C’était chouette, vraiment touchant. Je garde un joli souvenir de mon passage à la petite école de Croque-Lune.
Les enfants avaient fait des dessins, les avaient affichés partout.
Ils avaient pris des pochettes transparentes et, sous l’œil attentif des quatre adultes qui les encadrent, chacun avait "décalqué" le visage d’un(e) camarade puis ce trombinoscope avait été exposé sur les carreaux de la petite école, juste pour l’occasion.
Un paper-board à l’entrée annonçait la venue d’Arawak dans une savante mise en page "maison" de photos et de textes manuscrits.
Face à la porte, une grande et belle banderole, œuvre manifestement collective, me souhaitait la bienvenue.
Sur le programme il ne s’agissait pourtant que d’un petit coucou en passant, avant de filer à la bibliothèque. Mais l’attention méritait qu’on s’attarde un instant.
Alors tournant délicatement la page d’accueil du paper-board, j’y suis allé de ma petite démo, sous l’œil attentif des petits et des grands.
J’ai senti tant d’intérêt manifesté ici que j’ai un petit regret. Celui de n’être pas resté plus longtemps.
Merci aux "quatre" de Cap’Jeunes et aux enfants de Croque-Lune.
Je leur dis un grand merci pour ce petit moment, vraiment très chouette.
Je leur dis aussi à bientôt, au festival.
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Publié par Arawak à 11:13:23 dans EDITORIAL | Commentaires (3) | Permaliens
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Albums BD, cartes, dessins originaux ou demandes spéciales.
Teloché, c’est reposant.
"La plupart des gens d’ici travaillent au Mans - m’explique Fred, de Cap’Jeunes - Il y a du mouvement aux heures de départ et de retour, aux heures de rentrée et de sortie d’école … le reste du temps c’est tranquille, calme."
Bon, si on va y regarder de très près, ça n’est pas toujours vrai.
Chez Pablo par exemple il se passe toujours quelque chose.
Pablo ? Un golden retriever de bientôt 10 ans qui fait bien son demi quintal et auquel il ne manque que la parole … enfin faut voir !
Quand il vous fixe droit dans les mirettes et qu’il vous lance un "woof !" (joueur certes mais sonore) à vous remuer la plus stoïque des cages thoraciques, ça tient plus de l’impératif que du conditionnel.
C’est pourquoi je dis "chez Pablo ".
Il héberge un couple d’ex citadins devenus campagnards qu’il envoie chercher la baballe de temps en temps pour qu’ils prennent un peu d’exercice.
Et ses yeux ronds semblent leur dire : "Il est à qui le pèpère ? Heiiin ? Mais ch’est une gentille mèmère à son chien-chien cha !"… Je crois qu’il en est très content. Il m’a dit qu’il allait les garder.
La SPH peut dormir tranquille.(*)
Derrière la maison, un petit jardin-pelouse où il fait bon prendre l’air et le chant des oiseaux.
Juste là : la rue, ses passants, ses échoppes …
Les quelques commerçants que j’ai croisés n’en sont pas à faire les trois huit, mais ils ont l’air heureux des gens de ces bourgades paisibles de la France qu’on aime.
Bruno Jamin fait ses savoureuses rillettes fraîches dont je ne manquerai jamais de rapporter un pot à chacun de mes voyages ici. Rassurez-vous : Il n’a pas du tout cette mine courroucée de l’artisan belliqueux traquant le cochon perché sur le toit comme on voit sur l’affiche.
(*) SPH : Société Protectrice des Humains (On peut rêver aussi)
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Publié par Arawak à 10:29:16 dans EDITORIAL | Commentaires (4) | Permaliens
J’avais un but. Toujours le même.
Transmettre.
Pas seulement une technique. Surtout pas une technique d’ailleurs. Justement leur montrer que chacun peut et doit venir avec ce qu’il porte en lui-même. Qu’on est dans le feeling.
Comprendre d’abord pour dire ensuite.
Regarder, sentir, être curieux, saisir de quoi sont faites les choses.
J’avais un peu de temps avec ce groupe.
3 demi-journées pour faire passer l’essentiel.
Pour faire du dessin d’humour, tu n’as pas vraiment besoin de savoir dessiner. Il te suffit de trouver le mode d’expression qui convient à ton style, au talent de ton crayon ou de ta plume.
