lindasm à 14:57:33 dans 1. Mon passé tortueux de dominatrice | Commentaires (10) | Permaliens
Qui suis-je ? (acte quatre... Une nuit inoubliable)
Avec Agnes, j'ai passé une nuit inoubliable. Pas une de ces nuits qui aujourd'hui me fait fantasmer, mais une nuit érotique pleine de complicité et de sensualité. Agnes m'a caressé sans vergogne durant notre promenade dans les clubs un peu hot de la station... J'ai adoré. Une fois, assise dans une alcôve, elle m'a obligé à écarter les cuisses, à lui révéler mon intimité, puis, voyant que j'y prenais un plaisir trouble, elle m'a ordonné de me caresser. Pas facile, mais dans l'ambiance, le brouhaha, au milieu de la foule et des go go dancers, je me suis exécutée. Après, elle m'a demandé de lui faire lécher ce doigt parfumé de mon désir. Délicieuse Agnes.
Elle m'a ramené chez elle, et m'a demandé de la lécher... J'aurai souhaité qu'elle m'en donne l'ordre, mais Agnes, vous l'aurez compris, n'est pas une maîtresse au sens où je l'entends... Juste une fille libre, épanouie, en quête de plaisir et de nouvelles expériences, une fille qui sait s'adapter aux désirs de ses partenaires, et qui sait y répondre. Je lui ai alors avoué que c'était la première fois que j'allais lécher une femme. Cela l'a ému et étonné, c'est vrai que l'image que j'avais donné de moi lors de notre premier soir avait pu lui laisser croire que j'étais une belle salope rompue à toutes les perversions... Et bien non Agnes, pas encore, même si j'aspire à le devenir, aujourd'hui je peux affirmer, c'est toi qui m'a donné le goût des femmes : deux petites nuits (surtout la première... A peine une heure) ont suffi à me faire apprécier l'amour au féminin. Je t'ai léché, je t'ai respiré, je t'ai bu, et j'ai aimé cela au-delà de l'imaginable : et dire que cela m'avait toujours plus ou moins révulsé... Enfin, y'a que les imbéciles qui changent pas d'avis (et je suis loin d'être une imbécile !). Puis ce fut mon tour d'être butinée, mais tu étais trop tendre, je rêvais de fessée alors que tes doigts n'étaient que caresses, je souhaitais être violée alors que tu respirais la tendresse. Egoïste, je n'ai pas résisté à mon pressant désir d'être soumise et je t'ai soufflé au creux de l'oreille : « je t'en prie, attache moi, j'ai envie... » Quelques bas ont fait l'affaire... La première fois que je me retrouvais ligotée, les mains attachées derrière le dos. La sensation fut délicieuse, réduite à l'impuissance, je t'appartenais. Une fois attachée, je n'étais plus qu'un corps livré à ton bon plaisir, tes coups de langues et tes doigts inquisiteurs ont alors été investi d'un pouvoir de jouissance nouveau... Et j'ai gémi, gémi... joui, joui, jusqu'au bout de la nuit...
Pardon de ne pas t'avoir rendu tout le plaisir que j'ai pris, tard dans la nuit, enfin repu, un peu honteuse, je te l'ai dis, et tu m'as répondu, simplement, en souriant, « je n'ai jamais vu une femme jouir comme toi ce soir, ça été mon plaisir d'avoir su te donner ce que tu cherchais. » Généreuse Agnes... Aujourd'hui, je te le dis, ingrate que je suis, tu ne m'as pas donné ce que j'étais venue chercher à savoir, la soumission et l'humiliation... Mais tu m'as donné plus, car comme toutes les premières fois, elles encouragent ou découragent : depuis toi, je ne pense qu'à recommencer, aller plus loin, assumer mes désirs et mes fantasmes de soumission, que tu n'as fait que révéler et susciter...
Vous l'aurez compris, je n'ai jamais recommencé avec Agnes... Je suis restée en contact avec elle quelque temps, je l'ai revu l'an dernier, elle était fiancée, presque embarrassée de me savoir toujours attirée par elle, et hélas, plus du tout intéressée par mes avances, encore moins par mes fantasmes. Elle avait tourné la page, pas moi.
Publié par lindasm à 18:09:41 dans 1. Mon passé tortueux de dominatrice | Commentaires (0) | Permaliens
- « Amours fous » de Alex Varenne
Voilà un dessinateur dont le coup de crayon se prête à merveille à tous les fantasmes sadomasochistes et qui nous fait partager avec un talent inouï son goût pour les cuirs, les fouets et les lingeries de toute sorte. Je me suis caressée sur « Amours fous ».
Publié par lindasm à 16:58:19 dans Nos goûts et notre vision du SM | Commentaires (3) | Permaliens
Mes références littéraires
- « Histoire d'O » de P. Réage
Inutile je pense de rappeler le parcours initiatique d'O, jeune fille décidant de se soumettre totalement par amour de son maître... Il est des règles qui ont été reprises par bien des maîtres et des maîtresse et que j'aimerai me voir imposer par ma maîtresse : « ne jamais croiser les jambes... garder les yeux baissés... et les lèvres entrouvertes... »
- « Madame et sa bonne » de S. Villalonga
Chef d'œuvre de la littérature pornographique sado masochiste mettant en scène une bourgeoise délaissée par son mari et une jeune bonne dévergondée qui va vite lui montrer qui dirige dans la maison. On retrouve mes thèmes préférés : le renversement des rôles, le transfert des pouvoirs, et surtout l'imagerie érotique de la petite soubrette qui se venge de sa condition pour humilier et battre sa patronne consentante. Ce qui est plaisant, c'est le caractère très bourgeois de la soit disante maîtresse de maison qui se soumet malgré elle, et qui se découvre une nature débauchée et masochiste qu'elle ne se soupçonnait pas. Les paroles sont crues... Appelons une chatte, une chatte, une salope, une salope... Les actes bien dégradants... Et cerise sur le gâteau, les illustrations (toutes les 20 pages environ) sont superbes.
- « La Vénus en fourrure » de Sacher Masoch,
Rendons les honneurs à cet écrivain qui laissa son nom au plaisir pris dans la souffrance... C'est vrai quoi, il n'y en a que pour Sade ! A découvrir... Un roman qui colle à merveille à ma vision du SM.
Publié par lindasm à 16:57:14 dans Nos goûts et notre vision du SM | Commentaires (3) | Permaliens
- Basic Instinct. 1992 de Paul Verhoeven
Un modèle d'érotisme... Un chef d'œuvre scénaristique... Une Sharon Stone éblouissante, un Michael Douglas sexy en diable... Des dialogues savoureux, un interrogatoire cultissime (et je vous ai même retrouvé les photos de la scène), une musique lancinante que j'aime à mettre certains soirs quand Eric rampe à mes pieds. Il vous en faut plus : vous ne trouverez pas mieux dans le genre thriller érotique.
Publié par lindasm à 16:39:19 dans Nos goûts et notre vision du SM | Commentaires (0) | Permaliens
Comment une femme de 40 ans, mariée et dominatrice dans son couple, tombe sous la coupe d'une jeune étudiante en âge d'être sa fille... C'est ma vie intime depuis un an que je relate ici : bourgeoise je suis et je reste, par mon éducation, mon attitude et le confort dans lequel je vis, mais de Maîtresse, je suis devenue soumise... Un ordre de Caroline et la cadre sup BCBG que je suis se transforme en un claquement de doigt, en une femelle docile, une chienne lubrique, une esclave obéissante...
Nous joindre : vicieusecaro@hotmail.fr
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