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FAITES L'HUMOUR | 26 mars 2007
L'affiche de l'ami Tym! Pour le Printemps de Faumont (59)
auquel j'aurai le plaisir de participer le week-end prochain
pour la 3ème année consécutive.
L'humour est une arme et nous sommes en guerre.
Une arme d'attaque parfois, lorsqu'il s'agit de faire passer des idées qui autrement seraient rejetées.
Parce que c'est comme ça. Ceux qui ont le plus besoin de recevoir des messages sont aussi ceux qui les refusent. Inutile d'essayer de leur imposer. Il est mieux de leur proposer, de suggérer.
Alors, il arrive qu'ils acceptent de les recevoir. Simplement parce qu'ils auront souri, baissé la garde, laissé l'ouverture par laquelle pourra entrer un peu de lumière. Simplement parce que la décision sera venue d'eux-mêmes. Alors on verra qu'ils ne manquaient pas d'intelligence. Qu'ils avaient seulement, par défense, fermé leur porte à la raison, à l'écoute, à l'amour.
Une arme de défense souvent, pour mieux passer soi même à travers certaines turbulences de la vie. Parce qu'il faut bien le dire, on n'a pas toujours le cœur à sourire. Il faut se forcer un peu.
Dans nos propres vies les combats ne manquent pas. La maladie frappe sans distinction et nous soumet à des épreuves que nous ne surmontons qu'au prix d'efforts intenses et soutenus. Les dangers guettent nos proches, nos enfants et nous forcent à une vigilance de chaque instant.
L'information nous renvoie des images de misère qui sont la réalité d'autres humains. L'Afrique meurt de l'indifférence du monde dans une horreur indicible. Nos pays voient s'agrandir le fossé entre ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien.
Il n'est pas facile de lutter contre ça. Car la compétition est dans la nature. Il est illusoire de rêver d'un monde où l'on partagerait tout équitablement. Comme il est illusoire de croire en une société sans règles où tous les coups seraient permis. L'histoire a montré et nous montre encore que tout est affaire de dosage. De subtilité. Comment permettre le progrès et la compétition tout en plaçant les garde-fous sans lesquels tout explose ou tout implose ... voilà le vrai défi des politiques.
Créer les conditions pour que dans une relative liberté chacun puisse, peu ou prou, faire son propre chemin sans pour cela écraser son voisin. Même pas par une sorte d'idéologie sentimentaliste, mais au nom de la simple logique qui veut qu'à force de frapper dans un sens, ça finit toujours par te revenir dans la gueule, d'une façon ou d'une autre.
Je n'ai pas de pouvoir politique mais j'ai comme chacun de nous le pouvoir de dire. De suggérer, d'apporter quelque chose à ma façon. C'est ce que je fais ici et dans les bouquins que j'écris. Proposer un regard personnel sur les choses, recueillir d'autres avis et m'en enrichir aussi. On apprend de tout échange et ce blog est un point de rencontre.
Je ne veux pas être trop long, ni faire de cet endroit le théâtre de débats trop " sérieux ". Depuis peu, le rythme de publication est devenu hebdomadaire pour la raison que vous savez. Cela nous laisse aussi à tous le temps de lire et d'écrire. Vous prenez une part active à cet échange et je vous en sais gré.
J'ai l'intention de persévérer dans ce projet ambitieux qui consiste à " exister " en dehors des " circuits officiels " de l'édition et de la diffusion. Parce que j'aime à penser, comme l'a dit quelqu'un avant moi, que c'est la marge qui tient la page.
Vos encouragements de toute nature renforcent mon désir, me donnent raison d'avoir envie.
Ce qui détermine l'issue de nos combats, c'est l'attitude. L'attitude mentale. La force de l'envie de montrer, la force de l'envie de vivre.
C'est donc ce sur quoi il faut veiller comme nos lointains ancêtres veillaient sur le feu ...
Gardons l'humour, gardons l'amour.
Merci à vous.
Publié par Arawak à 05:33:11 dans EDITORIAL
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