Yes, you can !
Et moi, me promenant entre les tables où naissaient les œuvres de ces artistes en herbe, je voyais s’exprimer ce talent.
On a évoqué quelques principes de base, l’intérêt de faire un croquis, d’identifier les formes géométriques simples qui serviront de repères avant de passer aux étapes suivantes, l'encrage, la texture, le rendu.
Au terme de ces trois demi-journées au lycée Saint-Joseph du Rancher, quelques bons dessins déjà bien avancés pour l’exposition générale des 30 et 31 mai.
Et pour moi, un bon souvenir, une belle expérience et plein, tout plein d’idées pour faire mieux … une prochaine fois.
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Publié par Arawak à 03:26:15 dans EDITORIAL | Commentaires (7) | Permaliens
On dira ce qu’on voudra, il y a toujours quelque chose de spécial à toute première fois.
L’accueil avait été parfait.
Chaleureux, rassurant, bienveillant.
Mais au moment précis où se ferme la porte de l’amphi, étouffant les derniers bruits de la cour de récré … ce moment où têtes blondes et brunes s’éparpillent, où chacun trouve sa place, tire sa chaise et s’installe, on se sent paradoxalement bien seul.
Mon sujet, je l’avais préparé. Je savais de quoi j’allais parler. Dessin, BD, technique et passion, je pourrais en débattre pendant des jours entiers.
Mais voilà : il y a une autre dimension qu’on ne peut mesurer que par la pratique, que l’on découvre in situ. C’est le potentiel d’interaction.
Au collège du Rancher l’auditoire s’était choisi tout seul.
Des élèves de cinquième au nombre d’une vingtaine dont la compétence et l’intérêt pour la chose artistique ne faisait aucun doute pour leur prof d’arts plastiques qui leur avait proposé la lecture et l’étude d’un extrait de la Saga des Kros avant la venue de l’auteur. Tout avait été bien pensé, sans trop en faire mais juste assez cependant pour ne pas faire face à l’inconnu.
C’est pourtant ce qu’il m’arrivait, là.
20 paires d’yeux et autant d’oreilles accrochées à mes mots, au moindre de mes gestes, et moi qui au fil des minutes transformais le possible dialogue en un discours magistral dont je n’avais aucune idée de la portée, de l’intérêt pour eux.
En moi commençait doucement à se former un nuage de questions qui fut heureusement rapidement dissipé par quelques mots bien placés des deux autres adultes qui m’accompagnaient et pour qui l’enseignement et la pédagogie n’ont plus trop de secrets.
Bien sûr … il suffisait de leur donner la parole, à ces jeunes. De solliciter une action de leur part.
D’avoir d’abord un court échange avec les moins timides d’entre eux, puis peu à peu avec les autres.
Ce contact renouvelé effaça toute distance et cette idée pesante de groupe anonyme ... au profit de rencontres individuelles, multiples.
Tout devenait plus simple. Tout devenait possible.
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Publié par Arawak à 08:28:21 dans EDITORIAL | Commentaires (4) | Permaliens
(Lire l'article de Ouest-France)
Les visiteurs de ce blog savent que régulièrement ici j’essaie de transmettre des petits morceaux de ce que j’aime à ceux qui veulent bien en profiter.
Ils sont de plus en plus nombreux et je m’en réjouis.
Aussi lorsque il y a presque un an à Teloché le rideau est tombé sur la première édition du festival de la caricature, du dessin d’humour et de presse, je n’ai pas beaucoup tardé à reprendre contact avec l’organisatrice de l’événement, Marie-Danielle Letessier, et à lui proposer mon concours (sur les traces de quelques-uns de mes collègues rompus à cet exercice) pour animer des "ateliers-dessin" avec des jeunes, partager une passion, donner quelques "trucs"...
Mais de la relation épistolaire unilatérale à l’échange en "live" il y a bien deux pas qu’il restait à franchir. Voilà qui est fait.
Je viens de passer 4 journées très enrichissantes que je voudrais partager avec vous en toute simplicité.
La suite au prochain billet.
Publié par Arawak à 11:04:52 dans EDITORIAL | Commentaires (3) | Permaliens