Bonjour,
J'ai vu arriver peu à peu vos messages.
Ce matin j'ai pris le temps de tout lire.
Ma première pensée va à Jessie et à son amie ioana.
Je crois que l'un des pires sentiments auxquels l'humain s'affronte est celui d'impuissance.
Ne rien pouvoir faire, malgré toute notre volonté, pour changer le cours des choses.
C'est le pire des sentiments car en plus il éprouve notre résistance à la lutte. Il nous soumet à la tentation du renoncement.
Je ne sais pas, Jessie, si on vient ici "pour rire" (je crois qu'on s'y retrouve pour des raisons très diverses) mais tu as raison, il y a de ça quand même : on y vient globalement pour "positiver".
Mais les peines font aussi partie de la vie et on ne peut pas les ignorer. Le seul choix qu'il nous reste (et encore c'est facile à écrire) est celui de la façon de les vivre.
Il est naturel de les partager comme on partage aussi les joies. Les humains se rassemblent pour célébrer les départs, les unions, les arrivées. Et puisque comme dit une chanson le plus malheureux est celui qui reste, il est normal qu'il cherche un peu de soutien à l'instant d'un départ.
Reçois notre soutien, nos pensées, et garde cette envie d'avancer et de sourire malgré tout.
Nous sommes ce que nous absorbons. Il est nécessaire, vital, de s'ouvrir à ce qui nous fait du bien. Pas la peine de lutter contre la tristesse. Il faut juste cultiver ce qui peut rendre un peu de joie ou d'espoir. Même quand c'est difficile.
Surtout ... quand c'est difficile.
Il faut vivre nos peines et nos moments de deuil.
Et puis il faut tourner les yeux vers autre chose. Pas pour fuir, pas pour couper le fil, pas pour ne plus voir. Mais pour tisser un nouveau lien, regarder autre chose. Car il y a aussi autre chose.
Tu sais ça bien mieux que moi et tu apportes ta pierre à l'édifice par des actes au quotidien, une écoute attentive de l'autre qui te rend toi aussi plus forte, Jessie. Merci.
...
Une pensée pour Jimmy, qui s'en retourne vers la source, quelques semaines après moOus vers la sienne. J'ai une idée assez précise de ce que vous pouvez ressentir l'un et l'autre et je suis sincèrement heureux pour vous. Merci à vous deux aussi pour avoir partagé l'émotion légitime.
Je dis "émotion". C'est un mot qui parfois fait peur. Mais je crois que c'est l'essentiel de la vie. Il y en a de toutes natures, des émotions. Elles sont comme les petits cailloux blancs du petit Poucet. Finalement, au bout du chemin, c'est ce qu'il nous restera de mémoire.
Ce moment que je vis un peu en exil - le mot est fort, disons en retrait - je l'utilise à mettre de l'ordre. Les travaux du troisième album se poursuivent. Je me donne du temps pour mieux faire les choses.
Après réflexion, il m'est apparu que le meilleur moment pour le publier sera juste avant les fêtes de fin d'année. Il n'y a pas de date événement avant Noël, et il ne faut rien négliger. Une sortie bien pensée pourra le booster un peu, et ce temps supplémentaire me permettra de mieux faire les choses.
Mais je passerai toujours ici, de temps en temps, en attendant d'être à nouveau plus disponible.
Je suis assez fier de notre point de rencontre, de cet endroit que vous m'aidez à garder vivant.
C'est pas du tout facile. Même les plus belles fleurs meurent vite si on les arrose moins souvent. Mais ici il y a presque autant de jardiniers que de visiteurs ... Merci pour ça aussi.
Bonne journée à tous, bon voyage à Jimmy.
Nous, on tâchera de profiter du soleil d'ici ... qui fait un passage qu'on espère pas trop furtif.
A bientôt,
Arawak
Publié par Arawak à 07:05:02 dans EDITORIAL | Commentaires (76) | Permaliens
Merci pour les commentaires, encouragements et autres clins d'œil laissés sur le billet précédent ... Je ne passe plus très souvent ici mais tout ce qui est là n'est pas perdu. Pas de longues phrases aujourd'hui. Je fais ma petite cuisine dans mon coin avec l'objectif d'en faire un jour de la grande cuisine. Ce qui est du domaine de la passion ne se discute pas.
Les journées sont toujours trop courtes. C'est pourquoi il fallait ce vrai break. Il durera le temps qu'il faut. Pas de pression, comme dit Canelle ... Pas plus, en tout cas, que celle que je me mets tout seul. J'ai pris ce chemin aussi pour être libre. Mais la liberté (qui n'est que le désir de liberté) ne dispense pas des contacts. Au contraire, elle permet de les choisir.
Il faut être "présent" quand on veut se faire connaître.
Le concours umour.com (◄ clic) est de ce point de vue un moyen comme un autre. Le thème de ce mois est "Le camping". (Merci Mamiekéké, et bonnes vacances !)
J'y participe donc de nouveau. Pour plusieurs raisons. Etre "présent", donc ... donner la réplique aux collègues qui s'affichent, traitent le sujet à leur façon ... rendre hommage à ce site (umour.com) qui croit en l'humour, au dessin d'humour, encourage les "marginaux" du genre (c'est rare) ... sortir un peu du sujet qui m'occupe désormais à plein temps ... vous faire un petit coucou ...
Merci à tous ...
@ bientôt !
Arawak
PS : le dessin visible sur umour.com est plus grand, il a fallu que je recadre celui-ci pour les besoins de ce blog qui m'offre moins d'espace.
Publié par Arawak à 10:45:33 dans EDITORIAL | Commentaires (88) | Permaliens
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