C'est le dessin qui est sans paroles. Les mesures annoncées devraient, elles, faire parler un peu.
Ce dessin a été publié dans le N° 42 du "Cri du Contribuable" (version papier imprimée) ainsi que sur leur site web :
http://www.lecri.fr/Televisions-publiques-trop-de.html
Ceux qui le souhaitent peuvent d'ailleurs réagir à l'info sur ce site, par un simple clic sur le bouton "CRIEZ".
Publié par Arawak à 10:44:25 dans EDITORIAL | Commentaires (22) | Permaliens
Hop, comme ça juste. Pas d'événement particulier, si ce n'est qu'il vient de passer à Paris. Donc j'aurais pu (et dû) faire plus tôt ce petit billet. Mais bon. Aimons-nous vivants. N'attendons pas une
"occasion" pour se le dire non plus.
Jacques, c'est pas juste le fils de Simone et André. Même si c'est déjà beaucoup. Parce que ces gens-là voyez-vous, c'est déjà beaucoup d'amour. Beaucoup de don de soi. Pas seulement de la graine de prix Goncourt. Et encore ... du cru 1959, c'était autre chose. L'excellent radioscopologue Jacques Chancel interviewé un jour à son tour avouait que son meilleur souvenir était d'avoir recueilli les mots d'André dans sa célèbre émission. André Schwarz Bart n'est plus mais il restera. J'ai croisé peu de regards comme le sien. Enfin c'est un autre propos.
Jacques, c'est un copain d'enfance, croisé au hasard des vacances, à Goyave. Je dis au hasard car il passait son temps entre Lausanne, Paris et la Guadeloupe. Nous étions petits, puis ados. Il a l'âge de mon jeune frère, avec lequel il a eu et gardé davantage de contacts. Lequel frère m'a envoyé il y a quelques semaines un CD d'excellente qualité, qui plaira aux amateurs de bon jazz et de saxophone.
"Hot Five". Quand je dis excellent, c'est pas pour faire plaisir hein. C'est du top niveau.
Quand « brother Jack » était ado, il jouait de la guitare. Electrique. J'avais un oncle guitariste (pas celui qui jouait en faisant attention à la mamma mais presque) qui exécutait (en amateur mais au bon sens des termes "amateur" et "exécutait") du Yepes comme on va à la messe. Du haut de son classicisme paternaliste et bienveillant aux ongles scrupuleusement limés dans le sens de la corde, il entreprit de montrer le chemin des puristes à Jacques, qui du bas de son attentive soif d'apprendre, restitua sans effort, bon élève, les accords et le doigté dans l'instant qui suivait à l'oncle médusé, bluffé.
Mais c'est au saxo que Jacques s'est ensuite dédié. Pour atteindre les sommets de l'Art.
Après avoir tout lâché. Juste pour l'amour de la musique.
Jacques avait d'autres choix de vie possibles. Et dans le brillant.
Il y a toute une chaleur dans les notes de Jack, une couleur très caribéenne.
De nombreuses pages qui lui sont consacrées sur le web en diront plus à ceux qui veulent.
Je vous en ai choisi deux en français
http://www.bananierbleu.com/fiches-perso/jacques-szwarcbart/jacques-szwarcbart.htm
http://www.brotherjacques.com/lemonde.htm
See ya brother Jack
Publié par Arawak à 15:28:48 dans EDITORIAL | Commentaires (17) | Permaliens
Figure 2
Et voici le dessin terminé.
Vous notez que l'attitude du personnage est un peu différente. La position n'est pas tout à fait la même. Il arrive que le premier crayonné soit le bon, mais il me paraît parfois utile de corriger de petites choses pour aller dans le sens d'une meilleure expression.
Sur le dessin fini, le personnage est plus penché vers le distributeur, son épaule gauche est remontée vers le visage et le mouvement du bras qui tient la sacoche est différent. Ces détails contribuent à suggérer qu'il se protège, se cache, qu'il a peur comme le souligne la petite touche de couleur verte sur le haut du visage. Le texte de la bulle termine le travail.
Pas très « sécure » tout ça. Et c'est bien le fond de l'affaire ...
Publié par Arawak à 09:53:13 dans EDITORIAL | Commentaires (37) | Permaliens
Figure 1
Un petit peu de théorie, comme je fais parfois à l'intention des jeunes (ou des moins jeunes) qui s'intéressent à l'aspect
"fabrication" du dessin d'humour.
Comment naît un dessin ?
Au départ, une info. Ici, c'est Arthur Wneir qui s'est mis au travail.
Lecture des journaux, notes au stylo sur un bloc ... il m'envoie quelques idées pour chaque sujet, on en discute, on choisit.
Ici, l'affaire des 5 milliards de la Société Générale.
On pouvait la traiter de plusieurs façons. En parlant directement du trader, par exemple. Mais c'est la manière la plus évidente, la plus commune de procéder. On voit d'ailleurs partout (plus ou moins) le même dessin d'un jeune employé sur son PC relié à une "pompe à fric" qui alimente un coffre. C'est une option qui se justifie (de traiter l'info côté trader) mais qui se trouve répétée à l'infini.
En outre, il y a une tendance chez certains dessinateurs de presse à aller "trop vite" dans le traitement d'un sujet. Ainsi ce dessin souvent vu que je vous décris suggère un enrichissement personnel, alors que pour le moment on ne sait rien du fond de l'affaire. Un travail de "journaliste sérieux" doit s'opérer sur la ligne étroite d'une information à traiter à chaud mais dans l'état des connaissances du dossier. Quand on n'a "rien" on ne se lance pas dans la prévision.
Notre choix s'est donc porté sur le fond, sur ce qu'inspire ce genre de nouvelles : une crise de confiance. Un doute généralisé sur la sécurité du système.
Sur l'idée d'Arthur, J'ai fait d'abord ce crayonné.
Publié par Arawak à 08:21:13 dans EDITORIAL | Commentaires (7) | Permaliens
Publié par Arawak à 06:43:16 dans EDITORIAL | Commentaires (26) | Permaliens